Accueil Mitsubishi WRC: Mitsubishi jette l’éponge

WRC: Mitsubishi jette l’éponge

86
10
PARTAGER

Mitsubishiwrc Grosse surprise dans le monde du Rallye avec l’annonce du retrait de l’équipe Mitsubishi du championnat du monde WRC dès 2006. Les dirigeants japonais de Mitsubishi Motors Corp (MMC) ont décidé que dans le cadre du Plan triennal de Revitalisation de la firme, il était nécessaire de ne pas disperser les forces vives du groupe avant que la consolidation ne soit effective. Les résultats 2005 montrent en effet un beau redressement que d’aucuns ne pensaient envisageable il y a seulement 2 ans. Le lâchage de l’associé Daimler-Chrysler laissait Mitsubishi exsangue au bord de la faillite mais la volonté farouche de sortir de l’ornière des nouveaux dirigeants japonais, une gamme de produits nouveaux réussie et un plan drastique d’économie et de reconquète du public commencent à porter leurs fruits aujourd’hui.

Montecarlo2004032 Le plan de Revitalisation s’étale sur 3 années comptables, soit 2005, 2006 et 2007. MMC déclare espérer revenir en WRC dès 2008 lorsque la firme sera sur de bons rails et aura effacé complètement les stigmates de la sévère crise de ces 2 dernières années.
L’engagement en Rallye Raid ne subira pas de changements et les Pajero surferont encore sur les dunes du Dakar 2006.

Mitsubishi est engagé en Rallye depuis 1974 et l’apogée du team WRC est étroitement associé au pilote Tommi Makinen qui reussit l’exploit de remporter 4 années d’affilée le titre de champion du monde des pilotes au volant d’une redoutable Lancer Evo totalement adapté à son style de pilotage.
Depuis 3 ans, les périodes de galère succédaient aux titres laissant des pilotes comme Rovanpera, Delecour, Paasonen, A.Mcrae, Pannizzi et Galli dans un relatif anonymat.

Mitsubishi20lancer20200420wrc2012020800x L’année 2005 laissait pourtant entrevoir un potentiel intéressant notamment avec l’acrobate Gigi Galli aux commandes et les nouvelles règles édictéés par la FIA pour permettre à Skoda et Mitsubishi de rester en WRC à coût réduit n’auront donc pas suffit. Une nouvelle brochette de pilote, et non des moindres, se retrouve au chômage.

Il est grand temps de repenser fondamentalement le Rallye avant que l’hémorragie débutée par les retraits de Citroën et Peugeot ne devienne catastrophique.

Lire également: WRC Futur Proche
                          Mitsubishi-Daimler Chrysler: c’est fini
                         WRC:Skoda privatise

Poster un Commentaire

10 Commentaires sur "WRC: Mitsubishi jette l’éponge"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Laurent
Invité
Alors ça ! Pour une bombe ! Pourtant Galli Rovanpera avaient été confimés il y a peu de temps ! C’est vraiment dommage. Sur le plan sportif d’une part parce que ça nous fait des autos en moins au championnat et sur le plan humain avec des pilotes sur le carreau au dernier moment. Là, pour retrouver un volant et monter une structure d’ici au Monte Carlo c’est quasi pas possible. Il y a quand même un sacré problème dans le rallye : il n’y a plus un seul constructeur réellement engagé puisque Subaru sous traite à Prodrive et Ford… Lire la suite >>
emile
Invité

C’est vraiment dommage en + de plus voir la total des marques faire concurrence ,peugeot-citron maintenant mitsu , le rally deviens totalement en fallite.

Mitsubishi a fait beaucoup de progret depuis , et il reviendront pas avant 2008 !!! Je suis vraiment perdu là.

mouhcine
Invité

j’allais avoir une crise ma marke fetiche annonce son retrait.quel bombe :'(

P.G
Invité

Jacques Regis a du pain sur la planche c’est clair. Un retour a ce que proposait Amin Schwarz dans un des derniers auto hebdo est plus que necessaire selon moi. Retrouver des autos moins « informatisées » et moins chère, des parcours plus long et en semaine avec des reportages courts pour les télés. Les autos sont 10 fois plus assistés que les F1 c’est une hérésie complète.

Laurent
Invité
Tout à fait d’accord. En fait c’est purement un retour à l’esprit ancien du rallye : des courses d’endurance sur route. Une électronique confinée à la gestion moteur/accélérateur et sans capteur de vitesse comme ça plus de risque d’entourloupe électronique. Et le reste mécanique. Simple à mettre au point et à fiabiliser. Et avec des épreuves qui durent, des spéciales de nuit, des pilotes qui creusent d’un coup un écart irréel parce qu’ils ont le feeling, la résistance physique, le « sisu »… P…. mon adolescence qui revient ! (je peux mettre un chamallow dans le feu ?) Bon le Monte Carlo… Lire la suite >>
wpDiscuz