par La rédaction

Avtovaz hésite sur la direction à donner au futur Niva

Tout constructeur avec un modèle légendaire dans sa gamme est confronté tôt ou tard au même problème qui hante les états-majors, les designers, les ingénieurs... Mercedes a réussi son rite de passage avec le Land Rover prépare le sien avec précaution et Lada y réfléchit encore avec le Niva.

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Tout constructeur avec un modèle légendaire dans sa gamme est confronté tôt ou tard au même problème qui hante les états-majors, les designers, les ingénieurs... Mercedes a réussi son rite de passage avec le Classe G, Land Rover prépare le sien avec précaution et Lada y réfléchit encore avec le Niva.

Avec la présentation du 4X4 Vision au salon Moscou, nous pensions que le successeur du Niva était en bonne voie, mais les dirigeants du constructeur russe seraient toujours divisés sur la vision du futur tout-terrain. Devrait-il rester le fidèle rat des champs ou devenir un rat des villes ?

Quadragénaire, le Niva est encore le quatorzième modèle le plus vendu sur le marché russe au cours des sept premiers mois de l’année grâce à sa clientèle fidèle composée d’automobilistes des campagnes russes qui apprécient sa robustesse et son petit prix et ses aptitudes tout-terrain. À l’exportation, le Niva représente 30 % des ventes et rencontre le succès dans les pays de l’ex-bloc communiste, mais aussi en Allemagne.

Pour Steve Mattin, responsable du style chez Avtovaz, l’époque a changé et il n’est pas possible de remplacer le Niva sur les mêmes bases. Pour Mattin, le constructeur doit cibler une nouvelle clientèle, celle des familles urbaines adeptes des SUVs. Le succès rencontré par le Renault Duster (43 828 ventes en 2017) et le Hyundai Creta (55 305 ventes en 2017) en témoigne.

Le PDG d’Avtovaz, Yves Caracatzanis, n’est pas convaincu par les arguments de Steve Mattin et s’appuie sur la clientèle actuelle pour justifier le renouvellement du Niva par un modèle à la philosophie identique. Urbaniser le Niva lui ferait perdre sa clientèle et son patrimoine historique sans que son nouveau caractère plus civilisé lui donne un avantage concurrentiel sur le marché.

Une chose est sûre, le choix entre ces deux visions aura une conséquence sur l’architecture du prochain Niva. En rat des champs, il positionnera son moteur longitudinalement et transversalement en rat de villes. Cette dernière configuration permettrait à Renault de reprendre une de ses plateformes pour réduire les coûts.

Avec un remplacement n’intervenant pas avant 2022, les dirigeants ont encore un peu de temps pour réfléchir au sort du prochain Niva.

Pour résumer

Tout constructeur avec un modèle légendaire dans sa gamme est confronté tôt ou tard au même problème qui hante les états-majors, les designers, les ingénieurs... Mercedes a réussi son rite de passage avec le Land Rover prépare le sien avec précaution et Lada y réfléchit encore avec le Niva.

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