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Essai Audi A8
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par Pierrick Rakotoniaina

Essai Audi A8 TFSi-e 60 de 462 ch [VIDEO]

[Mise à jour] Retrouvez maintenant notre essai en vidéo de l’Audi A8. Le modèle passe par la case restylage en 2022, non sans quelques mises à jour techniques et technologiques. Ce vaisseau amiral sert de vitrine et de concurrent de choix à l’épouvantail Mercedes Classe S. Nous en avons pris le volant sur les routes de l’arrière-pays madrilène.

VIDEO : Essai Audi A8 60 TFSI e 462 ch BVA8 AWD
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Juste quelques retouches

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Credit Photo - Thibaud Chevalier pour Audi France

La constructeur le concède lui-même, il s’agit d’un restylage, il apparait donc normal que l’on n’assiste pas à une révolution en termes de design. Néanmoins les plus observateurs remarqueront une calandre Single Frame encore plus éclatante avec des éléments chromés flottants. Audi n’entendait pas prendre de risques, pour ce modèle qui s’est vendu à 75 exemplaires l’an passé. Le profil reste inchangé. 

Les changements sont également minimes à l’exception des feux arrière à technologie OLED plus visibles, dont on peut également choisir le dessin. Ils répondent en quelque sorte, aux phares avant HD Matrix Led, qui permettent de projeter des motifs sur la route, ou d’afficher une cinématique d’accueil. Cet équipement aura une véritable utilité quand la législation l’autorisera à des fins de signalisation routière horizontale.

Vitrine technologique

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Credit Photo - Thibaud Chevalier pour Audi France

La vie à bord évolue peu, avec une présentation toujours aussi clinique. Les aérateurs qui s’ouvrent à l’activation de la climatisation, ça fait toujours son petit effet. Le règne des écrans a toujours cours dans cette Audi A8. Il y a désormais plus de boutons sur le volant, que partout ailleurs dans la voiture. L’équipement s’avère évidemment complet, même s’il faut prendre le temps de bien comprendre comment naviguer dans les menus. 

Evidemment, on ne peut que vous conseiller de passer du temps à l’arrière d’une A8, plutôt qu’à la place du chauffeur. Dans la version classique, l’on dispose déjà d’un assez bon espace aux jambes. Mais cela prend une toute autre dimension en version limousine, surtout avec les sièges aviation, ventilés et massants (même les pieds). La sono évidemment dépasse l’entendement, alors que l’on peut tout afficher sur les écrans accrochés aux appui-têtes. On pilote la navigation dans les menus depuis une tablette tactile dans l’accoudoir.

Pas mal à la place du chauffeur

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Credit Photo - Thibaud Chevalier pour Audi France

Retournons maintenant à la place du conducteur. Sous le capot une motorisation hybride de 462 chevaux, constituée d’un V6 essence et d’une machine électrique. Cette dernière assure une autonomie dans notre réalité proche des 50 kilomètres sur un parcours mixte. La possibilité d’atteindre les 130 km/h est réelle, même si peu utile. Le reste du temps, elle gère toute seule et dans l’indifférence  générale les passages entre phases thermiques et électriques. Il faut parfois regarder l’animation sur l’écran pour s’en rendre compte.

Quand on se trouve seul au volant, sauf si l’occupant arrière se montre conciliant, on peut profiter de la puissance confortable permettant de doubler sans difficultés. On aurait juste préféré la noblesse d’un V8, mais Audi a su perfectionner la bi-motorisation pour la rendre très fluide. En mode hybride avec la batterie chargée, sur notre itinéraire assez vallonné, la consommation minimale tournait autour de 7 litres. Elle a dépassé les 9 une fois les accu vides. Ce qui parait assez  remarquable au regard du poids conséquent (2 400 kg).

Mais on préfère être à l’arrière

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Credit Photo - Thibaud Chevalier pour Audi France

En outre, en augmentant le rythme, on constate une agilité surprenante grâce notamment aux roues arrière directrices. Elles n’atteignent pas l’impressionnant angle de celles de la Mercedes Classe S. Néanmoins l’Audi A8 donne le sentiment de conduire une voiture bien plus courte qu’il n’y parait. Une sportive ne se cache tout de même pas derrière les traits de cette berline de luxe. Ce n’est de toute façon pas vraiment sa vocation. 

On préfère très nettement le confort des places arrière, qui n’ont rien à envier à qui que ce soit. Le coussin sur l’appui-tête renforce clairement la sensation de bien-être à bord. On peut se mettre dans une véritable bulle si l’on s’équipe en plus du casque audio, pour se laisser aller à une petite sieste le temps d’un trajet. De ce point de vue-là, l’Audi A8 sauce 2022 tient largement la comparaison face à ses meilleures concurrentes.

On aime:
  • Technologies
  • Confort
  • Agrément de conduite
On aime moins:
  • Retouches timides
  • Liste des options
  • Temps d’adaptation gestion menus

 

Pour résumer

L’Audi A8 a forte à faire face à une concurrence qui essaie de s’accrocher au leader incontesté (objectif: 100 ventes en 2022), la Mercedes Classe S d’une génération plus récente. Comptez au moins 140 000 euros pour notre exemplaire d’essai (gamme dès 99 000 €). Néanmoins le tarif à ce niveau n’a rien de déterminant. Les sociétés qui achètent en très large majorité ces limousines, trouveront dans l’A8 tout ce dont ils ont besoin. Mais pour combien de temps? L’EQS et la nouvelle i7 annonce déjà un futur tout électrique. Le concept Grand Sphere ne semble pas prévoir l’inverse.

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