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Dossier Opel : Marchionne « drague » Merkel

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En position d’outsider dans la course au rachat d’Opel, ce malgré avoir réexaminé son projet initial, Fiat a abattu l’une de ses dernières cartes avec un entretien sollicité et obtenu par Sergio Marchionne auprès de la chancelière allemande Angela Merkel. Cette opération séduction visait, enfin on peut s’en douter, à s’offrir un soutien de poids (déjà acquis pourtant) de la plus haute responsable politique germanique alors que le choix final devrait être officialisé demain soir au plus tard aux dernières informations.

Une heure de discussions avant qu’il ne quitte la chancelière allemande sans faire le moindre commentaire. Sergio Marchionne a-t-il convaincu davantage la chancelière ? Les derniers bruits laissaient filtrer qu’Angela Merkel semblait plus sensible au projet Fiat au contraire du ministre de l’économie et des élus des états régionaux concernés de par la présence de complexes industriels.

En parvenant plus encore à s’assurer le poids de la chancelière, nul doute que Sergio Marchionne espérait alors que cette dernière ne puisse réussir à convaincre les opposants au projet italien plutôt acquis à la cause de Magna. Quant au troisième candidat, RHJ international, c’est le silence radio depuis que l’on sait son éventuel (conditionnel…) désir de rachat d’Opel malgré une nouvelle proposition dont aucun détail n’a été communiqué. Sergio Marchionne s’est aussi entretenu avec Karl-Theodor zu Guttenberg (le ministre de l’économie) dont on sait vers quel candidat s’oriente la préférence. Là encore, nulle déclaration de l’Italien.

Du côté de Berlin on ménage le chou et la chèvre. Tout comme le suspense. « Il n’y a pas de favori. Tout le monde sait que des améliorations des dossiers doivent encore être réalisées« , s’est exprimé Karl-Theodor zu Guttenberg.

De l’art et la manière de grappiller encore du mieux pour les salariés Opel présents en Allemagne. Car c’est sur ce point notamment que telle ou telle partie devrait être privilégiée. Magna et Opel affichent grosso-modo une coupe semblable dans les effectifs au niveau européen et en Allemagne.

Reste que GM et, malgré leurs dénégations, la majorité des dirigeants politiques allemands (tout comme les syndicats du reste) affichent plus de soutien envers Magna. Mercredi soir, les représentants du gouvernement allemand, un membre du directoire de GM et le président de GM Europe s’enfermeront dans un bureau pour trancher. Réponse officielle attendue dans la nuit. Ou le lendemain. Ou plus tard…

Oui le premier juin, date clef pour l’avenir de GM outre-Atlantique, c’est dans quelques jours. Et dans le dossier Magna, GM conserve toujours une part du capital. On imagine peut-être mal GM tirer un trait sur un nouvel Opel et le potentiel de toute la zone géographique entre l’UE et la Russie. Voilà pour le petit point du jour. Comment dit-on déjà ? Ah, oui, à suivre.

A lire également. Opel/Fiat/Magna : l’épisode du jour, Vente opel : Magna en meilleure position, Opel : trois offres officiellement déposées, Marchionne face aux syndicats allemands et Quelques projets Magna pour Opel.

Source : Divers.

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