par Pierrick Rakotoniaina

Essai Mercedes Classe C 220d de 200 ch

La sixième génération de Mercedes Classe C débarque sur le marché. La descendante de la première 190 a la dure mission de prendre la suite d’une lignée, dont le succès ne se dément pas. Nous l’avons essayée sur les routes du sud-ouest de la France.

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Design inspiré de la Classe S

La Mercedes Classe C n’a pas besoin de trop en faire pour convaincre. Son design garde un certain classicisme, qui lui permet de traverser les années sans prendre un méchant coup de vieux au premier restylage. Le dessin de la nouvelle génération s’éloigne de la précédente, mais se rapproche de celui du vaisseau amiral, la Classe S. La grande sœur garde la sempiternelle calandre si charismatique, mais la petite nouvelle reprend ses yeux. Le pack AMG Line marie habilement l’élégance et cette touche de sportivité bienvenue.

Le profil assez classique rappelle d’autres productions présentes au catalogue. L’arrière marque aussi le lien de parenté avec d’autres modèles de la maison. Il ne faut pas compter sur la Classe C pour se distinguer nettement des autres berlines de Stuttgart. Notre modèle en gris sélénite mat lui donne un air un peu plus inquiétant, qui booste sa personnalité. Elle partage certains éléments de design avec la Classe S, mais il paraît peu probable de la confondre avec cette dernière pour autant. Elle a grandi, pour atteindre les 4,79 mètres.

Planche de bord très inspirée de la Classe S

À l’intérieur, le lien est en revanche beaucoup plus marqué avec la légendaire berline. Les chauffeurs VTC vont l’adorer ! Ses passagers également, avec un empattement qui progresse, sans pour autant offrir plus de place. L’habitabilité était déjà plutôt bonne. Pour le reste, on peut parler d’une véritable révolution, au point même de commencer à faire un peu d’ombre à la Classe E. La technologie flirte ici avec le luxe. Derrière le volant, un très large écran de 12,3 pouces. Sur la console, trône une des plus grandes dalles tactiles du marché de 11,9 pouces orientée vers le conducteur. Il n’y a pas grand-chose à dire sur la finition exemplaire.

Il en va de même pour les équipements dernier cri. Cette Mercedes Classe C embarque ainsi la version la plus récente de son MBUX, aussi rapide que les tablettes haut de gamme. Il permet une personnalisation de tous les réglages, pour plusieurs conducteurs. Il suffit alors de passer son doigt sur le lecteur d’empreinte, et rétroviseurs, éclairage, applications etc se mettent à votre gout. On peut commander ce véritable ordinateur directement depuis le joli volant ou par la voix pour la plupart des fonctions de confort. « Hey Mercedes ! Que pensez-vous d’Audi ? ». Réponse de la voiture : « La même chose que vous apparemment. » L’humour est de série. Massage, parfum d’ambiance… on peut aussi activer un programme pour se donner un coup de fouet ou se détendre.

Un bon moteur Diesel

La Mercedes Classe C vient rappeler qu’un moteur Diesel a encore de l’avenir pour un usage notamment professionnel, et les liaisons au long cours. Toutefois, le constructeur ne met pas de côté l’électrification, comme le reste de la nouvelle gamme. La boite automatique à 9 rapports (rien que ça !) intègre un alterno-démarreur 48 volts. Il lisse parfaitement tous les arrêts et redémarrages du moteur, sans faire tout trembler à bord. Il offre même un petit boost de 20 chevaux supplémentaires dans certaines phases énergivores. Diesel certes, mais silencieux. Mercedes a travaillé son insonorisation, au point de ne pas détecter le type de carburant, si l’on n’a pas affiché un indice comme le compte-tours.

