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F1 2020: Bahreïn GP aux pays des merveilles

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L’épisode arrive dans des circonstances particulières, en effet, j’ai reçu un appel d’Alice qui m’invita au pays des merveilles pour suivre le grand prix de Bahreïn, deuxième manche dans cette réalité. Plutôt que de longs discours incohérents, passons au samedi, le résultat des qualifications et le récit de la course du dimanche.

Le samedi

Un samedi assez banal, sous une nuit brûlante. En effet LH 44 signa une nouvelle pole position de façon autoritaire. Il a su pleinement profiter des conditions et de la piste pour signer une pole qui n’a rien d’une surprise pour le recordman de l’exercice.

Il s’élancera aux côtés d’un Vettel à l’aise puis de Leclerc. Au niveau des surprises, Gasly se plaça en Q3, ainsi que Grosjean. Cela se fit au détriment de la Renault du leader du championnat Ricciardo et de la Mclaren de Norris, bloqués en Q2.

La grille dans l’ordre: Hamilton, Vettel, Leclerc, Verstappen, Bottas, Albon, Ocon, Sainz, Gasly, Grosjean, Ricciardo, Perez, Stroll, Norris, Raikonnen, Magnussen, Russell, Kvyat, Giovinazzi, Latifi.

Dimanche, le départ

Un top 10 paré de rouges pour le premier relais. Les Racing Point Aston partent en mediums. Russell fait de même.

Les feux s’éteignent et les pilotes s’élancent! Hamilton décolle suivi dans ces échappements par un Vettel rouge fusée. Leclerc se rate quelque peu,  Verstappen fait mieux et le passe au premier virage. Le gros freinage du premier virage occasionne peu de dégats. Magnussen emprunte une trajectoire sinusoïdale de défense de position qui a pour conséquence des dégâts sur les monoplaces de Russell et Kvyat.

Tour 2-15

Hamilton et Vettel mènent la course. Vettel mettant une pression importante sur la Mercedes. Lewis en vieux briscard le maintient à une distance raisonnable grâce l’agilité de son modèle dans les courbes. Il n’empêche que ces rétros reflètent du rouge de la Ferrari.

Pour la dernière marche du podium, Max et Charles se suivent de très près. Ce dernier se faisant de plus en plus pressant. A l’entame du dixième tour, Charles se rapproche de la Red Bull dans la ligne droite des stands. Il réussit parfaitement son enchaînement des virages 1,2 et 3 pour entamer la seconde zone DRS en léchant les échappements de la Red Bull. Il s’écarte au freinage du 4 à l’intérieur malgré la défense en milieu de piste de son adversaire. A l’entame du virage, les deux monoplaces sont côte à côte lorsque un éclair traversa le regard du pilote Ferrai, générant un flashback. Ce dernier le ramena au Red Bull Ring lorsque la victoire lui fut arrachée. Retour à la réalité, il ouvrit son volant les deux roues se touchèrent repoussant Max hors piste.

Max s’écrit rouge de colère,  » He pushed me off » pendant que Leclerc lâche un ‘nah, justice for Austria ». De quoi entretenir l’amitié entre les deux concurrents. Devant un tel rebondissement la foule se lève… comme personne, en réalité elle ne se lève pas.

Un peu plus loin Bottas vit sa vie confortablement installée en cinquième position. Surprise du début de course, Ocon passe Albon au tour 8, après une attaque classique au premier virage. Mais ce peloton est assez resserré, puisque derrière Albon se trouve Gasly, Sainz, Grosjean, Perez, Stroll. Les deux derniers passent leur temps à se dépasser, chacun demandant d’être devant, l’autre étant « too slow ».

Tour 15- 30

Hamilton se lance dans les stands, Vettel fait la même chose le même tour. Ferrari joue la pression des stands espérant une faute de l’adversaire. Les deux chaussent un train de tendres annonçant une stratégie à deux arrêts! Malgré un arrêt plus court de la Ferrari, la Mercedes ressort devant. Le second relais sera-t-il une copie du premier?

Leclerc prend la tête, son ingénieur lui indique appliquer le « plan B ». Il a réussi à créer un écart sur Verstappen qui semble lui aussi prolonger son premier relais. Ocon et Gasly passent par les stands au tour 16 pour passer des Mediums. Max et Alex continuent leurs relais et s’arrêtent au tour 21 et 22 et partent en durs, la stratégie a un unique arrêt se met en place. Bottas, Ricciardo, Norris, firent de même dans des tours similaires, repartant en pneus durs.

Tour 30 – 35

Hamilton / Vettel, l’acte deux est sublime, les deux pilotes se rendant coup pour coup. La voilà cette bataille attendue de tous depuis trop longtemps. Vettel multiplie les attaques au virage 1, 4, et 11, lorsque Hamilton ne cède pas, il reprend l’avantage quelques virages plus tard. La bataille est rude, mais propre. Vettel augmente la température du cockpit adverse en gardant un sang froid remarquable. Le public accompagne cette bataille acharnée d’un stoïcisme délirant.

Hamilton, expirant fortement,  annonce à la radio qu’il ne tiendra pas, pendant que la radio adverse, est positive, pleine d’ardeur.

