Accueil Essais Essai Lexus RC 300h

Essai Lexus RC 300h

90
11
PARTAGER

Après le démoniaque RC-F, Lexus lance sur le marché européen deux versions plus modestes en performance de son coupé phare. Il devient ainsi disponible avec un 2.0 4 cylindres twin scroll de 245 ch (200t) ou un Full Hybrid de 223 ch (300h). Nous avons pris le volant de ce dernier, sur les routes de l’île de Majorque.

Style extérieur

Le coupé Lexus RC, c’est tout d’abord un look. Face aux incontournables premiums allemands que sont les Classe C, A5 et Série 4, le japonais affiche des lignes très sportives et modernes. On remarque tout d’abord l’imposante calandre à double grille, avec des lamelles verticales dans sa partie haute, et un dessin alvéolé à sa base. Celle-ci se voit encadrée par deux blocs de feux principaux au style diamanté à LEDs, soulignés par deux virgules en guise de feux de jour, allumées en permanence. Cette signature lumineuse, typique des nouveaux modèles Lexus, identifie clairement le coupé. On adore le profil, fluide et léché sans traits torturés, qui donnent de la longueur visuellement à la voiture aux cotes pourtant compactes. L’arrière, à l’image de l’avant très dynamique, donne des airs de super sportive à ce coupé de luxe, comme en témoignent le becquet moulé sur le couvercle de malle, les sorties aérodynamiques factices, et les deux canules d’échappement. Malgré son allure très sportive, en devenant 300h, la RC gagne en élégance.

Lexus_RC_Essai_LBA-24

Style intérieur et équipement

A l’intérieur on se retrouve dans une atmosphère typiquement Lexus, à commencer tout d’abord par l’imposante planche de bord à effet cockpit, avec l’inclinaison de la console centrale. L’ergonomie apparaît commode, avec moins de boutons qu’à l’accoutumée. En dehors de la climatisation et de la molette dédiée au mode de fonctionnement de la traction, le pavé tactile permet d’accéder au reste des équipements de la voiture via le grand écran central. Lexus a clairement simplifié son système multimédia dans la manière de s’en servir. Surtout, le plus impressionnant réside dans l’installation audio signé Mark Levinson, à la qualité de très haut niveau, voire la meilleure sur ce segment de marché comparativement aux références. Du moins, aux places avant. Pour autant, pour les non-habitués de la maison, il faudra bien écouter les indications du commercial au moment de la livraison, sous peine de s’y perdre un peu dans les différents menus.

Lexus_RC_Essai_LBA-27

Motorisation

Pour propulser ce joli coupé, sous le capot se trouve la chaîne de traction hybride 300h, comme le NX, associant un 2,5l essence de 181 ch et un bloc électrique de 143 ch, pour une puissance affichée de 223 ch. Quelque soit le mode de conduite choisi, les moteurs entraînent les roues arrière, faisant du RC 300h une propulsion. Sans rentrer dans les détails savants de fonctionnement de la technologie hybride choisie par Lexus, son utilisation demeure d’une simplicité enfantine. A disposition du conducteur, cinq programmes. Tout d’abord un eco, qui privilégie plutôt la consommation. A vrai dire, les passages de l’électrique au thermique s’avèrent d’une telle discrétion qu’il nous fut particulièrement difficile de les détecter. Toujours est-il que dans cette configuration, plutôt idéale en agglomération, la consommation se montre maitrisée à même pas 6 litres. Même en mode normal, on peut démarrer sur l’électrique seul, sans conduire avec un œuf sous le pied pour éviter de faire sortir de veille le thermique. Enfin, on peut se permettre de rouler véritablement sans dépenser une goutte d’essence à une vitesse urbaine, pendant presque trois bons kilomètres. Et la batterie se recharge relativement facilement, ce qui multiplie les chances de rouler grâce à la fée électricité en ville.

Châssis et comportement

Mais nous avons préféré limer le bitume de l’ile des Baléares en mode Sport, qui fait appel alors au meilleur des deux mondes. On aurait aimé un temps de réaction plus prompt au moment d’enfoncer la pédale à la sortie des péages, mais une fois lancé, la puissance arrive de manière très linéaire et nous fait atteindre des vitesses répréhensibles assez rapidement. Pourtant, les chiffres de performance ne se montrent pas si impressionnants, avec un 0 à 100 km/h expédié en 8,6 s et une vitesse de pointe de 190 km/h. Evidemment, cela suffira largement pour perdre son permis dans la plupart des pays d’Europe. On apprécie particulièrement l’insonorisation de haut niveau, qui fait oublier les habituelles bruyantes montées en régime dues à la transmission eCVT des modèles Full Hybride du groupe Toyota. Mais sa programmation et ses passages de rapports rendent aussi sa conduite plus naturelle, plus proche d’un modèle classique à transmission automatique conventionnelle. En fait, si on ne le sait pas, il s’avère moins facile de deviner le type de boîte dont on dispose, par rapport aux autres hybrides du catalogue. En revanche, le feeling de la pédale de frein déroute, de part sa course courte, et sa dureté qui impose de mettre un peu de force, pour favoriser la recharge sans doute. On s’y fait vite, mais il faut se méfier dans les premiers kilomètres.

