par Elisabeth Studer

Ford recherche désormais un repreneur pour l'usine de Blanquefort

L'étau se resserre chaque jour un peu plus atour des salariés Ford de l'usine de Blanquefort, en Gironde. Le constructeur a annoncé vendredi ne voir "aucune opportunité de production Ford" au-delà de 2019 pour le site. Il a par ailleurs réaffirmé son engagement à œuvrer pour "rechercher un repreneur potentiel". Les choses sont claires désormais  : Ford confirme sa volonté d'un retrait total de ce site qui produit des boîtes de vitesse.

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L'activité devrait être maintenue jusque courant 2019

Dans un communiqué publié en marge d'une réunion de suivi qui s'est tenue à Bordeaux, entre État, direction du constructeur, syndicats et élus locaux, Ford France indique parallèlement que les projections actuelles de volumes production sont "saines jusqu'au cours de 2019" pour l'usine de Blanquefort. Selon le constructeur, un tel contexte devrait permettre la poursuite de l'activité jusqu'à cette date, sans impact sur l'emploi des 910 salariés du site. Néanmoins, Ford ne s'engage pas formellement sur le sujet. Ajoutant que la suite qui sera donnée au dossier est tributaire de la demande du marché.

Recherche d'un repreneur

Mais au delà de 2019, les choses sont loin d'être aussi réjouissantes. Et là aussi, les choses sont claires : Ford ne souhaite pas maintenir son activité sur le site. Et cherche à s'en dé-saisir.

Ford France confirme avoir déjà lancé le processus de création "d'une équipe dédiée à l'identification d'un potentiel repreneur" du site de Blanquefort, Ford Aquitaine Industries (FAI). Éventualité que nous avions évoquée précédemment. Cette structure à laquelle participera le directeur du site devra informera le comité d'entreprise de l'agenda à venir le 15 mars prochain. Le constructeur envisage donc clairement désormais l'hypothèse d'un repreneur "intéressé et engagé à proposer une solution viable et pérenne pour FAI".

Les syndicats opposés au désengagement de Ford

Mais les syndicats sont loin de l'entendre de la sorte, repoussant l'idée de la « fatalité d'un retrait" de Ford. Ils tentent désormais d'obtenir un revirement du constructeur pour aboutir à son maintien sur le site.

Pour ce faire, ils ont mobilisé un millier de manifestants - parmi lesquels des élus locaux - vendredi à travers le centre de Bordeaux jusqu'à la réunion prévue en préfecture.

Philippe Poutou monte au créneau

Philippe Poutou, tout à la fois salarié de Ford-Blanquefort, ancien candidat à la présidentielle pour le NPA et délégué CGT estime que "Ford a des comptes à rendre" à l'Etat et à la collectivité. Mettant ainsi en avant le fait que le constructeur a reçu plusieurs millions d'aides publiques depuis 2013 en échange du maintien de l'emploi sur le site pendant cinq ans. Le tout dans le cadre d'un accord s’achevant fin mai. Une date butoir qui, selon élus et syndicats, aurait fortement conditionné l'annonce faite par Ford le 27 février dernier, de sa volonté de stopper ses investissements pour le site. Une décision prise à la suite des conclusions d'une étude démontrant que la production d'une nouvelle boîte de vitesse n'était "économiquement pas viable" pour le site de Blanquefort.

Crédit Illustration : Syndicat Ford Blanquefort

Pour résumer

L'étau se resserre chaque jour un peu plus atour des salariés Ford de l'usine de Blanquefort, en Gironde. Le constructeur a annoncé vendredi ne voir "aucune opportunité de production Ford" au-delà de 2019 pour le site. Il a par ailleurs réaffirmé son engagement à œuvrer pour "rechercher un repreneur potentiel". Les choses sont claires désormais  : Ford confirme sa volonté d'un retrait total de ce site qui produit des boîtes de vitesse.

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