Tour 33, Kvyat passe en mode torpedo et s’accroche avec Magnussen, la torpedo part en toupie et se transforme en mini tornade, une « torpenado ». Cette dernière ramène pas mal de sable sur la piste et dans la « torpenado » créant une espèce de « sandnado » selon le cousin spécialiste d’un ami de mon chat. Cela se calme assez rapidement lorsque la toupie Kvyat s’arrêta.  Drapeau jaune logique et virtual safety car. Les conditions ont changé, une quantité se sable (merci le désert) s’est répandu sur la piste. Transformant la piste en semi rallye raid (en exagérant à peine).

Retour à la piste, opportunité parfaite pour les deux leaders d’effectuer leur second arrêt. Armant leurs montures de pneus Mediums pour effectuer les 24 derniers tours. Leclerc reste en piste et prend la tête, Max fait de même espérant rendre la monnaie de sa pièce au général monégasque, Bottas est maintenu sur une stratégie différente prend la dernière place provisoire sur le podium. Red Bull prend la décision de faire rentrer Albon pour une stratégie plus agressive basée sur les dépassements. N’oublions pas qu’il est contractuellement obligé de doubler d’autres pilotes, « Alex you need to overtake them, it’s in your contract ». Dans les autres « gagnants », Ocon et Gasly eux aussi sur une stratégie à deux arrêts, passant un nouveau train de mediums.

Le classement: Leclerc (H), Verstappen (H), Bottas (H), Sainz (H), Ricciardo (H), Hamilton (M), Vettel (M), Grosjean (H), Perez (H), Stroll (H), Ocon (M), Gasly(M), Albon (M).

La fin de course

Mission « remontée » pour certains, « résistance » pour d’autres. Kyvat et Magnussen font des pâtés dans le sable en bord de piste.

Ricciardo subit la pression de Lewis d’emblée, ce dernier voyant dans ses rétros l’ombre rouge d’un germain plein d’entrain. Les deux passent la Renault à l’entrée du tour 40.

Les Racing Point …. Aston (mal au poignet à force de tout écrire) sont bloqués derrière Grosjean. Stroll se plaignant de ne pas passer son équipier « trop lent » selon ses dires. Il est à porté de DRS, mais l’accroc du « swap the positions » d’Australie reste dans les mémoires. Derrière, la « french touch » revient tambours battants, voulant mâcher du chewing gum. Les roses préfèrent se coller sous leurs pieds et opposent une farouche résistance aux pneus plus tendres et plus frais de leurs adversaires. Stroll lancent des malabars derrière lui. Au bout de trois tours ses stocks sont épuisés et les trois pilotes le passèrent sans trop de difficultés.

Tour 45, les deux champions du monde passent Sainz et fondent sur Bottas (décidément la chaleur). Toto passe le message à son numéro deux qui laisse passer Hamilton, Vettel reste bloqué quelques tours. Au tour 47, la Ferrari vit le bout du tunnel.  Au même tour Ocon, laisse derrière lui Perez puis Grosjean en espérant revenir sur la Mclaren devant. Gasly fait de même au tour 49.

Hamilton/Verstappen, acte 2. La Red Bull galère en ligne droite, la Mercedes attaque dans la ligne droite des stands. Max commence à s’écarter rapprochant la Mercedes du mur. Insuffisant néanmoins pour empêcher le dépassement. En retardant son  freinage, Max bloque sa roue avant droite. Vettel tout en malice, en profiteer pour passer dans la seconde zone DRS.

Il n’en reste qu’un, quelques tours pour résister et signer une victoire inattendue. Un peu plus loin, Ocon revient sur son équipier qui cette fois lui rendit la pareille du weekend précédent. « Thanks bro! »

La lutte pour la victoire se dessine, Hamilton attaqua Leclerc dans la ligne droite du virage 11, d’un subtil coup de tresse, il fit glisser la monoplace de ce dernier à l’enchaînement du virage 10. Les deux pilotes restent côte à côte jusqu’au 12 ou la Mercedes passa définitivement. Vettel, à l’affût, du attendre la ligne droite des stands pour faire de même.

Drapeau à damiers et podium

Hamilton ouvre son compteur 2020 devant un Vettel fringant et incisif. Leclerc complète le podium devant un Max déçu puis Bottas. Sainz sauva une P6 inespérée devant Ocon, Ricciardo, Gasly et Albon.

Hamilton remercie comme la foule, qui n’affole pas le compteur de décibels. « best fans here », comme il le dit si bien. Vettel est tout sourire sur le podium, il rate la victoire mais le panache et le niveau affiché laisse attendre le meilleur, ya ya!

Leclerc signe un podium et Verstappen boude. Bottas, reste de marbre, Sainz, Ocon et Ricciardo sont tout sourire. Les Racing Point font des bulles de Chewing gum.

Sur le podium, une bonne douche de champ…, d’eau pétillante, d’eau pétillante afin de se rafraîchir d’une course si mouvementée.

Retour à la réalité, cela fait 10 jours que je ne suis pas sorti de chez moi.

Crédits: Formula 1 (modifié par le blogauto)

Ceci est une fiction, toute vraisemblance avec des faits passés ou futurs est purement fortuite.

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