par Thibaut Emme

Volkswagen propose 2,5 milliards d'€ pour Europcar

Volkswagen a décidé de jeter son dévolu sur le loueur français Europcar. Déjà approuvée sur le fond, l'offre se concrétise avec une proposition à 2,5 milliards d'euros, en collaboration avec deux autres partenaires.

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Désormais, ce rachat est soumis à l'accord de l'Autorité des marchés financiers. Une fois racheté Europcar Mobility Group, VW en posséderait 66%. 27% iraient au fonds britannique Attestor et 7% à la plateforme de mobilité néerlandais Pon. Le tout serait réunit au sein d'un holding de droit luxembourgeois.

Selon l'AFP, c'est une acquisition par VW et non une fusion. En clair, cela ne deviendra une filiale du groupe VW. Néanmoins, les associés se réservent le droit d'examiner ultérieurement cette option.

Pour VW, ce rachat doit leur permettre d'acquérir ou renforcer des compétences dans le domaine de la gestion de flotte, mais également de développer les solutions de mobilité. On sait que cette sacro-sainte mobilité électrique à marche forcée passera par des offres couplées de location. Autant avoir sa solution interne.

Pour Europcar, cela permettra de continuer le changement déjà amorcé de la société. L'apport de Pon, plateforme de mobilité est l'un des aspects. VW, Attestor et Pon se veulent rassurant, le siège social d'Europcar reste à Paris et le nombre de salariés plein temps sera maintenu...pendant 12 mois à compter de la réalisation de l'achat.

Retour vers le futur

De façon ironique, c'est un retour en arrière pour Europcar et Volkswagen. En effet, la société fondée en 1949 par Raoul-Louis Mattei, sous le nom de "l’Abonnement Automobile" a commencé à être reprise par VW à partir de 1988. En 1999, c'est une filiale 100% VW. Sous la férule allemande, Europcar devient le 1er loueur européen au milieu des années 2000.

C'est à cette période que VW décide de lancer un grand plan d'économies de coûts et de désinvestissement. En 2005, la société d'investissement Eurazeo négocie avec VW. Cela abouti au rachat en 2006 pour 3,083 milliards d'euros, comprenant une reprise de dettes de 1,82 milliard.

Le Covid est passé par là. Début 2021, Eurazeo décide de se séparer du loueur en difficulté au profit des créanciers du groupe, des fonds américains et britanniques. Avec ce rachat, VW repart dans la course aux offres multi-segments que se livrent les grands constructeurs mondiaux.

Notre avis, par leblogauto.com

Etre adossé à un grand constructeur rassure sur la santé d'un loueur comme Europcar. Pour VW en revanche, c'est le signe de l'échec de la tentative de se passer d'une marque comme Europcar pour son propre réseau de location.

Avec la "nouvelle mobilité" (alias l'évolution à marche forcée de l'automobile), avoir un réseau de location, des offres de services en physique ou numérique, sera indispensable. En plus, cela permet de "refourguer" ses VE au loueur si jamais on a un peu d'invendus.

Pour résumer

Volkswagen a décidé de jeter son dévolu sur le loueur français Europcar. Déjà approuvée sur le fond, l'offre se concrétise avec une proposition à 2,5 milliards d'euros, en collaboration avec deux autres partenaires.

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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