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Mercedes à la foire d’Hanovre 1949

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Mercedes célèbre les 60 ans de sa participation à la foire d’Hanovre 1949. Ce salon fut le premier grand salon d’après-guerre pour la marque à l’étoile et l’endroit où elle présenta ses premières nouveautés.

A la fin des années 40, l’Europe se remet lentement de ses plaies. Les états sont ruinés et les matières premières sont rares.

Le BTP a la priorité: il faut reconstruire. Si les autres industries veulent des métaux, ils doivent le mériter!

Le « mériter », cela signifie qu’ils doivent démontrer qu’ils pourront exporter leurs produits et donc faire rentrer de précieuses devises.

C’est ainsi qu’en août, à Hanovre, s’ouvre la première « Export-Messe » (ancêtre de l’actuelle Foire d’Hanovre – CeMAT pour les intimes-), dans une ancienne fonderie d’aluminium. Les industriels Allemands y montrent leurs produits en espérant séduire un client Américain. Certains se souvenaient peut-être que quelques années plus tôt, dans le Paris occupés, c’était les industriels Français qui montraient leurs produits devant les acheteurs Allemands…

En tout cas, c’est un succès et l’Export-Messe devient un rendez-vous annuel.

L’édition 1949 fait date: Mercedes est là et pour la première fois depuis la guerre, ils ont des nouveautés!

Les Allemands se bousculent pour les voir:

En fait, Mercedes n’est pas le seul constructeur présent. DKW est également là et il a du nouveau, comme sa RT125W (en fait, une version à peine reliftée de la RT125 d’avant-guerre):

Et son utilitaire F89L. DKW le surnommait « Schnell-laster » (camion rapide.) Un surnom malheureux, car avec son 700 et 80km/h en pointe, ce surnom devint vite un moyen de le tourner en ridicule.

Le combi VW n’en fit qu’une bouchée.

Et Mercedes? Sa 170S n’est qu’une évolution de la 170V de 1946 (elle-même dérivée de la 170 d’avant-guerre), elle possédait un 1,8l 52ch et était disponible en berline et en cabriolet. Cette dernière pouvait coûter jusqu’à 15 800 DM, le plus cher modèle de la production Allemande.

Par ailleurs, la 170S peut recevoir un diesel; il faut alors parler de 170D. Mercedes avait voulu faire une version d’attaque. Les supports de carrosserie sont en bois (alors que la 170S est « tout acier ») et elle ne coute que 9 200 DM (contre 9 850 DM pour la 170S.) C’est néanmoins hors de portée des portefeuilles des Allemands.

Autre nouveautés: le camion L3250 et sa version autobus, O3250. Il remplace le L701 (un Opel Blitz rebadgé.) Dés 1950, ils reçoivent un moteur plus musclés et deviennent L3500 et O3500.
Les industriels Anglais et Français ne visaient que les Etats-Unis et leurs empires coloniaux respectifs. L’Allemagne n’a ni empire colonial, ni allié de longue date (la chute du nazisme ayant remis les compteurs à zéro.) Faute de solution de facilité, Mercedes va partir à la conquête des pays émergents. En 1950, 1000 L3500 en kits sont expédiés au Brésil et un accord industriel avec l’Inde sera signé peu après. Grâce à leur puissant (92ch) moteur OM312, les camions Mercedes s’imposent aux quatre coins du monde.
Au Brésil, de nos jours, le L1620 est encore proposé avec un moteur OM366 LA derivé de l’OM312!

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Source:
Mercedes

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