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Essai Toyota Prius 2016 1
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par Le Blog Auto

Essai Toyota Prius 2016

La quatrième génération de la Toyota Prius s’apprête à débarquer en concession. Ce modèle tant attendu entend bien continuer à démocratiser la technologie hybride. Il faut dire que le constructeur japonais impressionne par ses chiffres. Ainsi, sur un marché fort de 8 millions d’unités vendues depuis 1997, 3,5 millions portent le badge de la maison. La Prius, porte drapeau du genre, n’a pas d’autre choix que de progresser dans tous les domaines, car doucement mais sûrement la concurrence gagne du terrain, parfois avec des technologies différentes. Qu'en est-il de cette nouvelle mouture de la pionnière ?

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Style extérieur

La Prius a toujours eu un look particulièrement décalé. Ce qui est sûr, c’est que la dernière va faire indéniablement tourner les têtes. Elle va encore plus loin dans l’optimisation de son aérodynamisme, ce qui dicte largement le coup de crayon de ses designers, qui ont cependant voulu lui donner une identité forte. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mission s’avère réussie ! Elle continue de jouer la carte de l’originalité. Il y aurait tellement de choses à dire à propos de son allure, mais pour une fois, on vous laissera seul juge. Cela étant, la voiture se montre plus basse que sa devancière, car elle adopte une nouvelle plateforme, ce qui favorise également son coefficient en soufflerie. Cela explique aussi son arrière à la découpe particulière.

Style intérieur

A l’intérieur, la nouvelle Prius fait sa révolution. La planche de bord n’a rien de celle d’une voiture, et relève presque de la science fiction. Evidemment, l’instrumentation ne compte aucun compteur analogique, et accumule les écrans en plus d’un afficheur tête haute. Tout semble très épuré, plongeant les occupants dans une ambiance plutôt zen, propice à une conduite douce et plus sereine, comme souvent au volant de ce type de véhicule. On trouve des revêtements laqués, et d’autres un peu moins heureux, mais globalement la présentation et la qualité perçue progressent assez nettement. De la génération précédente, on récupère le petit levier par lequel on choisit les programmes de conduite. Evidemment, la nouvelle Prius fait le plein de technologies, avec pêle-mêle un régulateur adaptatif, maintien de file, système anti-collision, protection piétons, lecture des panneaux, manœuvre de stationnement automatique etc. Pour le confort, pour peu qu’on possède un smartphone compatible, on peut le recharger par induction dans le vide-poche dédié. Globalement elle possède tous les équipements qu’on peut attendre aujourd’hui dans une voiture, pour se faciliter le quotidien et les voyages.

Châssis et motorisation

La Prius 4 repose sur une toute nouvelle plateforme baptisée TNGA pour Toyota New Global Architecture. Toyota adopte à son tour la stratégie de la plateforme à tout faire et à terme celle servira de base à plusieurs modèles du groupe, facilitera le travail de développement et bien sur optimisera certains coûts. Du coup l’implantation des différents organes change, et notamment celle de la batterie nickel-hydrure métallique NiMH à laquelle Toyota est resté fidèle, devenue plus petite et qui se trouve désormais sous la banquette arrière alors qu'elle était auparavant dans le coffre. C'est tout au bénéfice du volume de chargement. La technologie full hybrid se compose toujours d’un moteur thermique associé à un bloc électrique. Le premier cité est un 1.8 essence à cycle Atkinson de 98 ch, dont Toyota assure un rendement de 40%, soit semble-t-il d’après eux, le meilleur du monde. Recirculation des gaz, refroidissement, pistons, huile, chaîne de distribution… il a subi une refonte complète dans le détail, pour à la fin optimiser sa consommation. Le bloc électrique a eu droit au même traitement, et ainsi la puissance cumulée atteint 122 ch. Malgré ce chiffre inférieur à la génération précédente, ce qui est rare, la Prius fait mieux que ce soit en termes de performances que d’économies de carburant.

