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A la rencontre du Nissan Juke-R

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Pour découvrir en vrai le fameux Juke-R, fruit du croisement du petit SUV à succès et de la superstar GT-R, il fallait nous rendre au Nissan Technology Center à Cranfield (Royaume-Uni). Non loin de Newport Pagnell et Milton Keynes… dans une région qui a vu naitre de prestigieux chefs d’oeuvre de l’industrie automobile britannique.

Sur la petite route de campagne menant au NTC, comme pour mieux nous mettre dans l’ambiance, une Mazda RX-7 blessée et abandonnée par son trop optimiste propriétaire après une embardée, nous rappelle que dans ce pays la passion automobile a toujours cours. En arrivant devant l’épaisse grille, notre conductrice nous annonce et nous dépose directement devant l’entrée du saint des saints. Derrière les épaisses portes vitrées, un attroupement nous informe sur ce qui nous attend… mais avant cela, il faudra montrer patte blanche, et nous identifier à l’employée du comptoir chargée de la sécurité.

Le Juke-R trône là, en plein milieu du hall, où tous les employés du NTC-E passent plusieurs fois dans la journée. Sans doute nombre d’entre eux l’ont déjà vu ici, et pourtant ils ne peuvent s’empêcher de s’arrêter pour mieux l’observer. En revanche, pour nous c’est une première, et après avoir tant entendu parler de lui à force de teasers divers et variés tout au long de son élaboration, il est temps de le regarder en détails.

Ce qui frappe d’abord, c’est la base de Juke. Avant même de parler de la transformation, ce véhicule dans sa version classique étonne déjà par son design atypique. Le pari semblait osé, et certains observateurs associaient même son dessin à un échec annoncé. Reste que le succès ne le rendra pas pour autant moins disgracieux, aux yeux de ceux qui ne sont pas convaincus par ses lignes. L’allure sportive, le SUV compact l’avait déjà à l’image des ailes surgonflées, du profil fuyant et de l’avant particulièrement massif et sculpté. Là, on frise le délire… Pour rappel, l’équipe de Thomas Deloison chef de produit Juke, a fait appel à RML, le préparateur déjà impliqué dans le projet de la non moins démentielle  Micra R de 265 ch de 2003. La maison mère au Japon a été prévenue précise le Français, qui n’aurait montré aucun agacement contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là insiste-t-il. Il sera tout de même intéressant d’avoir le point de vue de certains intervenants du projet GT-R sur l’exécution du travail mené à Cranfield et nous en aurons l’occasion très prochainement.

Bouclier avant aux ouvertures agrandies pour laisser respirer l’énorme radiateur, bouclier arrière adapté pour intégrer les sorties d’échappement, ailes élargies… Thomas nous indique que ces dernières ont d’ailleurs demandées un soin particulier, avec un ajustement qui fut compliqué entre autres à cause des larges trains (+13 cm). Il fallut aussi refaire tout le plancher de ce Juke pas comme les autres, et adapter l’arceau nécessaire à la sécurité comme à la rigidité. Quand on lui demande finalement qu’est-ce qu’il reste du modèle de base en équipements comme en mécanique, la réponse fuse : Absolument rien.

En fait, dès le début, ils se sont rendus compte que la greffe ne pouvait être que complète. Ainsi ce sont tous les organes électroniques et techniques d’une GT-R qu’il fallait intégrer, sans modification à l’exception de l’arbre de transmission mis à la bonne longueur, à cause de l’empattement plus petit que le coupé.  Dès lors, nul autre choix que de remplacer même les commandes les plus basiques comme les vitres électriques par exemple, par celles de la Nissan supersportive.

Logiquement, on retrouve ainsi les compteurs, le volant, les palettes, l’écran multifonctions de la méchante etc. A vrai dire, en dehors de la position de conduite, rien ne diffère de la GT-R… et encore, le Juke-R dispose de vrais baquets et harnets de course. A noter que les seuls deux exemplaires fabriqués sont dument homologués pour évoluer sur les routes.

Les performances de la voiture ont été enfin mesurées et se sont montrées comme on l’attendait… ahurissantes. Il nous fallait une petite piqure de rappel pour ne pas oublier les dessous de ce SUV d’exception. Rien de plus normal donc, de nous glisser à nouveau derrière le volant d’une « basique » GT-R pour quelques figures dans l’enceinte du circuit de Silverstone. Une fois ces sensations retrouvées dans la voiture qui a servi de base à ce méchant Juke, nous aimerions bien maintenant vérifier par nous-mêmes le résultat de cette opération de chirurgie mécanique…  A suivre.

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