par Elisabeth Studer

Prix des carburants : blocage des dépôts de Brest/Lorient

Les dépôts de hausse des prix et l'absence de mesures gouvernementales, les taxes étant pointées du doigt.

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Les dépôts de carburants pétroliers de Lorient et Brest étaient bloqués mardi par des transporteurs, des agriculteurs ou encore des pêcheurs. Objectif : dénoncer la hausse des prix et l'absence de mesures gouvernementales, les taxes étant pointées du doigt.

Prix des carburants : les Bretons haussent le ton

À Brest, environ 200 personnes, dont une centaine de pêcheurs, étaient présentes devant le dépôt et une quarantaine d'engins (camions, tracteurs) étant garés aux abords, empêchant la sortie des camions. Des palettes et des troncs de bois brûlant devant le site.

"On commence à hausser le ton et ça va aller de plus en plus si on n'est pas écoutés et qu'on n'a pas des mesures rapides et d'urgence", a indiqué Sébastien Le Prince, patron-pêcheur de Loctudy, dans le sud du Finistère. Selon lui, dans ce département, les bateaux de pêche du Guilvinec, premier port de pêche artisanale de France, de Saint-Guénolé et de Loctudy étaient tous "à l'arrêt" mardi.

Un des problèmes majeurs : l’impossibilité de répercuter la hausse du carburant sur la marchandise ou le service vendu.

"On va rester ici jusqu'à ce que l'on soit entendus", a affirmé François Calvez, président de la branche finistérienne de la Confédération nationale des artisans des travaux publics et du paysage (CNATP). "On perd tous de l'argent à aller au boulot", a-t-il déclaré.

Blocage également dans le Morbihan

Dans le Morbihan, à Lorient, un blocage a été mis en œuvre par les transporteurs, les pêcheurs, les travaux publics, les agriculteurs", selon Marc Lhonoré, directeur du dépôt pétrolier. Sans pouvoir dire quand le mouvement pourrait prendre fin.

La préfecture du Morbihan a indiqué pour sa part que la situation était calme.

Sur place, Norbert Guillou, président de la branche du Morbihan de la CNATP, a indiqué qu'il y avait 200 personnes et une centaine de camions et véhicules. "Il y a des routiers, des taxis, des pêcheurs, des agriculteurs, des ambulanciers, des pêcheurs...Tous ceux qui utilisent du carburant", a-t-il énuméré.

Demande en faveur d’un gel des taxes

"On restera tant que le gouvernement n'aura pas pris la bonne décision et n'aura pas gelé les taxes. Car on a basculé en dessous du seuil de rentabilité, tout le monde travaille à perte. S'il faut rester dix jours, on restera dix jours", a par ailleurs indiqué Norbert Guillou.

A noter que ce dépôt à Lorient a été bloqué pendant 18 jours en 2018 et dix jours en 2019 pour demander le maintien du "Gazole non routier" (GNR) pour les professionnels.

Rassemblement devant la Préfecture de Rennes

Lundi après-midi, une quarantaine de transporteurs routiers s'étaient rassemblés devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine à Rennes, à l'appel de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), pour dénoncer la hausse du prix des carburants.

Certains transporteurs affirment qu’en absence de mesures prises rapidement, leur entreprise pourrait mettre la clé sous la porte d’ici 3 mois.

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Autre problématique majeure : l’impossibilité de répercuter l’ensemble de la hausse du prix du gasoil sur la production et les services.

Sources : AFP

Pour résumer

Les dépôts de hausse des prix et l'absence de mesures gouvernementales, les taxes étant pointées du doigt.

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