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Chery échoue à vendre sa participation dans Qoros

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Chery a échoué à trouver un acquéreur pour la vente partielle de la participation qu’il détient dans Qoros, un constructeur basé à Shanghai détenu à parts égales par lui et Kenon, compagnie d’investissements basée à Singapour.

Le 12 juillet dernier, Chery avait proposé à la vente 25,5 % de ses parts détenues dans Qoros dans le cadre d’un échange de capitaux. Le montant de la transaction était alors évaluée à 1,66 milliards de yuans (248 millions de dollars). Les soumissionnaires avaient jusqu’au 8 août dernier pour répondre à l’offre, mais aucun candidat ne s’est déclaré.

Décidément, pas de miracle en vue pour Qoros. La marque chinoise qui envisageait de battre les constructeurs européens, désormais à la dérive, voit l’offre de son principal investisseur – qui a depuis jeté l’éponge – ne susciter aucun intérêt.

Pourtant les noms de Baidu, Tencent ou du géant de l’immobilier Baoneng avaient un temps circulé. Malgré ses difficultés, Qoros aurait pu attirer les chalands en faisant valoir un bien fort précieux par les temps qui courent : une licence de production. L’atout n’aura semble-t-il pas été suffisant même si le gouvernement chinois semble vouloir fermer les vannes pour faire face à la foultitude de prétendants à une implantation sur son territoire.

En 2016, Chery et Kenon avaient débuté une recherche active d’acheteurs et d’ investisseurs pour Qoros, sans trouver chaussure à leur pied. Toutefois, en juin dernier, Kenon  a révélé qu’un investisseur chinois avait accepté d’investir 6,5 milliards de yuans au Qoros en vue d’acquérir 51% du capital … pour ne pas dire reprendre purement et simplement l’entreprise. Le constructeur avait néanmoins déclaré en suivant qu’il n’avait aucune information définitive à offrir sur les investisseurs potentiels.

Créé en 2007, Qoros exploite une usine d’assemblage à Changshu, ville située à environ 100 kilomètres de Shanghai. Lancée en grande pompe au salon de Genève en 2013, Qoros devait devenir la marque chinoise capable d’égaler ou dépasser les constructeurs européens et tout particuliers allemands. Qoros était ainsi aller chercher ses ingénieurs et designers outre Rhin. Si l’usine peut construire jusqu’à 150 000 véhicules par an … Qoros n’a vendu que 24 188 véhicules en 2016. La société n’a pas encore publié de chiffre d’affaires à ce jour en ce qui concerne le premier semestre 2017.

Compte-tenu du faible volume de ses ventes, Qoros a subi une perte cumulée de 6,6 milliards de yuans au cours des trois dernières années, selon Kenon.

Sources : Automotive News, Gasgoo

Crédit Photo : LBA

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7 Commentaires sur "Chery échoue à vendre sa participation dans Qoros"

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Davy
Invité

A ma connaissance, il y avait une part de l’entreprise qui appartenait à un fond israélien, ils se sont planqués où ?

Elisabeth. S
Invité

pas planqué
Kenon Holdings is a public corporation, which is a spin off from Israel Corporation, traded on the New York Stock Exchange and the Tel Aviv Stock Exchange. Owned by Israeli businessman Idan Ofer, it controls Israel’s Corps investment in the car company Qoros.

Davy
Invité

Ça me rassure j’ai bonne mémoire ! Merci !

panama
Invité

Encore une grande aventure qui finit avant même d’avoir commencé.
Quel est l’avenir des constructeurs chinois ? Bien malin celui qui pourra le dire !

Michel
Invité

Voilà une belle opportunité pour Sergio Marchionne d’agrandir son portefeuille de marques pour pas cher (non je rigole)
Etonnant car Qoros semblait bien préparé pour le marché européen
Trop optimiste, bulle spéculative, erreur de cible, absence de reseau???

Roadrunner
Invité

Les Chinois préfèrent acheter Fiat pas cher plutôt que Qoros pas cher.
On peut en déduire que « Fiat et ses finances » a moins mauvaise réputation que Qoros.
Tout n’est pas perdu pour FCA.

wizz
Membre

un peu de tout ça Michel, et aussi « en avance sur le timing ». Le monde occidental n’était pas prêt à acheter des voitures chinoises à cette époque

On se souvient de la Smart For Four à base de la Mitsubishi Colt (dont Mercedes avait des parts chez ce constructeur). Ce fut un four, « trop en avance » à ce moment là pour la clientèle Mercedes, pas prêt d’acheter une voiture ayant une base roturière et seulement 3 cylindres. Ce n’est plus le cas maintenant.

Idem pour Qoros

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