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Voiture d’occasion : comment choisir son assurance ?

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Une assurance pour un véhicule neuf et un véhicule d’occasion, ce n’est pas tout à fait la même chose. Comment faire les bons choix et économiser de l’argent ?

L’assurance est obligatoire

Depuis le 27 février 1958, pour pouvoir rouler sur route ouverte en France avec un véhicule motorisé, il est impératif d’avoir une assurance. Cette dernière peut-être minimale et seulement couvrir les dommages que vous pourriez occasionner à un tiers lors d’un accident pour lequel vous seriez reconnu responsable (assurance dite « au tiers » ou responsabilité civile).

Mais, elle peut couvrir également plus de dégâts, de vos propres dommages, même en cas d’accident responsable, aux dommages occasionnés par la nature, par du vandalisme, un vol, etc.

Rappel : Contrôlé conducteur à bord d’un véhicule non assuré, vous risquez une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros. En outre, vous pouvez être condamné à une ou plusieurs des peines complémentaires parmi :

  • travaux d’intérêt général
  • jours-amendes (amendes dont le montant est fixé par jour)
  • suspension du permis de conduire (jusqu’à 3 ans)
  • annulation du permis de conduire et l’interdiction de le repasser pendant un certain temps (3 ans au plus)
  • interdiction de conduire certains véhicules, même s’ils ne nécessitent pas le permis de conduire
  • obligation d’accomplir à ses frais un stage de sensibilisation à la sécurité routière
  • immobilisation et/ou confiscation du véhicule avec lequel l’infraction a été commise

Un panel de garanties

Oui mais voilà, si bien souvent quand on achète un véhicule neuf, on va vouloir le protéger « contre tout », quitte à payer une police d’assurance un peu élevée, quand on achète de l’occasion ou que son véhicule prend de l’âge, c’est une autre affaire.

Le choix d’une bonne assurance auto passe avant tout par le choix des garanties que l’on veut avoir. Tous risques ou pas, vol ou pas, incendie, catastrophes naturelles, dégradation, terrorisme, dépannage 0 km, etc. La liste des possibles est longue comme une liste à la Prévert.

Grosso-modo, une assurance tous risques comprendra : la responsabilité civile, les dommages, le vol, l’incendie, le bris de glace, la catastrophe naturelle, la catastrophe technologique, la tempête (pas forcément déclarée catastrophe naturelle), l’attentat ou l’acte de terrorisme et l’assistance et dépannage.

A part pour un véhicule neuf, ou qui garde encore une valeur résiduelle importante, la « tous risques » n’est pas forcément indiquée. Couvrant plus de chose, elle est forcément plus chère, d’autant plus que la valeur du véhicule couvert est importante.

Source d’économies potentielles

Pour le cas qui nous intéresse, un véhicule d’occasion, la garantie tous risques peut se révéler bien trop onéreuse vis-à-vis du risque couvert. De plus, quand on achète un véhicule d’occasion, on cherche souvent à faire des économies. Et l’assurance est un bon poste pour cela, à condition de ne pas faire n’importe quoi.

Déjà, il convient de bien connaître l’usage que vous allez faire du véhicule (valable aussi pour un véhicule neuf). En effet, un véhicule utilisé de façon privée, et de façon occasionnelle, peut bénéficier de tarifs préférentiels vis-à-vis du kilométrage restreint parcouru annuellement. Et ce, même si on n’a pas affaire à un véhicule de collection. Renseignez-vous auprès de votre assurance, ou d’autres, pour savoir s’ils font ce genre de distinction pour calculer les primes.

Autre source d’économie possible, la garantie dommages. Il faut distinguer la garantie dommages collisions qui couvre les accidents avec tiers identifiable (véhicule, piéton ou animal identifié), de la garantie dommages accidents qui couvrira tous les accidents, même sans tiers identifiés. En fonction de la valeur du véhicule, cela peut être intéressant pour le calcul de la prime de ne pas souscrire à cette dernière.

