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On a lu : Malafosse-Giraud, histoire d’un garage Citroën en Lozère

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Matthieu Turel - Malafosse-Giraud

L’histoire d’un garage à Meyrueis, en Lozère, racontée au travers du regard d’un passionné de Citroën. Se mettre à la place de Paul Malafosse et raconter les mutations de la profession en province voilà le challenge relevé par Matthieu Turel.

Nous sommes nombreux à avoir dans un coin de la tête, en souvenir, un garage de province aujourd’hui disparu. Ces garages de campagne étaient des points de rencontre, des endroits de la débrouille. Le garagiste y réparait tout ce qu’on lui amenait, de la voiture aux engins agricoles. C’était aussi, durant des dizaines d’années, la seule « pompe à essence » alentour.

Citroëniste dans l’âme et déjà auteur d’un ouvrage (Citroën – une passion française), notre confrère Matthieu Turel consacre son nouvel opus à l’un de ses garages familiaux, celui fondé en 1922 en pleine Lozère par Paul Malafosse. Un garagiste touche-à-tout qui a une sacrée particularité. En effet, son garage a accueilli par deux fois les autochenilles Citroën en test en 1929 et 1930 avant l’historique Croisière Jaune. D’ailleurs, ce sont elles qui ont les honneurs de la couverture.

Ce garage est un coffre aux souvenirs, photos, papiers, conservés intacts par la famille. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce livre qui les reproduit fidèlement. « J’ai essayé de replacer le récit dans un contexte historique et local et de montrer les mutations de cette profession. On peut par exemple voir l’importance du tourisme sur leur activité ou encore le fait qu’avant ils allaient souvent chercher les voitures à Paris pour les ramener en Lozère ».

Un livre à picorer, à passer

Publié aux éditions Citrovisie, maison néerlandaise spécialisée dans les livres sur Citroën, le livre est préfacé par le petit-fils d’André Citroën, Henri-Jacques Citroën. Le récit est étayé par les reproductions des contrats, commandes, photos d’époque. Ce livre fera découvrir aux plus jeunes une époque malheureusement révolue. Aussi, cela fera remonter à ceux qui sont jeunes depuis plus longtemps de nombreux souvenirs.

Le format souple se révèle pratique à feuilleter. La taille permet également d’attraper facilement le livre, de le laisser à portée de main, sans devoir déblayer 1 m² de bureau. En revanche, sur certains documents, la loupe n’est pas de trop. Comparé à certains pavés grand format, le prix reste contenu. C’est un livre qu’on a plaisir à feuilleter, dans le sens chronologique, en sautant des pages, en revenant en arrière. On picore, on le pose, le reprend, le passe, etc.

Petit plus intéressant, l’expédition est très rapide et soignée. Une carte des lieux liés à Citroën à Paris est ajoutée. Et, il y même un petit mot manuscrit (en français) de l’éditeur, Thijs van der Zanden, glissé dans le pli cartonné.

Format 16,7 x 24 cm, 128 pages, 16,95 € hors livraison

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3 Commentaires sur "On a lu : Malafosse-Giraud, histoire d’un garage Citroën en Lozère"

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VF7
Invité

Rassurez vous, le petit garage, bon à faire toute sorte de travaux mécaniques et proche de ses clients existe toujours malgré les contraintes de plus en plus sensible imposées par les constructeurs (verrous électroniques).

bco
Invité

j’ai eu la chance de visiter tout a fait par hasard ce merveilleux garage, il y a quelques années. En passant devant, j’ai aperçu une DS, je n’ai pas pu m’empêcher de rentrer… j’ai été reçu comme un ami et ai pu regarder à loisirs tous les modèles plus ou moins récents présents ce jour là. Un vrai moment de bonheur pour un passionné comme moi…

Calvet
Invité
Bonjour Alain et Raymonde Ho Lala, mais quelle Histoire ! Tout d’abord bravo à Matthieu Turel qui a su nous tenir en haleine durant les 130 pages de l’incroyable SAGA Lozérienne écrite avec un précision toute mécanique, cela va de soi, avec un foisonnement d’anecdotes, de portraits, de faits plus vivants les uns que les autres; surtout bravo Alain et Pierre (que je ne connais pas pour cette dernière partie, écrite avec brio, sur la SAGA MALAFOSSE, Malafosse/Guiraud, Giraud, GIRAUD freres, Alain & Pierre…! Vous souvenez Alain et Raymonde, on buvait un pot dans l’un de nombreux bistrots qui longent… Lire la suite >>
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