Sur la route

Au volant on constate immédiatement une meilleure utilisation de l’électrique, qui recourt au thermique plus tardivement qu’avant. Dans les bouchons, on apprécie toujours autant rouler dans le silence à petite vitesse, et ce pendant presque deux kilomètres dans la vraie vie au lieu de trois selon la fiche technique. La transition entre les deux se fait sans vraiment de heurts. Le gros progrès, on le remarque surtout au niveau de la transmission et de l’insonorisation. L’effet d’emballement du moteur s’avère bien mieux contenu, et c’était bien là que le bât blessait dans la plupart des modèles équipés du système THS jusqu’ici. Il n’empêche qu’on préférerait une boîte automatique conventionnelle, rendant les choses un peu moins artificielles au volant. Cependant, pour un rendement maximum, visiblement le constructeur japonais continue de préférer sa solution pour la Prius, même s'il explore d'autres voies comme la boîte automatique à quatre rapports fraîchement annoncée sur le coupé Lexus LC 500h au salon de Genève cette année.

En termes de châssis, la Prius progresse aussi que ce soit en agrément ou confort. Cette plateforme abaisse le centre de gravité, compte tenu de sa garde au sol moins haute, et permet d’adapter des suspensions qui font mieux leur travail. On ne va pas parler de dynamisme de sportive évidemment, mais elle se laisse mener en douceur, et dans un confort de tapis volant, du moment que le bitume est lisse. La vie est moins facile à petite vitesse, avec une filtration des imperfections moins évidente, mais globalement, cela apparaît satisfaisant. En revanche, l’attaque de la pédale de frein, comme sur la plupart des véhicules hybrides, se montre assez artificielle et déroutante au premier abord. C’est le prix à payer pour une meilleure recharge, qui d’ailleurs se montre plus efficace là aussi, avec un gain de vitesse notable dans sa façon de remonter le niveau de batterie.

Au jeu des consommations, si comme d'habitude on ne voit pas comment atteindre la moyenne annoncée par Toyota de 3,3 litres pour 76 g/km de CO2, on atteint des chiffres assez remarquables. Entre 5 et 6 litres en agglomération, ce qui apparaît comme une assez bonne performance dans des conditions pas forcément favorables. Evidemment, on sort carrément des clous sur autoroute et même sur route, surtout avec topographie faite de montées et descentes. Là, on se rapproche dangereusement d’une consommation à deux chiffres.

Tarif et conclusion

Même si les tarifs sont en hausse par rapport à la Prius 3, ils sont assez contenus au vu des prestations et des équipements mis à disposition, articulés juste au dessus de la barre des 30 000 euros, de 30 400 en prix d'appel pour la finition Dynamic à 33 700 pour le haut de gamme Lounge. Cela étant l'équation financière reste discutable par rapport à un Diesel et devenir propriétaire d’une Prius dans nos contrées semble encore relever d'un choix philosophique plutôt que de l'appel du portefeuille. Au-delà de ces considérations, et si l'on fait partie de ceux que le style très particulier de l'auto attire plutôt qu'il ne rebute, cette nouvelle mouture du véhicule hybride vedette est très convaincante d’un point de vue technologique.

Crédit photos : le blog auto

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Agrément du système hybride
Châssis en progrès
Style décalé

-

Style intérieur un peu décousu
Proposition économique toujours débattable

Toyota Prius
Moteur
Type et implantation4 cylindres essence VVT-i cycle Atkinson
Cylindrée (cm3)1798
Puissance (kW/ch) à tr/mnCumulée 90/122
Couple (Nm) à tr/mn142 à 3600
Transmission
Roues motricesAvant
Boîte de vitessese-CVT
Châssis
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreDouble triangulation
FreinsDisques ventilés AV/ Disques arrière
Jantes et pneus215/45 R 17
Performances
Vitesse maximale (km/h)180
0 à 100 km/h (s)10,6
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)3,3
Cycle extra-urbain (l/100 km)3,3
Cycle mixte (l/100 km)3,3
CO2 (g/km)76
Dimensions
Longueur (mm)4540
Largeur (mm)1760
Hauteur (mm)1470
Empattement (mm)2700
Volume de coffre (l)502 -> 1557
Réservoir (l)43
Masse à vide (kg)1375

Pour résumer

La quatrième génération de la Toyota Prius s’apprête à débarquer en concession. Ce modèle tant attendu entend bien continuer à démocratiser la technologie hybride. Il faut dire que le constructeur japonais impressionne par ses chiffres. Ainsi, sur un marché fort de 8 millions d’unités vendues depuis 1997, 3,5 millions portent le badge de la maison. La Prius, porte drapeau du genre, n’a pas d’autre choix que de progresser dans tous les domaines, car doucement mais sûrement la concurrence gagne du terrain, parfois avec des technologies différentes. Qu'en est-il de cette nouvelle mouture de la pionnière ?

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