par Elisabeth Studer

Goodyear : le projet de fermeture d'usine fait réagir le gouvernement

Après Goodyear d'affronter les foudres du gouvernement. Comme pour la marque au losange, il s'agit coûte que coûte de préserver l'emploi. S'exprimant vendredi en marge du Forum de Davos, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré qu'il n'acceptait pas que des plans sociaux soient décidés sans le maximum d'efforts. Des propos qui font suite aux menaces de fermeture d'un des sites du groupe de pneumatiques en France.

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Après Renault, c'est au tour  de Goodyear d'affronter les foudres du gouvernement. Comme pour la marque au losange, il s'agit coûte que coûte de préserver l'emploi. S'exprimant vendredi en marge du Forum de Davos, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré qu'il n'acceptait pas que des plans sociaux soient décidés sans le maximum d'efforts. Des propos qui font suite aux menaces de fermeture d'un des sites du groupe de pneumatiques en France.

 Vendredi, le quotidien Le Monde a en effet laissé entendre que la direction de Goodyear France allait annoncer sa décision de fermer l'établissement d'Amiens-Nord - lequel emploie 1.250 personnes - lors d'un comité central d'entreprise (CCE), prévu le 31 janvier prochain. Certes, si l'on en croit l'ordre du jour, il ne devrait s'agir que d'une "information aux représentants du personnel concernant la stratégie du groupe pour le site d'Amiens-Nord". Mais le pire est à craindre : la fermeture du site d'Amiens-Nord au plus tard fin 2014 pouvant être une des solutions retenue par la direction.

Un projet que la CGT, syndicat majoritaire sur le site, compte bien ne pas voir aboutir, exhortant le gouvernement à faire face à ses responsabilités. Rappelant par ailleurs qu'elle avait d'ores et déjà saisi la justice à plusieurs reprises. Ainsi, un plan social concernant l'activité de pneus tourisme a été plusieurs fois invalidé par la justice.

Si Matignon a reconnu vendredi un "risque de fermeture", les services du Premier ministre ont tenu à préciser que le gouvernement tentait de "renouer le dialogue entre les syndicats, la direction et l'éventuel repreneur", l'américain Titan. Les discussions avec ce dernier ayant échoué en juin dernier. Des « efforts » qui ont pour but « soit de retirer les plans sociaux, soit d'en amoindrir les effets », a indiqué Pierre Moscovici à Davos.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué pour sa part que son ministère suivait depuis plusieurs mois le dossier. Ajoutant que le gouvernement cherchait « à y remédier depuis plusieurs mois ».

Si le secteur de l'usine dédié à la fabrication de pneus pour voitures de tourisme était déjà sur la sellette depuis 2008, Le Monde indique par ailleurs que l'activité des pneus pour engins agricoles serait également impactée désormais. Ce qui surprend la CFE-CGC, 2e syndicat du site, cette dernière rappelant que « jusqu'à maintenant l'activité de production de pneus agraires n'avait pas été remise en cause par la direction".

A noter également qu'en septembre 2012, la direction de Goodyear avait annoncé le retrait d'un projet de plan de départs volontaires sans licenciements contraints, huit mois de discussions avec les syndicats n'ayant pas permis d'aboutir à un accord.

Rappelons enfin que fin octobre, Goodyear avait annoncé une chute de 23% de sa rentabilité au troisième trimestre. Situation imputable selon lui à la crise qui sévit actuellement en Europe.

Sources : AFP, La Voix du Nord, Le Monde

Pour résumer

Après Goodyear d'affronter les foudres du gouvernement. Comme pour la marque au losange, il s'agit coûte que coûte de préserver l'emploi. S'exprimant vendredi en marge du Forum de Davos, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré qu'il n'acceptait pas que des plans sociaux soient décidés sans le maximum d'efforts. Des propos qui font suite aux menaces de fermeture d'un des sites du groupe de pneumatiques en France.

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