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Indycar: ça va mal pour Lotus

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Un gros plan sur le V6 Lotus/Judd de la voiture de Sébastien Bourdais. Bientôt une image du passé? Certains clients du moteur anglais veulent ouvertement changer de crémerie. Ils sont déçus par les moyens techniques et financiers mis en œuvre en Indycar. A un mois d’Indianapolis, cette situation embarrasse les organisateurs.

Les faits

Cette année, les équipes d’Indycar peuvent choisir leur moteur.
Après les trois premières courses, une hiérarchie s’est dégagée: les Chevrolet sont aux avant-postes, suivi par les Honda et les Lotus/Judd se retrouvent en fond de grille.

Le meilleur résultat d’un pilote Lotus est la 9e place de Bourdais à Barber Park.

Pire: le V6 anglais est fragile comme du verre. Il y a eu 5 moteurs cassés (plus celui de Bourdais, changé préventivement après Barber Park) sur 15 présences.

Les explications de Lotus

Miodrag Kotur, responsable de Lotus Motorsport, a deux excuses.

La première, c’est les équipes-clientes. Chevrolet s’appuie sur Penske et Andretti Autosport, tandis que Honda possède Ganassi dans son giron.
A contrario, Lotus fournit des équipes de deuxième zone (Dragon Racing, Dreyer & Reinbold, Brian Herta et HVM -plus Newman/Haas pour Indy-.) Autant de petites structures, peu expérimentées, qui n’alignent qu’une seule voiture. D’ailleurs, les deux seuls pilotes chevronnés du lot (Bourdais chez Dragon Racing et Oriol Servia chez Dreyer & Reinbold) ne s’en sortent pas si mal…

La deuxième est que Lotus est présent depuis peu en Indycar, alors que Chevrolet et Honda sont là depuis des décennies.
Cet argument est discutable. Le nouveau règlement permet de niveler les motoristes.
De plus, Lotus est en Indycar depuis 2010. Simplement, pendant deux saisons, ils se sont contentés de donner des autocollants à KV!
Quant à Judd, c’est un motoriste expérimenté. Certes, son dernier moteur d’Indycar remonte à une douzaine d’années… Mais c’est aussi le cas d’Illmor (fournisseur de Chevrolet), qui a quitté la série après le retrait de Mercedes/Phoenix.

L’incident d’Indianapolis

Le reproche des équipes Lotus, c’est le manque de blocs à leur disposition. Par exemple, à Long Beach, il n’y avait que 8 moteurs pour 5 voitures.

Du coup, ils sont absents aux essais semi-officiels de Sonoma et d’Indianapolis. Après Sao Paulo, les voitures resteront au box en attendant « Indy », alors que d’autres essais sont prévus. De quoi creuser encore plus l’écart avec les autres équipes.
La seule expérience sur ovales d’un Lotus/Judd est une unique journée d’Alex Tagliani (Brian Herta) à Texas.

Kotur reconnait que le constructeur a de gros problèmes de finances.
A quel point? C’est là que les rumeurs prennent le relais (donc à mettre au conditionnel.) Lotus aurait laissé des impayés chez Judd. Le motoriste aurait arrêté la production. Même si l’argent arrivait, Judd n’aurait pas le temps pour produire assez de moteurs en vue d’Indianapolis. La survie même de Lotus Motorsport à court, moyen terme n’est même pas garantie (car Lotus Cars risque de vouloir réduire la voilure.)

Le futur?

2 équipes ont fait une demande à l’Indycar pour pouvoir changer de motoriste.
Le torchon brûle avec Jay Penske (responsable du Dragon Racing.) Penske Jr ne digère pas d’être absents aux essais d’Indianapolis. De plus (là, c’est une rumeur), Lotus payerait les équipes afin qu’elles portent une livrée noir et or. Dragon Racing n’aurait pas reçu l’intégralité du paiement (soit un manque à gagner d’un million de dollars.)
Pour changer de fournisseur, chaque équipe doit payer un million de dollar à son nouveau motoriste. Ce qui ne gène pas les 2 candidats.

L’organisateur ne sait pas quoi répondre. D’un côté, il veut une pluralité de motoristes et des alliances à long terme entre motoristes et équipes. Les départ de 2 équipes pourrait créer un précédent à l’heure où Honda est aussi chahuté. Il y a un risque à ce que tout le monde veuille des Chevrolet et qu’on revienne de facto au motoriste unique.
D’un autre côté, les difficultés de Lotus pourrait entrainer des forfaits en fin de saison. Voir des disparitions définitives d’équipes.

Chez Honda, l’autre motoriste sportivement en difficulté, on réagit très vite. A Long Beach, ils ont installé de nouveaux turbos. Ils débuteront en course à Sao Paolo.
Par un effet de miroir, la réaction de Lotus Motorsport semble davantage dans l’incantatoire. Kotur jure son équipe va recevoir de l’argent « bientôt », qu’il va « aider les équipes » et qu’il rattrapera Chevrolet « en fin de saison ». Enfin, il déclare que la politique du constructeur a toujours été: « Get serious or get out. » Mais vu qu’on a du mal à croire qu’ils vont être plus rigoureux en Indycar…

Source:
Speed TV

Crédit photos: Dragon Racing (sauf photos 2 et 4, Dreyer & Reinbold.)

A lire également:
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Indycar 2012: Long Beach

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2 Commentaires sur "Indycar: ça va mal pour Lotus"

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4aplat91
Membre

Il sont mal, ils sont mal !!!!
Lotus veux ètr partout mais n’as pas les moyens …

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