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Essai Mitsubishi Outlander PHEV 2017

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Mitsubishi met à jour sa gamme, et l’Outlander PHEV ne fait pas exception. C’est surtout techniquement que le SUV hybride rechargeable japonais évolue le plus, avec notamment un changement de taille sur son fonctionnement électrique.

Style extérieur

On ne va pas se mentir, dehors comme dedans, on ne distinguera pas un Outlander 2016 du 2017. Le style demeure particulièrement imposant. Il se fait aussi assez rapidement remarquer dans les rétroviseurs avec sa large calandre chromée. L’ensemble apparaît toujours aussi rectangulaire.

Chacun se fera un avis sur la bête, qui pourtant a tout de même ses adeptes, et étrangement aussi quelques taxis, qui ne sont pourtant pas habituellement une clientète attirée par les SUV. Du moins on en croise peu. Et quand c’est le cas, pour la plupart il s’agit de PHEV.

Style intérieur

A l’intérieur, on se rapproche plus du crossover que du franchisseur. La plupart des plastiques sont plutôt durs, mais on note des efforts de qualité pour certains d’entre eux, et aussi sur la présentation qui n’a rien du baroudeur des sables. En outre, elle fait le plein d’équipements technologiques, qui sont d’ailleurs parfois un peu difficiles à appréhender, notamment la tablette tactile. Il s’agit d’un coup de main à prendre, quand on veut bien le faire.

La position de conduite n’apparaît pas désagréable, on domine assez facilement ce qui se passe autour de soi, ce qui paraît essentiel pour un véhicule avec ces cotes. Mais rentrons tout de suite dans le vif du sujet, avec un nouveau mode « EV », qui n’existait pas avant.

Motorisation

Sur l’ancienne version, quand on appuyait franchement sur l’accélérateur, le moteur thermique 2.0 essence de 121 ch démarrait. Il fallait donc vraiment avoir un œuf sous le pied pour profiter de la capacité électrique. Désormais, on peut la forcer, et rouler à allure autoroutière si on le désire, même si cela a peu d’intérêt, vu la vitesse à laquelle on vide la batterie dans ce cas spécifique. Les modes pour préserver l’énergie stockée, forcer la recharge et l’optimisation de la consommation demeurent présents.

Compte tenu de notre environnement, à savoir les routes du relief côtier du sud de la France, on ne s’attendait pas forcement à profiter longtemps des puissants moteurs électriques. Avec une batterie qui n’était pas rechargée à 100%, on aura réussi à tenir tout de même plus de 25 km. Selon nos projections, on pourrait bien se rapprocher des 40 km 100% plein (54 km annoncés). Les quelques phases de descente et l’anticipation des ralentissements nous auront même permis de récupérer de l’énergie, qui nous fut bien utile pour la suite.

Sur la route

En attendant, on ne tient pas entre les mains une ballerine, ça tombe sous le sens. Toutefois, justement grâce à sa tri-motorisation (deux moteurs électriques, un thermique), il ne manque pas d’entrain, et voit ses reprises plutôt dynamiques ! Et c’est toujours plaisant, surtout quand on conduit une voiture de cette taille. Une escapade sur des chemins blanchis par 10 cm de neige nous ont permis de constater que la montagne ne lui fait pas peur. On dispose donc d’un SUV largement polyvalent, qui convient assez bien pour la plupart des tâches sauf le stationnement. Cependant il s’avère facilité par une vision 360 sur l’écran central, c’est déjà ça.

Justement, avant d’arriver en ville, on a laissé le mode hybride. Il nous a permis de tranquillement gagner quelques points d’énergie. De cette façon, avec une batterie à peu près au quart avant d’enclencher ce programme, l’optimisation de la consommation nous a donné un chiffre aux alentours des 6 litres. Histoire de finir en mode 0 émission une fois dans la cité, on a forcé la charge pendant 20 kilomètres, avec cette fois-ci un chiffre tout juste en dessous des 10 litres.

Tarif et conclusion

Encore une fois, comme pour la plupart des hybrides rechargeables, il est difficile de tirer un enseignement précis avec une pure consommation moyenne. En 100% électrique, les presque 30 km d’autonomie réelle peuvent permettre de rouler sans brûler une seule goutte de carburant pour le trajet domicile travail. Pour autant on ne se bloque pas pour partir en vacances ou en weekend, par rapport à une électrique. Ici, on va gagner en polyvalence car il s’agit d’un SUV qui ne rechigne pas se salir, et il s’avère aussi logeable.

