Le marché allemand se maintient grâce aux véhicules d’entreprise

gl3598 golf wallpaper 1280x1024 Le marché allemand se maintient grâce aux véhicules dentrepriseL’Allemagne est l’un des rares pays d’Europe de l’Ouest a avoir maintenu un bon niveau des ventes de véhicules en 2012. Les entreprises ont participé activement à cette réussite.

La bonne forme des constructeurs allemands mondialement (excepté Opel) et le patriotisme ne suffisent pas à expliquer la bonne tenue du marché allemand par rapport aux pays voisins. En revanche, les avantages liés à l’acquisition d’un véhicule par une entreprise fournissent un meilleur argument.

Selon le KBA (Kraftfahrt-Bundesamt – organisme public gérant notamment les immatriculations), les véhicules d’entreprise représentent 32% des ventes de véhicules. En ajoutant les véhicules vendus aux sociétés de location et les voitures achetées par les concessionnaires, les véhicules acquis à titre professionnel constituent dès lors 64% des ventes totales des véhicules particuliers.

Considérant cette catégorie, les constructeurs allemands comptabilise 86% des ventes de véhicules professionnels. Deutsch Telekom, principal opérateur téléphonique outre-Rhin, possède 38.000 véhicules en Allemagne, soit plus d’un véhicule pour 2 employés.

La taxation joue aussi naturellement en faveur des véhicules d’entreprise. A titre d’exemple, pour une Audi A6 d’une valeur à neuf de 55.000€, un particulier paiera un loyer mensuel de 720€  en location longue durée. Si le véhicule lui est alloué par son entreprise, le loyer sera réduit à 255€ par mois.

Dans le cas de Porsche, 71% des ventes en Allemagne se sont faites sous le couvert d’une entreprise en 2011. Considérant les véhicules les plus luxueux, le taux monte jusqu’à 85% de véhicules acquis par une entreprise.

Source: Automotive News
Crédit image: VAG

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  1. SAM dit :

    Enfin, cela fait un moment que des voies s’élèvent pour montrer que cette santé est tirée par la locomotive des entreprises et non par les particuliers. VW, Mercedes sont les deux labels qui profitent beaucoup des ventes faites aux entreprises, la BMW série 3 aussi quand à Audi, il peut dire merci à l’administration allemande qui lui achète de nombreuses berlines.

    Le label qui vend le plus d’auto aux particuliers en Allemagne est Dacia avec un Duster vendu à plus de 90% aux particuliers. Les constructeurs allemands très offensifs sur les autres marchés européens appliquent un peu une publicité « mensongère » en expliquant qu’ils dominent en Allemagne. Par exemple, un client italien ayant acheté une VW Passat pense avoir acheté une auto plébiscitée par le consommateur allemande, sur les 8 000 exemplaires écoulés par VW chaque mois en Allemagne seul 20% sont achetées par des particuliers.

    Les constructeurs allemands comme nippons (Nissan, Honda, Datsun, Mistubishi, Toyota, Subaru, Isuzu) sont trop nombreux : en Allemagne on trouve Ford, Opel, VW, Audi, Mercedes, BMW… puis Seat et Skoda (l’Allemagne est leur premier marché), dans la prochaine décennie, il y de grandes chances que deux labels allemands disparaissent, les allemands ne pourront garder autos de marques nationales. Je pense que ce qui fait leur force : le HDG va difficile à gérer : Audi, Mercedes, BMW condamnés à suivre la croissance américaine et chinoise pour survivre mais quand la Chine va essouffler, ce sera compliqué.

    • Fabien dit :

      Il ne faut quand meme pas oublier que la voiture de fonction est un avantage très recherché et attendu en Allemagne et la voiture un marqueur primordial du statut social. Les entreprises ont donc tout interêt à proposer des voitures de bonne qualité à leurs employés. Travaillant en Allemagne, je peux vous dire que pas mal de mes collègues partiraient si on leur proposait une voiture de fonction qui n’est pas en accord avec leur salaire… Et de toute façon, ils ont souvent leur mot à dire dans le choix du modèle. Donc il n’est pas mensonger de dire que la Passat est par exemple plébiscité en Allemangne bien qu’elle soit majoritairement vendue à des entreprises.

      Je vous rejoins complètement sur le thème du HDG. En tout cas BMW et Audi (je connais personne chez Mercedes :p) sont bien conscients de la fragilité de la situation actuelle et prépare le ralentissement de la croissance chinoise. D’où l’abandon le plusieurs projet chez Audi comme le tout électrique ou l’A2.

  2. patd'pau dit :

    Merci vous deux pour vos comm… j’en rien a apporter de plus sur ce thème germatique..
    Pour le luxe, je pense qu’il va etre touché d’ici a 5 ans.. et là c’est tout le système qui va tanguer.. Les chinois alors racheteront les marques de luxes « occidentales ».. Comme les indiens qui ont racheté Land ROVER, JAGUAR…

    En revanche, en france, la situation est elle la meme ?
    => 70% des méganes/308/LAGUNA/508/C5 sont-elles vendues à des professionnels et des entreprises ?

