par Elisabeth Studer

Affaire Ghosn : Nissan exhorte le tribunal à la clémence

Où l’on reparle de l’affaire Ghosn. Un avocat de Nissan a demandé mercredi à un tribunal de Tokyo de faire preuve de clémence face à d’éventuelles condamnations de l'entreprise, accusée d’avoir permis au président déchu, Carlos Ghosn, de cacher des revenus aux autorités japonaises.

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Nissan jugé aux côtes de Greg Kelly

Nissan, qui a déjà plaidé coupable, est jugé aux côtés de l'ancien dirigeant Greg Kelly, qui a nié les accusations selon lesquelles il aurait aidé son ancien patron à cacher 9,3 milliards de yens (81,8 millions de dollars) de revenus de Ghosn sur huit ans grâce à des paiements différés.

Les procureurs demandent une amende de 200 millions de yens pour le constructeur automobile et une peine de deux ans de prison pour Kelly, pour avoir enfreint la réglementation introduite en 2010 qui obligeait les dirigeants d'entreprise gagnant plus d'un milliard de yens par an à divulguer leur rémunération.

Nissan n’aurait pas bénéficié des agissements de Ghosn, bien au contraire

Dans ses déclarations finales au tribunal, l'avocat de Nissan a déclaré que la société avait déjà vu sa réputation entachée par les accusations et n'avait pas bénéficié des agissements présumées de Ghosn. Laissant ainsi entendre que la pire des peines n’était pas forcément financière …

L'avocat a ajouté que le constructeur automobile encourait déjà des amendes de la part des régulateurs financiers japonais et avait renforcé sa gouvernance d'entreprise pour se prémunir contre de nouvelles violations.

Pas d’accord ou de complot pour différer la rémunération de Ghosn selon Kelly and Co

L'équipe juridique de Kelly a soumis un document de 497 pages affirmant que les mails et les documents présentés comme preuves au cours du procès ne montraient pas qu'il y avait eu un complot ou un accord pour différer la rémunération de Ghosn.

"Il n'y a eu aucun crime. Carlos Ghosn n'a jamais payé quoi que ce soit. Et il n'y a pas eu d'accord exécutoire", a déclaré aux journalistes Greg Kelly, qui est au Japon depuis trois ans depuis son arrestation et sa libération sous caution. « De nombreux cadres supérieurs craignaient que nous ne le retenions pas. »

Décision en 2022

Une décision dans cette affaire est attendue l'année prochaine. Reste que le taux de condamnation au Japon est d'environ 99 % …

Ghosn et Kelly se disent quant à eux tous deux victimes d'un coup monté d'anciens collègues craignant que Ghosn ne réussisse à opérer une fusion entre Nissan et Renault, son principal actionnaire.

Notre avis, par leblogauto.com

S’il est vrai que Nissan a d’ores et déjà grandement pâti des conséquences de l’affaire – son image étant largement écornée et l’éviction de Ghosn n’étant pas propice à la paix des ménages en interne - il n’en demeure pas moins que la ficelle est un peu grosse …

Difficile d’imaginer que le constructeur japonais n’ait rien à se reprocher dans l’affaire.

Sources : Reuters

Pour résumer

Où l’on reparle de l’affaire Ghosn. Un avocat de Nissan a demandé mercredi à un tribunal de Tokyo de faire preuve de clémence face à d’éventuelles condamnations de l'entreprise, accusée d’avoir permis au président déchu, Carlos Ghosn, de cacher des revenus aux autorités japonaises.

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