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Indycar 2012: Long Beach

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Finalement, l’Indycar, c’est simple: Penske décroche la pole et la victoire à chaque fois. Il y a juste des réglages à faire, car ce n’est pas le même pilote qui décroche la pole et remporte la victoire!

LBGP

Long Beach n’a pas que des fans. C’est un circuit en ville, donc une piste assez lente, bosselée et pas très technique. Il y a une seule trajectoire et ceux qui tenteraient de s’en écarter (pour doubler un concurrent, par exemple) sont bons pour gouter aux murets en béton.

Personnellement, j’aime bien Long Beach. C’est le « Monaco » de l’Indycar. Comme Monaco, la piste en elle-même est moyenne.
Mais comme Monaco, c’est avant tout un évènement « glamour », avec son lot d’acteurs en goguettes et le concours de miss Tecate. Le tout à l’ombre des palmiers et du soleil californien.

Long Beach, c’est aussi une véritable orgie du sport automobile: Indycar, Indy Lights, mais aussi ALMS, SCCA World Series, Formula Drift, Toyota Pro-celebrity… C’est un week-end de courses, quasiment non-stop.

Enfin, c’est l’une des rares épreuves qui a su exister en marge d’Indianapolis. « Indy » a tendance à cannibaliser l’Indycar. Toutes les autres courses ayant un tant soit peu de succès ont fini pour s’essouffler. D’où un calendrier avec des manches interchangeables, sans réelles « mythologie ». Long Beach ajoute donc un aspect historique à l’Indycar.

Dura lex sed lex

Chaque équipe est censée se contenter de 5 moteurs par saison et par voiture. Ainsi, le budget « moteur » n’est que 690 000$ (530 000€), soit 250 000$ (190 000€) de moins qu’en 2011.

Un kilométrage minimum est exigé avant qu’une équipe n’est droit de changer de moteur. Sinon, elle perd 10 places sur la grille.

Lors des essais de Sonoma, James Hinchcliffe (Andretti -moteur Chevrolet-) casse son moteur. Chevy prend peur et décide de changer tout ses blocs, ce qui concerne 11 voitures.
En prime, Oriol Servia (Dreyer & Reinbold -moteur Lotus-) et Katherine Legge (Dragon Racing -moteur Lotus-) étrennent un nouveau moteur à Long Beach.

Faut-il pénaliser la moitié de la grille? Oui, répond finalement l’Indycar. Ainsi, 13 voitures perdront 10 places, dont celles des pilotes Penske. Ou plutôt, 14 voitures, car in extremis, l’organisateur s’est rappelé que Sébastien Bourdais (Dragon Racing -moteur Lotus-) a remplacé son moteur après Barber Park.

Aux essais, comme d’habitude Penske domine. Ryan Briscoe est le plus rapide devant Will Power. L’Australien n’avait pas remporté de pole depuis Chicagoland 2010.
Encore une fois, on trouve un Andretti en « premier non-Penske », sauf qu’il s’agit cette fois de Ryan Hunter-Reay et non de James Hinchcliffe.

De toute façon, avec les pénalités, c’est Dario Franchitti (Ganassi), meilleur représentant des Honda, qui hérite de la pole. Notez que c’est la première belle performance 2012 de l’Ecossais.

Indy lights

Jusqu’ici, le championnat tournait à un duel entre Sebastian Saavedra et Tristan Vautier.

Effectivement, aux essais, Saavedra décroche la pole devant Vautier.

Mais au feu vert, un troisième larron sort de sa boite: Esteban Guerrieri. Il sème les deux favoris et effectue une course en solitaire. Vautier est même chassé de la troisième place par Gustavo Yacaman. Mais ce dernier est déclassé à l’issu de la course et le Français monte ainsi sur le podium.

Au classement, Saavedra prend la tête avec 130 points, juste devant Vautier (128 points.)

La course

Relégués en milieu de grille, les pilotes Chevrolet partent avec le couteau entre les dents. Leur stratégie consiste à effectuer un deuxième ravitaillement très tôt et de rouler en profitant de l’avantage de consommation sur les Honda.

Justin Wilson (Dale Coyne) tente de les imiter, sans succès: il doit effectuer un troisième arrêt en catastrophe.

Les Chevrolet sont aidés par les nombreux contacts, synonymes de drapeau jaune, donc de regroupement du peloton. Josef Newgarden (Sarah Fisher) ne passe même pas le premier tour. Quant à Scott Dixon (Ganassi), son abandon au 27e passage lui coute très cher au championnat.

Le grand animateur du peloton, c’est Takuma Sato (Rahal.) Le pilote Japonais, longtemps en tête, ne passe pas loin de son premier succès. A-t-il enfin muri?

Mais en vue de l’arrivée, Will Power est le plus malin. Grâce à sa stratégie, il atterrit en tête de la course à 15 tours de l’arrivée et il termine quasiment en roues libres.
Notez que Penske ne s’était pas imposé à Long Beach depuis 2001 (avec Helio Castroneves.) Les précédentes saisons, Power y a décroché 3 poles, qu’il avait été incapable de concrétiser.

Derrière lui, ça chauffe! Simon Pagenaud (Sam Schmidt) fait le forcing. Il double Sato et revient sur l’Australien au rythme de deux secondes par tour. Mais Power tient bon. Pagenaud se contentera d’être le premier Français sur un podium d’Indycar depuis Franck Montagny, ici même, 4 ans plus tôt.

Quant à Sato, il se fait sortir par Hunter-Reay. Ce dernier est pénalisé après la course pour son comportement et c’est « Manica » Hinchcliffe qui obtient le bronze.

Au championnat, Power se donne un peu d’air sur Castroneves (127 points contre 103 points.) Pagenaud remonte au 3e rang, avec 100 unités. Dixon glisse au 4e rang (96 points.)

Franchitti s’était fait surnommé « invisible man » pour son manque de charisme et de photogénie. Cette saison, le qualificatif s’appliquerait plutôt à ses chronos. 13e du championnat, il va avoir de plus en plus de mal à défendre son titre.

Les Honda recevront un nouveau turbo à Sao Paulo, de quoi rééquilibrer un peu les forces.

Source:
Indycar

Crédits photos: Indycar (photo 1, 4, 5, 6, 8 et 10), Long Beach (photos 2 et 3) et Honda (photos 7 et 9)

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