  3. litlfred dit :

    Il ne faut pas comparer le marché des ventes aux « professionnels » en France et en Allemagne, comme le dit Fabien, le Dienstfahrzeug est un élément de la rémunération beaucoup plus commun qu’en France.
    Là où dans l’hexagone, elle est vue comme un « luxueux avantage social » réservé aux dirigeants ou aux employés trop zélés, outre-Rhin, c’est un outil de travail partie integrante de certaines fonctions necessitant ( enfin, pas toujours… :) ) de frequents et longs déplacements.
    Contrairement à la France et la preponderance de la region Parisienne, en Allemagne la vie economique ne se joue pas dans un cercle de 100km de diametre…

  4. Flooo! dit :

    Enfin un pays où les entreprises et particuliers ont compris. Quel intérêt de payer des charges patronales, salariales, de la TVA etc… alors que pour bien moins cher, l’entreprise offre un avantage en nature pour la moitié du prix. Bon c’est pas aussi simple, mais l’avantage est indéniable.

  5. samuel dit :

    C’ est vrai qu ‘ en Allemagne, le salarié choisi son véhicule. J’ ai vu beaucoup de commerciaux allemands en Audi A4 ou Passat break.

    Mais sinon comme le dit SAM , Dacia profite très bien des ventes de la Duster et lors de la prime à la casse de Merkel ( 2500€ !!!!!!!!!! ) , c’est la Sandero qui se vendait comme des petits pains.

    Je crois qu ‘en Grande Bretagne aussi les voitures de fonctions sont moins taxés et se négocie lors des entretiens d’ embauche.

    Il faut pas oublier que la France a privilégiée ces dernieres années via sa taxation un secteur en particulier qui est devenu la colonne vertébrale de notre économie : l’ immobilier

    En fait notre industrie se meurt et notre modèle tend vers celui de l’ Espagne : immobilier et tourisme

  6. Malco dit :

    En Belgique, la voiture de société est également un avantage en nature faisant partie du package salarial de bcp de fonctions de cadres (en tout cas dans les grosses boîtes), car cela procure un réel avantage fiscal. Et pour la totalité de mes connaissances, le salarié a le choix du modèle dans une liste de marques plus ou moins étendue.

  7. SAM dit :

    Les chiffres de décembre 2012 du marché allemand sont tombés, ça fait mal pour VW, Opel, Ford. Hyundaï va très bien et commence à prendre la place de Skoda. Le VW Tiguan se vend bien car VW le brade bien.

    1. VW Golf/Plus/Jetta : 10 666 ventes
    2. BMW Série 1 : 6 532 ventes
    3. BMW Série 3 : 6 047 ventes
    4. VW Passat : 6 042 ventes
    5. Audi A4 : 4 255 ventes
    6. Mercedes Classe A : 4 231 ventes
    7. VW Tiguan : 3 932 ventes
    8. BMW Série 5 : 3 877 ventes
    9. VW Polo 3 724 ventes
    10. Mercedes Classe C : 3 598 ventes
    11. Opel Astra : 3 412 ventes
    12. Skoda Fabia : 3 297 ventes
    13. Opel Corsa : 3 293 ventes
    14. Ford Focus : 3 282 ventes
    15. Mercedes Classe B : 3 224 ventes
    16. Hyundai i30 : 3 166 ventes

    Par comparaison à décembre 2011:

    1. VW Golf/Plus/Jetta : 16 343 ventes
    2. VW Passat : 7 198 ventes
    3. BMW Série 3 : 7 064 ventes
    4. Opel Astra : 6 854 ventes
    5. Opel Corsa : 6 360 ventes
    6. Mercedes Classe C : 6 329 ventes
    7. VW Polo : 5 492 ventes
    8. Ford Focus : 4 616 ventes
    9. BMW Série 1 : 4 601 ventes
    10. Audi A6, A7 : 4 459 ventes
    11. BMW Série 5 : 4 450 ventes

  8. Liam dit :

    Sam inquietes toi plutot pour psa .

    Pour vw ou vag tous va tres bien , ne t en fait pas .

    Tu nous sors toujours une batterie de chiffres pour descendre vw , mais donnes nous plutot des chiffres pour valoriser tes marques cheries ,( ou bien peut etre qu elles font bien pire )

    Pour dacia , c est normal , qui va se faire payer une dacia de fonction ?

    Vw vend autant en chine que citroen ou peugeot dans le monde , t as pas des chiffres ?