Lexus_RC_Essai_LBA-20

Le châssis se révèle très bien taillé pour le confort, avec une filtration impressionnante des imperfections du bitume, ce qui est essentiel quand on aligne les kilomètres à bord d’un coupé de ce genre. Ce vaisseau à l’aise sur les autoroutes se plaira aussi sur le reste du réseau, à allure normale. Toutefois, quand l’humeur nous pousse à enrouler les courbes avec plus d’énergie, le coupé RC 300h ne s’avachit par tant que cela sur ses appuis comme on l’attendait, compte tenu de la douceur de l’amortissement et du poids emmené. Le bon feeling dans la direction permet de moins subir les mouvements de caisse, assez contenus malgré le typage grand confort des suspensions. On demeure à bonne distance du compromis d’une Mercedes Classe C coupé, mais on se sent plus à l’aise à allure de bon père de famille, et pas si bousculé que cela quand la route n’est plus droite. Il est cependant important de noter qu’il existe des déclinaisons F-Sport, sans doute plus homogènes, mais dont nous n’avons pas pu malheureusement prendre le volant.

Tarif et conclusion

En termes de tarifs, compte tenu des performances, le RC 300h se montre un peu cher. De 49 990€ à 59 990€ suivant les finitions. Mais il est exempté de malus, et a même droit à un bonus de 750€ en finition Luxe, celle que nous avons essayée. Finalement, sur le marché des coupés de luxe, il s’avère probablement comme l’une des propositions les plus crédibles aujourd’hui face aux premiums allemands.

 

+Style
Confort d’ammortissement
Compromis puissance/CO2
Espace banquette arrière
Manque un peu de dynamisme

 

Lexus RC 300h
Moteur
Type et implantation4 cylindre essence Dual VTT-i + moteur électrique
Cylindrée (cm3)2494
Puissance (kW/ch) à tr/mnCumulée 164/223 à 6000
Couple (Nm) à tr/mn221 à 4200
Transmission
Roues motricesArrière
Boîte de vitessesECVT
Suspension avantDouble triangulation
Suspension arrièreMultibras
FreinsDisques ventilés AV AR
Jantes et pneus255/50R17
Performances
Vitesse maximale (km/h)190
0 à 100 km/h (s)8,6
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)NC
Cycle extra-urbain (l/100 km)NC
Cycle mixte (l/100 km)4,7
CO2 (g/km)108
Dimensions
Longueur (mm)4695
Largeur (mm)1840
Hauteur (mm)1395
Empattement (mm)2730
Volume de coffre (l)366
Réservoir (l)66
Masse à vide (kg)1775

Crédit photos : Pierrick Rakotoniaina/le blog auto

 

Poster un Commentaire

11 Commentaires sur "Essai Lexus RC 300h"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Pierre
Invité

J’adore ce coupé

beniot9888
Invité

Cet ensemble planche de bord/console centrale est très inspiré… des années 80. Ces commandes de radio et de clim toutes plates feraient passer la R25 pour une nouveauté !

sweeck
Invité
C’est une constante dans le groupe Toyota : l’aménagement intérieur est pensé comme un hommage à l’industrie automobile française des années 80 et 90. Ainsi, les actuelles Yaris et Auris ont une finition digne d’une Citroën AX et n’oublient pas la montre LCD avec écran à barres obliques pour être bien dans le ton. Cela dit j’aime bien le style de cette RC quand même. Mais quitte à troller un peu et parce que je trouve l’hybride Toyota très désagréable dès qu’on veut hausser le rythme : je ne comprend pas qu’un véhicule orienté « plaisir » puisse y recourir. Perso je… Lire la suite >>
Verslefutur
Invité

Bien sûr, en 2015, Toyota rend hommage aux Françaises des années 80 et 90.
Il y a des gens qui ont de l’humour 🙂

« les actuelles Yaris et Auris ont une finition digne d’une Citroën AX »
Les intérieurs Toyota sont toujours critiqués, mais ils tiennent sur le temps, ce qui n’est pas le cas chez la concurrence. Un article d’Auto plus de 2015 l’a mis en évidence.

« je trouve l’hybride Toyota très désagréable »
Tout à fait, quand on ne sait pas conduire 🙂

amiral_sub
Invité

enfin un super coupé hybride! A quand un cabriolet?
pour info la transmission n’est pas eCVT, mais par triplanetaire, ultra simple, ultra fiable

Admin

Quelqu’un fait la remarque à chaque fois que l’on publie un essai d’une hybride du groupe Toyota. Techniquement vous avez raison, mais Toyota/Lexus appellent leur transmission eCVT (ou E-CVT). Donc nous aussi, pas plus royalistes que le roi. Pour preuve, la fiche technique de la RC 300h sur le site Lexus:
http://www.lexus.fr/car-models/rc/rc-300h/#PricesAndSpecifications

amiral_sub
Invité
vous devez parler de moi. La transmission par tri planetaire est tellement simple qu’elle va s’imposer dans les années à venir, il suffit d’attendre que les brevets toyota tombent dans le domaine prublique. Les boites de vitesses vont devenir marginales. Quand à ces histoires de montées en régime lorsqu’on accélérè, effectivement lors d’une insertion sur autoroute pied au plancher, mais pas plus qu’une autre voiture. Et quelle douceur! Quant au cout de revient pour toyota, il doit être négligeable comparé au cout d’une boite de vitesse , automatique qui plus est. Pour rappel une boite de vitesses c’est au minimum… Lire la suite >>
panama
Invité

Une bien belle auto, à la finition léchée, à la réputation flatteuse et aux coûts d’entretien plus que réduits sur son créneau.
Hélas, la concurrence allemande et anglais est féroce, car on est là au cœur du marché de la voiture passion, dont les olympiennes Mercedes classe C coupé.
Finalement, personne ne regrette jamais d’avoir acheté une Lexus mais bien peu passent le pas.

alfa155
Invité

Perso j’adore ce style d’intérieur sobre, fonctionnel et qui inspire le sérieux.
Il y a juste la vmax qui fait sacrément tâche et peut rebuter au moment de l’achat, dommage. :/

wpDiscuz