par La rédaction

Renault : le diesel sur la sellette

L'avenir du diesel dans le cœur de gamme du constructeur est sur la sellette selon Thierry Bolloré le directeur délégué à la compétitivité.

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A l'heure actuelle la part du diesel chez Renault dépasse le seuil des 50 %. De quoi poser un premier ordre de grandeur sur la table.

Tous les derniers bilans chiffrés montrent un repli général des ventes au niveau hexagonal comme au niveau européen.

Quelques exemples chiffrés ? Selon les données compilées par le CCFA, la part du diesel dans les immatriculations de véhicules neufs a atteint son plus bas niveau en août représentant 51,3 % du marché en repli de 5,6 %.

Sur l'ensemble de l'année 2015 le diesel affichait une part de marché de 57 %. Un chiffre à mettre en parallèle avec une part de marché s'établissant à environ 65 % en 2014 et même même 72 % en 2013. La part du diesel recule sur le marché hexagonal chiffres à l'appui.

Selon différents analystes du marché hexagonal et du large marché européen, cette tendance à la baisse va se confirmer et même s'amplifier dans les toutes prochaines années.

Chez Renault on semble de plus en plus s'interroger sur ce qui représente aujourd'hui plus qu'un épiphénomène mais bien une tendance de fond. On s'interrogeait déjà il y a plusieurs mois mais on n'avait sans doute pas alors anticipé tel recul. Et on ne pourra sûrement pas mettre tout sur le dos de l'affaire VW et du dieselgate...

Entre ce désamour pour l'ancienne motorisation reine, une génération de moteurs essence plus performante, un durcissement des normes Euro6 à horizon 2017/2108, le coût engendré pour répondre aux normes d'homologation, catalyseur de réduction des NOx et systèmes de dépollution (et par répercussion sur les prix de vente réduisant l'écart avec les autres motorisations), les investissements en recherche et développement pour une nouvelle génération, le diesel semble sur la sellette.

Conséquence chez Renault ? Selon ces indiscrétions, non commentées officiellement pour l'heure, le diesel disparaîtrait progressivement aussi bien sur la Clio du segment B que sur la Megane du segment C.

Des chiffres supplémentaires marquent en outre un recul sur le segment B puisque les citadines polyvalentes diesel ne représentent plus que 40 % du total en France depuis le début de l'année, un total en recul de six points.

A horizon 2020 il n'y aurait plus de Clio dCi. La Megane suivrait la tendance. Les têtes de gondoles Renault (on n'oublie pas la citadine Twingo non proposée en diesel) feraient tout simplement l'impasse sur ces moteurs 1.5 l et 1.6 l. On rappellera en complément, tout sauf anecdotique, que Twingo, Clio et Mégane représentent 75 % des ventes européennes pour le constructeur au losange.

Thierry Bolloré aurait tenu des propos indiquant clairement cette réorientation. Des propos qui interviennent dans une période très agité entre dieselgate, Commission Royal, durcissement des normes, rapports de santé publique, municipalités bannissant le vilain gazole, coût à l'achat moins avantageux, amortissement de l'achat, hausses annoncées des taxes, etc, etc.

Reste qu'un tel changement de cap ne se fera pas du jour au lendemain afin de satisfaire, dans un premier temps, aux prochains objectifs de niveaux d'émissions. Et puis on ne devient pas roi du diesel à roi dans un autre domaine en trois coups de cuiller à pot. Il est déjà écrit que Renault + dCi on n'a pas fini d'en parler.

Source : Renault, CCFA et Reuters.

Crédit illustration : Renault.

Pour résumer

L'avenir du diesel dans le cœur de gamme du constructeur est sur la sellette selon Thierry Bolloré le directeur délégué à la compétitivité.

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