En outre, il offre des performances de bon aloi. Ses 200 chevaux assurent un 0 à 100 km/h en 7,3 secondes et une vitesse de pointe de 245 km/h. Il y a bien sûr plus impressionnant, mais son peps dès les bas régimes donne un sentiment de haute réactivité et donc d’une certaine façon de sportivité. Au chapitre des consommations, cette lourde berline fait fort, avec un chiffre tout juste en dessous des 7 litres, alors que l’on ne l’a pas du tout ménagée. À allure stabilisée ou même en ville, elle naviguait plutôt dans les 5 litres. Une prouesse, face à même certaines compactes bien plus légères et moins puissantes, qui font à peine mieux que cette berline de référence.

Le meilleur de la berline routière moderne

Son architecture de propulsion participe au plaisir de conduite. Non, on n’a pas drifté dans les virages. Son comportement sur les routes sinueuses et vallonnées de notre parcours nous a permis de profiter d’une précision agréable. On peut véritablement prendre du plaisir à son volant, sans vraiment devoir se soucier de ce qui se passe sous les roues. L’électronique aide, mais veille aussi à ce que tout se passe bien pour le conducteur, peu importe son attitude. Ce dynamisme, on le doit aussi à la suspension raffermie qui va de pair avec notre finition AMG Line, et les jolies jantes de 19 de notre modèle d’essai. Son agilité pourra d’ailleurs être encore améliorée, avec les roues arrière directrices dont on ne disposait pas.

Cependant il y a un revers, et pas des moindres. Cela altère nettement le confort. Rien de rédibitoire, pour les habitués du moelleux « à l’allemande ». Mais que l’on se rassure, il existe suffisamment de configurations possibles, pour ne pas en arriver à cet extrême. Les innombrables assistances de très haut niveau rendent la vie facile pour voyager. Pour notre part, notre gourmandise nous rend assez impatients. Cet avant-gout nous donne envie de nous projeter quelques mois en avant, pour prendre le volant de la future déclinaison AMG. Nous savons déjà qu’elle sera dotée d’un 4 cylindres. Ne sortez pas les mouchoirs tout de suite, nous jugerons sur pièce. Et puis une version hybride rechargeable, à l’autonomie électrique impressionnante de 100 km, va prochainement compléter la gamme.

Dès 49 550 €

Non non, cette Mercedes n’a pas vocation à être spécialement bon marché. Ce n’est pas le genre de la maison. Comptez au moins 49 550 € pour l’actuelle « entrée de gamme » essence, déjà assez bien équipée. 55 900 € sans les options pour notre version C220d en finition AMG Line. En ajoutant tout ce qui va bien, on dépasse allègrement les 70 000 €.

Photos de notre modèle d’essai : Adrien Cortesi pour Mercedes-Benz France

+ON AIME

  •  Look classique
  • Equipements technologiques
  • Agrément de conduite

-ON AIME MOINS

  •  Tarifs élevés
  • Amortissement ferme en AMG Line
  • Prix des options

Mercedes Classe C 220d
Prix (à partir de)49 550 €
Prix du modèle essayé70 100 €
Bonus / Malus0 à +400 €
Moteur
Type et implantation4 cylindres en ligne - Injection directe turbo Diesel + mild hybrid 48V
Cylindrée (cm3) 1 993
Puissance (ch/kW)200 / 147
Couple (Nm) 440
Transmission
Roues motrices ar.
Boîte de vitessesauto. à 9 rapports
Châssis
Freinsà disques
Jantes et pneus 225/40 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h)245
0 à 100 km/h (s) 7,3
Consommation
Cycle mixte (l/100 km)4,9 à 5,6
CO2 (g/km)130 à 148
Dimensions
Longueur (m)4,79
Largeur (m) 1,82
Hauteur (m) 1,44
Empattement (mm) 2,87
Volume de coffre (l)455
Poids (kg) 1 755

Pour résumer

La sixième génération de Mercedes Classe C débarque sur le marché. La descendante de la première 190 a la dure mission de prendre la suite d’une lignée, dont le succès ne se dément pas. Nous l’avons essayée sur les routes du sud-ouest de la France.

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