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par Nicolas Anderbegani
Massacre à la scie sauteuse

Erreerre dévoile son terrible "restomod" Alfa Romeo Giulia

Mamma mia, qu'est-ce qu'il leur prend ?

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Après le modèle 0 en 2022, la version de série

Après un premier modèle présenté en 2022, qui a avait nécessité 5000 heures de travail artisanal, la société Erreerrefuoriserie présente la version finale de production de l'Erre Fuoriserie Giulia Quadrifoglio, qui sera limitée à 33 unités, tiens donc, comme la Nuova 33 Stradale présentée début septembre par le marque. On rappelle que ce projet inverse le concept du restomod, puisque l’on part d’un modèle moderne, en l’occurrence la Giulia QV actuelle pour la relooker à la façon de la Giulia de 1962.

Pour suivre la carrosserie plus rigide, la mécanique automobile donneuse a été révisée et mise à jour, avec suspensions Bilstein, des freins en céramique Brembo 390 et 360 mm et des jantes en alliage conçues évoquant les roues en magnésium des années 60, chaussées sur du 245/35/19 avant et 285/30/19 Pirelli arrière. L'esprit rétro était également entretenu dans la transmission, avec la boîte manuelle qui doit dompter la puissance revue à 562CV du V6 2.9 Biturbo (510 CV d'origine).

L'avant rend bien hommage, mais le reste est hideux

Parlons un peu de ce qui fâche, le look pardi ! L’avant évoque clairement la Giulia Ti de 1962 avec les doubles optiques ronds de taille différente et un Scudetto plus petit que sur les Alfa Romeo actuelles. Le Scudetto est cependant rempli en partie par une pièce métallique, qui forme une ouverture en V en son intérieur. La calandre est maillée en finition alu, de même que la partie basse du bouclier qui se dote de deux ouvertures arrondies avec la même garniture. Les roues respectent la tradition avec les fameuses ouvertures à trous.

C’est à partir du profil que ça se gâte, où l’on ne reconnaît que la forme des vitres de l’actuelle Giulia. Les passages de roues sont élargis avec des éléments de carrosseries enveloppants qui alourdissent considérablement la ligne. La découpe de l’arche de roue arrière est même tronquée sur sa partie supérieure, renforçant encore la lourdeur des ailes. Si l’on remarque un béquet de toit à double ouverture, que l’on retrouve sur certaines sportives modernes, la partie arrière fait assez peur…Certes, il y a une une tradition chez Alfa de poupes relevées et assez carrées, comme sur les 75 et 155, mais là, on s’approche plus d’un tuning de Tatra ou d’une quelconque berline soviétique, avec ces hideux double feux arrondis enchâssés dans un bloc gris. Oui, l’effet « rétro » se voit très bien dans les poignées, la trappe à carburant ou la texture de la calandre, mais le résultat n’est pas très heureux !

L’intérieur conserve le design de la Giulia moderne, mais l’habillage dans les tons beige et cuir marron donne à aussi un effet rétro plutôt réussi. On remarque surtout la présence d’une boîte manuelle. « Avec cette voiture, nous voulions créer quelque chose d'unique, résistant aux passionnés les plus ardents et aux nostalgiques. Une voiture qui fait que l'heureux propriétaire se démarque tous les jours, bénéficiant d'une sécurité moderne. Ce résultat n'a été possible que grâce à passion de notre équipe. C'est notre premier, et ce ne sera certainement pas le dernier. " Pas sûr que les alfistes se réjouissent…

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Pour résumer

La passion Alfa Romeo, c'est très bien, mais parfois, il faudrait éviter de s'imaginer designer et concepteur. La Giulia "rétro" imaginée par Erre Erre est assez délicate à regarder, surtout de profil et de vue arrière, qui rappelle plus du mauvais tuning qu'autre chose.

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