    Ou vw qui doit etre environ a 5 millions de ventes , alors que psa ( peugeot et citroen ) sont a 2,7 millions dans le monde .
    Audi a 1,3 millions ( + que citroen ) alors qu une audi se vend 5 a 10 000€ plus chere. ( sans compter les A6 , A8 , Q7 ,A7 qu on ne trouve pas chez psa ) .

    Vw va mal ? Que dire de psa

  9. alex dit :

    volkswagen est tres competiif en LDD pour les entreprises. Ma boite a fait un appel d’offre il ya 2 ans et volkswagen a proposé les tarifs les plus faible, devant renault,psa,fiat…

  10. wizz dit :

    http://www.lepoint.fr/auto-addict/business/quand-l-allemagne-subventionne-les-achats-de-voitures-10-01-2013-1611678_649.php

    Alors que les marchés automobiles des différents pays d’Europe continentale ont tous dévissé l’an dernier, le marché allemand n’a enregistré qu’un très léger repli de 3 % (lire notre article). Preuve de la flamboyance persistante de l’économie allemande ? La réponse est beaucoup plus pragmatique. L’État allemand subventionne ni plus ni moins les achats de véhicules, de façon aussi discrète qu’efficace. Voici comment : les entreprises allemandes – surtout les grandes – achètent des voitures pour leurs salariés sous forme d’avantage en nature. Non seulement elles ne paient pas de taxes pour cela, contrairement à la plupart des autres pays, mais elles ne paient pas non plus de charges sociales sur cette partie du salaire. Le salarié non plus. En revanche, ce dernier va être fiscalement redevable d’une taxe, qui s’ajoute à la tranche la plus haute de sa masse imposable et qui est calculée à partir de 1 % mensuel du prix catalogue de la voiture.

    Prenons un exemple : un cadre allemand atteignant la tranche maximale d’imposition (45 % outre-Rhin) fait acheter une Audi A6 diesel de 245 ch, affichée à 56 650 €, par son entreprise. Il devra acquitter pour cela une taxe mensuelle de 566,50 € (un centième du prix) x 0,45, soit : 254,92 €. Comme le souligne le magazine Automotive News Europe (ANE), c’est 465 € de moins que le prix d’un leasing tel qu’Audi le propose sur son site web. En outre, notre salarié pourra éventuellement déduire des frais professionnels, comme celui de se rendre à son bureau. Il sait également que son entreprise a acquis la voiture de ses rêves à des conditions beaucoup plus avantageuses qu’il ne l’aurait, lui, obtenue par le simple effet de volume (ce qui réduit d’autant l’impact de l’avantage en nature par rapport à son salaire). Le numéro un dans ce domaine est la Deutsche Telekom qui détient un parc de quelque 38 000 voitures, dans lesquelles, pour la plupart, roulent ses salariés.

    Porsche de fonction
    Clairement, ce système a amorti la crise dans le secteur automobile. Alors que les achats de particuliers ont stagné en 2012 outre-Rhin, les achats « corporate » (via l’entreprise) ont atteint 32 % du total, contre 27 % en 2010, selon le KBA (Kraftfahrt-Bundesamt), l’organisme fédéral chargé de ce secteur. C’est encore plus vrai pour les marques premium : la part des achats corporate atteint 86 % ! Et il n’y a pas que les berlines statutaires : 71 % des Porsche vendues l’an dernier en Allemagne l’ont été par ce canal. C’est ce qui explique pourquoi les marques premium s’en tirent mieux que les marques généralistes nationales, Opel ou Ford. Volkswagen est un peu à part dans la mesure où le groupe compte des marques haut de gamme et parce que, en plus, tout le monde sait qu’une Golf est la cousine… germaine de l’Audi A3.

    Précisons toutefois qu’une taxe annuelle est exigible pour chaque véhicule immatriculé en Allemagne basée d’une part, sur la cylindrée – 2 euros par tranche de 100 cm3 pour les moteurs essence et 9,5 euros (pas moins !) par tranche de 100 cm3 pour les diesels – et calculée, d’autre part, sur les émissions de CO2 de façon linéaire et non proportionnelle comme en France : 2 euros par gramme au-delà de 110 g (95 g en 2014).

    À titre de comparaison, en France, les entreprises qui offrent une voiture à leurs salariés doivent s’acquitter d’une taxe proportionnelle aux émissions de CO2 (TVS : lire notre article) : de 2 € le gramme (jusqu’à 100 g de CO2 par kilomètre), à 27 €/g pour les voitures émettant plus de 250 grammes avec un effet de seuil au-delà de 140 g (doublement du prix du gramme de 5,5 € à 11,5 €). Très dissuasif pour le haut de gamme, surtout au-delà de 140 g alors qu’en Allemagne, il n’y a pas d’effet de seuil.

    Tout ça n’est pas grave, puisqu’il est très heureux, le cadre français, d’emmener sa petite famille dans son superbe Renault Scenic 1.5 dCi ou son flamboyant Picasso HDI 110 !

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