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par Pierrick Rakotoniaina

Essai Renault Scenic de 220 ch

Renault lance une nouvelle interprétation du Scenic qui s’éloigne des générations précédentes. Il devient SUV et exclusivement électrique pour séduire les familles qui hésiteraient à laisser tomber les motorisations hybrides ou 100% thermiques comme on peut le voir ailleurs. Mission réussie? On vous donne quelques indices.

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De monospace à SUV

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Les poignées sont rétractables

Avec le nouveau Scenic, Renault respecte sa feuille de route tournée vers l’électrique. Celui qui fut longtemps un spécialiste du monospace troque cette carrosserie de la génération précédente, pour celle d’un SUV de 4,47 m. En passant, il s’inscrit dans le mouvement de design actuellement en vogue chez le Losange. Sa face avant distinctive reprend les DRL façon Clio, avec une calandre travaillée mettant en valeur le logo entourée de feux fins. 

Le profil aux arêtes plutôt saillantes guide vers un arrière proche en personnalité du futur Rafale que nous essaierons dans quelques mois. Il a de l’allure, tout en gardant un classicisme qui l’éloigne d’un Peugeot 3008 qui se fait remarquer avec un design presque clivant. Les grandes jantes ont beaucoup de style, et semblent avoir été piquées à un concept-car de salon. Certains détails trahissent la recherche d’une aéro léchée, comme en témoigne le bouclier arrière aux bords aplatis.

Technologique et spacieux

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A bord, nous retrouvons l’ambiance que l’on a connue avec la Mégane E-Tech. L’instrumentation se compose d’un écran horizontal derrière le volant, et d’un verticale pour la gestion de toutes les fonctions. L’agencement simple des commandes rend la vie plutôt facile, même si l’on aurait par exemple préféré une molette physique pour la gestion du volume de la radio. Prises USB-C, chargeur à induction, applications dédiées à la conduite et au confort… vous découvrirez chaque jour une nouvelle fonction. 

 

Pas de cuir, mais des matériaux recyclés. Comme souvent, on s’interroge toutefois sur la tenue dans le temps de ces nouveaux revêtements encore peu répandus. A l’arrière, le plancher plat facilite la vie des passagers, sauf celle de l’occupant central. Le toit vitrée Solarbay parait indispensable pour renforcer l’impression d’espace. De prime abord, il parait moins modulable, néanmoins l’accoudoir bien pensé reçoit de quoi disposer et recharger une tablette ou un smartphone. Le coffre (545 l à 1 670 l banquette rabattue) se charge malheureusement comme une caisse, avec un seuil assez haut.

Une consommation maîtrisée

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Le logo « Esprit Alpine » n’apparait que sur l’aile avant-gauche

Au moment de démarrer on se refamiliarise avec le sytème Google embarqué intégrant un planificateur permettant de ne pas se soucier de l’autonomie. Ses informations paraissent plutôt précises sur le moment et l’endroit où se recharger. Il faudra le reprendre plusieurs jours pour mieux juger son efficacité. Première action, désactiver en actionnant un bouton à gauche du volant, les ADAS aux signaux sonores parfois agaçants à la longue. Le moteur de 220 chevaux (sans matières rares) fait preuve d’un bon entrain (320 Nm de couple), ne faisant pas de sa réactivité et de ses reprises une question. 

 

Il surprend par une autonomie réelle qui place d’emblée le Scenic dans le haut du panier avec sa batterie de 87 kWh (60 kWh pour la plus petite). Le travail porté sur le poids (moins de 1 900 kg) avec l’utilisation d’aluminium ici et là, et sur l’aéro se ressent dans les chiffres. Notre moyenne sur notre parcours de 200 km s’est établie à 18,4 kWh aux 100 kilomètres, permettant de dépasser sans soucis les 450 bornes dans notre réalité avec beaucoup de montées (625 km WLTP). Sur un autre trajet un peu moins défavorable, elle était encore plus basse.

Une version grande autonomie déjà disponible

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On apprécie la gestion à 4 niveaux de la force de la régénération dans tous les modes de conduite, que l’on commande via des palettes au volant. En revanche on se sent un peu moins à l’aise avec la pédale de frein assez molle à l’attaque, augurant parfois un à-coup désagréable au moment où les plaquettes mordent les disques. On finit toutefois par s’y faire au fil du temps, même si cela réclame un peu de « doigté ». 

 

Le silence à bord accompagne un sentiment de douceur, qui n’est absolument pas perturbé par des mouvements de caisse brutaux ou trop souples. Les suspensions plutôt progressives encaissent bien les irrégularités du bitume. Le Scenic fait preuve d’une bonne agilité, que ce soit sur les routes ou dans les rues. Cette familiale électrique se révèle être l’unes des meilleures routières de sa catégorie. Cette version grande autonomie met déjà la pression à la Peugeot e-3008 qui arrivera plus tard.

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Pour résumer

Côté recharge, pas d’architecture 800V. La puissance maxi admissible ne dépasse pas les 150 kW sur les bornes adaptées. Une petite astuce commerciale permet à Renault de garder toutes les versions éligibles au bonus de 4 000 € avec des packs d’options. Notre version d’essai Esprit Alpine avec la grosse batterie se place tout juste en-dessous des 47 000 €. L’entrée de gamme démarre à 39 990 €. Il sortira des chaines du pole industriel « Electricity » dans les Hauts-de-France.

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