par Elisabeth Studer

Chine : le marché auto va s’ouvrir aux investisseurs

Le marché automobile chinois va s'ouvrir davantage aux investissements étrangers alors que de nouvelles règles devraient entrer en vigueur en janvier. Une ouverture qui voit le jour alors que depuis plus de deux décennies, la Chine a imposé des restrictions strictes sur les ratios de parts des coentreprises chinoises et étrangères dans le secteur automobile.

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La Chine réduit les restrictions sur les investissements étrangers

Dans quelques jours, le plus grand marché automobile mondial sera davantage ouvert aux investissements étrangers. En effet, le 27 décembre, la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC) de Chine a publié la nouvelle version de sa liste d’exclusion pour les investissements étrangers. Cette dernière mentionne que les restrictions antérieures - relatives à la propriété étrangère dans les projets de fabrication de voitures particulières et concernant également le nombre de coentreprises en Chine - sera supprimé.

Une décision que le gouvernement chinois a déjà annoncée précédemment en vue d’ouvrir davantage le marché local.

Un vent d’ouverture depuis 2018

Le 28 juin 2018, la NDRC et le ministère chinois du Commerce ont publié une liste de restrictions en matière d'investissements étrangers indiquant que l'industrie automobile chinoise serait ouverte par segmentation de marché via une période de transition.

En 2018, les restrictions sur le ratio de participation étrangère sur les véhicules à usage particulier et les véhicules à énergies nouvelles ont été levées. En 2020, les restrictions sur le ratio de participation étrangère sur les véhicules utilitaires ont pris fin.

2022 : levée des restrictions concernant les voitures particulières

En 2022, la restriction aux investissements étrangers dans les voitures particulières sera levée. La restriction précédente selon laquelle le même investisseur étranger ne peut établir au maximum en Chine que deux coentreprises pour produire des produits automobiles similaires sera également levée.

Des restrictions strictes depuis plus de 20 ans

Pendant plus de deux décennies, la Chine a imposé des restrictions strictes sur les ratios de participation des coentreprises.

Les premières joint-ventures du secteur automobile chinois - dont Beijing Jeep et SAIC Volkswagen - ont été créées entre 1984 et 1985.

En 1994, la Chine a publié des règlements exigeant que les capitaux étrangers ne détiennent pas plus de 50 % des actions de ses coentreprises nationales.

Après que l’Empire du Milieu a annoncé en 2018 qu'il ouvrirait davantage son marché automobile, Tesla est devenue le premier constructeur à construire une usine en propriété exclusive en Chine.

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Le montant de l'actionnariat détermine le poids des différents partenaires au sein des coentreprises. Avec les nouvelles règles en vigueur, les constructeurs automobiles étrangers implantés en Chine devront décider de maintenir le statu quo ou d'étendre leurs participations dans leurs joint-ventures.

Cui Dongshu, secrétaire général de l'Association chinoise des voitures de tourisme, a déclaré pour sa part qu'il serait raisonnable que l'une des parties se retire de certaines des coentreprises après la levée des restrictions.

La faible compétitivité des produits des coentreprises et l'introduction lente de nouvelles technologies ont entraîné de sérieuses pertes de bénéfices dans le contexte de pénurie de puces cette année, a-t-il ajouté.

C’est dans un tel contexte que Daimler et son partenaire chinois BYD ont signé un accord de transfert de capitaux propres pour réaligner la configuration structurelle de leur coentreprise Shenzhen Denza New Energy Automotive (Denza). Daimler et BYD ont ainsi convenu de modifier la structure de propriété de leur coentreprise Shenzhen Denza New Technology. Suite au transfert de capital, Daimler détiendra une participation de 10 % et BYD détiendra une participation de 90 %. Daimler n’en sera qu’un actionnaire et ne participera plus au développement et à la production de voitures.

Daimler et BYD sont des partenaires de longue date sur le marché chinois. En 2010, les deux constructeurs ont signé un contrat pour créer une coentreprise de recherche et de technologie 50:50 BYD Daimler New Technology (BDNT) dans le but de développer et de produire des NEV en Chine et pour la Chine.

Sources : CNevPost, Daimler

Pour résumer

Le marché automobile chinois va s'ouvrir davantage aux investissements étrangers alors que de nouvelles règles devraient entrer en vigueur en janvier. Une ouverture qui voit le jour alors que depuis plus de deux décennies, la Chine a imposé des restrictions strictes sur les ratios de parts des coentreprises chinoises et étrangères dans le secteur automobile.

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