par Nicolas Morlet

Essai Mini Cooper SD : cœur de béhème !

Si la Mini a toujours eu droit à des variantes essence très musclées en finition Cooper S, les amateurs de diesels devaient jusque là se contenter de 112 chevaux dans la petite anglaise. Le mal est aujourd’hui réparé, avec l’apparition d’un «Super Diesel» de 143 chevaux !

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Pour atteindre cette puissance, le petit 1.6d a été remplacé par une déclinaison 2 litres de ce même bloc, hérité en ligne directe des BMW Série 1 et Série 3. Rentré au millimètre sous le capot de toute la gamme Mini, celui-ci permet à l’auto de disposer de 143 chevaux et, surtout, de 305Nm de couple.

Car plus que la puissance, c’est surtout le couple qui se montre particulièrement agréable sur cette Cooper SD. Car si sa valeur maximale est atteinte entre 1.750 et 2.700tr/min, il fait déjà preuve d’une belle disponibilité sous ces chiffres, rendant la conduite quotidienne «en bon père de famille» particulièrement agréable.

Mais si le 0 à 100km/h est annoncé en 8,1 secondes sur le Hatchback (8,6 sur le Clubman), la différence de sensations avec une Cooper D de 112 chevaux n’est pas spécialement flagrante. Il faut dire que la puissance pousse de façon très linéaire entre 2.000 et 5.000tr/min, ce qui limite le caractère du moteur. Mieux vaudra tout de même ne pas le laisser monter trop haut dans les tours car sa sonorité devient vite envahissante.

Deux types de boîtes sont proposées sur toute la gamme : manuelle ou automatique, à six rapports dans chacun des cas. A moins d’être féru d’automatiques, mieux vaudra privilégier la version manuelle, qui se montre toujours aussi agréable à manier, précise et accrocheuse juste comme il faut. La déclinaison automatique, si elle ne démérite pas, se montre toutefois encore un peu lente pour s’adapter parfaitement au comportement d’une Mini, qui reste toujours aussi amusant que sur les autres versions.

En fait, le modèle dans lequel ce nouveau bloc nous a le plus séduit est le…Countryman. En effet, si dans les autres déclinaisons le 1.6d de la Cooper D se montre suffisant, ses 112 chevaux ne permettent pas d’apporter la sportivité attendue par les acheteurs de la marque au petit SUV en raison de son poids plus conséquent, ce qu’autorise ce Cooper SD.

Présentées en équivalentes des Cooper S, les Cooper SD en reprennent l’attirail cosmétique, comme les boucliers ajourés, le capot intégrant une écope centrale ou les deux embouts d’échappement arrière. D’ailleurs, sur les flancs, seul le «S» apparait près du rappel de clignotant.

A la caisse, le Cooper SD reste fidèle aux traditions de la maison, avec des tarifs eux-aussi largement au niveau de la Cooper S. Comptez ainsi 25.400 euros pour le hatchback (25.950 euros en Belgique), 26.800 pour le Clubman (27.700), 29.550 pour le cabrio (30.200) et 29.200 à 30.900 euros pour le Countryman suivant que vous optiez ou pas pour la transmission intégrale ALL4 (29.150 à 30.900).

Un prix d’achat conséquent qui pourra être compensé par la faible consommation, les moyennes étant comprises entre 4,3l/100km pour le hatchback et 4,9l/100km pour le Countryman ALL4.

Notons encore qu’il existe en Belgique une déclinaison de ce même moteur à la puissance réduite à 136 chevaux pour raisons fiscales.

Conclusion

Sans faire démériter le Cooper D, le Cooper SD se montre des plus agréables à l’usage grâce à sa puissance «suffisante» et surtout, à son couple conséquent disponible à tout moment. Malheureusement, les tarifs pratiqués crèvent le plafond…

Pour résumer

Si la Mini a toujours eu droit à des variantes essence très musclées en finition Cooper S, les amateurs de diesels devaient jusque là se contenter de 112 chevaux dans la petite anglaise. Le mal est aujourd’hui réparé, avec l’apparition d’un «Super Diesel» de 143 chevaux !

Nicolas Morlet
Rédacteur
Nicolas Morlet

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