Bien peser chaque garantie

Idem sur les autres garanties. Est-ce que votre véhicule se trouve dans une région à risque naturel (séisme, éboulements, coulées de boue, avalanches, etc.) ? En fonction de cela, la garantie « catastrophe naturelle » n’est peut-être pas nécessaire. Pareil pour la garantie vol, dégradations. Sachez également que vous pouvez jouer sur la franchise applicable sur chaque garantie pour moduler votre prix.

Une franchise plus importante fera baisser votre prime, mais vous fera prendre un risque de perte financière plus importante si vous faites jouez la garantie. Enfin, il y a la garantie corporelle du conducteur. Cette dernière peut vous couvrir en cas d’incapacité temporaire ou définitive, et même en cas de décès. Selon le montant souscrit, la prime varie énormément. Ce n’est pas forcément gai de penser au pire, mais c’est une éventualité à ne pas négliger.

Si vous avez un projet d’achat d’un véhicule d’occasion, il convient de bien savoir tout cela et de bien avoir conscience du prix que cela peut engendrer en matière d’assurance. En effet, le petit Porsche Cayman vous fait peut-être envie, vous avez peut-être les moyens de l’acheter et de l’entretenir, mais avez-vous pensez à la prime d’assurance qui va avec ?

Trop jeune, avec un passif en matière d’assurance, ou autre, et vous pourriez en avoir plus des milliers d’euros par an. Vous voilà réduit à prendre la garantie minimum, au risque de vous retrouver à pied au premier accident responsable, ou sans tiers identifié.

Prendre contact avec son assureur au préalable

Le plus prudent est de contacter votre assureur (ou votre prochain assureur) avant d’acheter votre véhicule. Ainsi, pas de surprise et vous pourrez avoir le temps de faire jouer la concurrence. D’une assurance à l’autre, votre future voiture et votre profil de conducteur peuvent faire varier les montants des primes. Mais, vérifiez bien les conditions et que ce soit bien les mêmes à chaque fois.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander des précisions à votre agent d’assurance, il est là pour vous éclairer. Le plus il sera au courant de votre projet auto, et le mieux il pourra vous conseiller.

Même sans achat d’un véhicule neuf, il peut être opportun de réévaluer votre assurance régulièrement. La loi de consommation, dite loi Hamon, précise qu’après un an de contrat, on peut résilier son assurance quand on le souhaite. Un nouveau moyen de pression pour faire « jouer la concurrence » et obtenir un rabais sur votre assurance tout en gardant les mêmes garanties, ou carrément changer de crèmerie.

Votre assureur s’occupe de tout (ou presque)

Enfin, comme dit en préambule, l’assurance est obligatoire. A moins que la voiture ne soit sur un terrain privé, il faut qu’elle soit assurée dès la première minute de votre achat. Pour cela, pas de mystère, il faut que votre assureur soit prévenu. Il vous fera une attestation provisoire, le temps de faire tous les changements de papiers nécessaires. Pour rappel, vous ne disposez que d’un mois pour faire changer le certificat d’immatriculation à votre nom.

Si vous procédez à un changement d’assurance, votre nouvel assureur peut s’occuper de la résiliation de votre ancienne assurance, et vérifie que vous aurez bien la continuité d’assurance pendant le changement.

Si vous ne trouvez pas à vous assurer (2 refus par écrit), l’état garantit une assurance minimum. Il suffit de saisir le bureau central de tarification (BCT) qui calculera le montant pour la responsabilité civile et l’imposera à l’assureur de votre choix. Mais le montant risque d’être salé.

Enfin, sachez que si vous avez un accident sans assurance, ou sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue, votre assurance est en droit de ne pas vous couvrir pour vos dommages, mais aussi ceux fait à des tiers. Si vous avez une assurance, ceux-ci seront indemnisés par elle, mais, elle se retournera contre vous et cela peut aller très loin en terme de montant. De quoi payer toute sa vie. Le « jeu » n’en vaut pas la chandelle.

Illustration : Wikipedia

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