par Thibaut Emme

Le Nissan 370Z n'est plus disponible en France

"Le malus m'a tuer !" (*) pourrait presque écrire cette génération de Nissan 370Z. En effet, en attendant la prochaine Z annoncée récemment, pour acheter une 370Z neuve il faudra en passer par l'étranger.

Zapping Le Blogauto Essai MG ZS EV

"Le malus m'a tuer !" (*) pourrait presque écrire cette génération de Nissan 370Z. En effet, en attendant la prochaine Z annoncée récemment, pour acheter une 370Z neuve il faudra en passer par l'étranger.

Quand on double un malus dit écologique, les ventes de certains véhicules s'en ressentent immanquablement. Il y a eu le Suzuki Jimny ou le Lada Niva bien avant lui, il y a aussi le Nissan 370Z. En clair, plus de coupé V6 à la commande en France, sauf véhicule en stock, mais il ne doit pas y en avoir des masses.

Il faut dire que lorsque l'on a un véhicule qui débute un peu au-dessus de 33 000 € mais qui affiche 270 g de CO2/km WLTP, on lui ajoute 20 000 € de malus soit +60% ! L'inverse total des soldes.

Bref, Nissan France a arrêté les frais et stoppé la commercialisation il y a quelques jours. Pour autant et de façon étrange, le véhicule est toujours disponible sur le site français.

L'histoire du Nissan 370Z

Le coupé sport et Nissan, cela remonte maintenant à quelques années. Cette lignée est partie de la Nissan/Datsun "Z-car", aussi appelé "Fairlady Z", ou plus prosaïquement 240Z. On est au début des années 60 et Nissan est encore balbutiant. Le constructeur a une lignée de voitures légères et pimpantes, les Fairlady. Il est alors décidé de faire un véhicule d'image, plus sportif et un concept est dessiné avec Yamaha. Mais ce projet n'aboutit pas, en tout cas pas chez Nissan (ce sera la Toyota 2000GT).

A la fin des années 60, Nissan se lance alors dans la redéfinition de son véhicule sportif en prenant en compte les demandes aux USA. Il faut du style, un "petit" moteur vigoureux, et surtout un prix abordable. Cela sera la 240Z, lancée en 1969, qui cartonne en Amérique, puis la 260Z ou la 280Z pour la première génération. Le moteur est un L6 qui ne sera remplacé par un V6 qu'au début des années 80, pour la 3e génération.

La Z a connu un gros passage à vide, comme beaucoup de sportives nippones. La technologie s'en mêle et s'emmêle et les prix flambent sur fond de parité Yen:Dollar défavorable. Il faudra attendre le rachat par Renault pour voir une nouvelle Z digne de ce nom. Ce sera la 350Z qui revient à un dessin plus originel et conserve le V6 qui voit sa puissance grandement augmenter.

Bientôt le 400Z

La 370Z lui succède en 2008/2009, il y a plus de 10 ans maintenant. Le style est une évolution de celui du 350Z, mais le coupé s'est embourgeoisé grandement. Il reste quand même "léger" (1400 kg) et son V6 sort de 330 à 350 chevaux selon les versions. Equilibré, sachant se montrer sage, il sait jouer aussi les ballerines dans virolos de montagne.

C'est à regret qu'on le voit quitter la scène par la petite porte, tué par un malus CO2 inique. Mais, rassurons-nous, la prochaine génération, celle que l'on nomme 400Z, arrive. Espérons qu'elle reste fidèle aux 6 cylindres et à l'esprit de coupé léger et abordable. Sans le malus, à 33 000 €, ce Nissan 370Z avec son V6 étaient au top.

Attention, pour ceux qui voudraient acheter un Nissan 370Z à l'étranger, à la première immatriculation en France, le malus de 20 000 € sera tout de même dû.

Illustration : T.Emme/leblogauto.com

(*) référence à l'affaire Ghislaine Marchal

Pour résumer

"Le malus m'a tuer !" (*) pourrait presque écrire cette génération de Nissan 370Z. En effet, en attendant la prochaine Z annoncée récemment, pour acheter une 370Z neuve il faudra en passer par l'étranger.

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

La quotidienne

Retrouvez tous les soirs une sélection d'articles dans votre boite mail.