En revanche, il sera difficile de le brancher à une borne autolib’, vu l’encombrement. La douloureuse réclame 38 900 euros, soit à peine plus chère désormais que la version Diesel. Sauf que cette dernière n’a droit à aucun avantage fiscal, avec même un malus de 410 euros. Dès lors, l’Outlander PHEV apparaît bien plus intéressant qu’auparavant, compte tenu de ses nouvelles prestations et son tarif.

Crédit photos : PR/le blog auto

+Capacité tout chemin
Mode EV permanent disponible
Gagne en polyvalence
Encombrement qui complique la recharge
Seulement cinq places

 

Mitsubishi Outlander PHEV 2017
Moteur
Type4 cylindres essence Mivec + 2 moteurs électriques
Cylindrée (cm3)1998
Puissance (kW/ch)89/121 à 4500
Couple (Nm)190 à 4500
Transmission
Roues motricesQuatre roues motrices
Boîte de vitessesAutomatique
Châssis
Suspension avantMacPherson
Suspension arrièreMulti-liens
FreinsDisques ventilés AV/ disques AR
Jantes et pneus225/55R18
Performances
Vitesse maximale (km/h)170
0 à 100 km/h (s)11
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)NC
Cycle extra-urbain (l/100 km)NC
Cycle mixte (l/100 km)1,7
CO2 (g/km)41
Dimensions
Longueur (mm)4695
Largeur (mm)1800
Hauteur (mm)1710
Empattement (mm)2680
Volume de coffre (l)463
Réservoir (l)45
Masse à vide (kg)1845

 

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7 Commentaires sur "Essai Mitsubishi Outlander PHEV 2017"

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CDA
Membre

« Chacun se fera un avis sur la bête, qui pourtant a tout de même ses adeptes, et étrangement aussi quelques taxis, qui ne sont pourtant pas habituellement une clientète attirée par les SUV. » => Chacun se fera son avis mais en gros, y a aucun style.

SGL
Invité

Il n’a pas de style !? 😯
Certes, c’est subjectif, c’est du classique, dans ce cas toute la production du groupe VW n’a pas de style… Et pourtant, cela plaît unanimement.
D’ailleurs, l’Outlander PHEV est apprécié dans le monde entier et il est une sacrée référence, maintenant personne n’est obligé de l’apprécier et de l’acheter. 😉

CDA
Membre

« dans ce cas toute la production du groupe VW n’a pas de style… Et pourtant, cela plaît unanimement »

lol faut pas s’emballer… VW est loin d’être n°1 dans tous les pays.

Dcomdim
Invité

@SGL, aucun style dans l’écriture de l’article si je comprends bien. Il est vrai que cette partie est à la limite du compréhensible.

Guillaume D.
Invité

Pour avoir conduit la version diesel, j’ai trouvé le comportement routier très pataud, plus typé 4×4 ancienne génération que SUV récent. Rien de rédhibitoire en matière de tenue de route, mais plaisir de conduire proche de 0.

À l’intérieur, on y est bien, on a de l’espace, même aux places arrière. Les matériaux ne respirent pas le luxe, mais ils semblent faits pour durer.

Dommage que la version PHEV se passe des 7 places (il faut bien placer les batteries). Savez-vous s’il peut tout de même tracter une remorque ?

Anties Papagaiou
Invité
Oui ç’est d’ailleur le seul qui tracte. Ça.est bien que la version hybride devienne plus accessible. Le.année dernière cette version était entre 45-52000€. Finalement je.ai pris le diesel. 32000€ même options mais avec 7 places. Consommation réelle depuis le.achat 6,7L/100km. Bonne voiture pour les longs trajets en famille. Seule défaut le coffre moins profond que dans la version précèdente (jet fighter). Mais le Mivec Diesel est un régal de couple et sobriété. Perso je trouve ma version (2016) plus rigide et virant plus à plat que la version 2010. Par exemple, avant avec moteur équivalent le train avant se dérober… Lire la suite >>
wizz
Membre
Il peut tracter une remorque. Sur le plat, une voiture consomme peu de puissance. Et avec une remorque, à peine un peu plus. On peut y rouler en 5eme ou 6eme avec un régime moteur pépère En revanche, ce qui consomme de la puissance, c’est le poids dans les montées. On doit alors rétrograder, faire tourner le moteur à un régime plus élevé (ps: tout en roulant à la même vitesse). Et si jamais la pente est forte et que le moteur est faible, alors ça sera rétrograder pour faire tourner le moteur à son maximum, et adopter le rapport… Lire la suite >>
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