par Joest Jonathan Ouaknine

Ouvriers à prix "chinois" : Byd relaxé

En octobre dernier, l'usine Byd de Lancaster (près de Los Angeles) était accusée d'employer des Chinois sans-papiers, payés en-dessous du minimum légal. 3 mois plus tard, un tribunal de Los Angeles décide la relaxe du constructeur.

Zapping Le Blogauto Essai de la Megane e tech

En octobre dernier, l'usine Byd de Lancaster (près de Los Angeles) était accusée d'employer des Chinois sans-papiers, payés en-dessous du minimum légal. 3 mois plus tard, un tribunal de Los Angeles décide la relaxe du constructeur.

Le litige portait sur 5 salariés Chinois. Le constructeur a pu démontrer qu'ils étaient en fait employés de la maison-mère, en Chine. De plus, ils sont payés au taux horaire de 12,69$ (9,40€) et non 1$ (0,75€) comme annoncé précédemment. Sachant que le minimum légal californien est de 8$ (5,9€) de l'heure, il est également blanchi de l'accusation de sous-payer ses ouvriers. Le Department of Industrial Relations (sorte de prud'homme US) n'a pas trouvé de preuves de pauses "oubliées". A l'arrivée, il a uniquement sanctionné le constructeur pour avoir payé en yuans des salariés sur le sol US. Il s'en tire avec une amende de 1 900$ (1 400€), bien loin des 100 000$ (74 000€) qu'il risquait pour travail illégal.

Byd dénonce un complot ourdi par d'autres fabricants de bus. On peut plutôt voir l’œuvre d'une Californie mécontente. L'état a tout fait pour attirer au moins un constructeur chinois. Il s'imaginait que Byd allait employer des milliers d'ingénieurs. Et en pratique, il fait assembler des bus électriques (arrivés en kits de Chine) par une poignée d'ouvriers. Il était donc attendu au tournant...

Par ailleurs, le constructeur négocie un appel d'offres auprès de New York (ci-dessus, l'un des bus de tests, avec rack pour vélos.) Un procès pour dumping salarial aurait été mortifère. Il a préféré casser sa tirelire et s'offrir un avocat qui lui bétonne son dossier. La cerise sur le gâteau, à l'intention du Department of Industrial Relations, c'est la promesse d'une centaine d'embauches. La leçon du jour, pour Byd, c'est que les Etats-Unis ne sont pas la Chine : on ne peut pas employer n'importe qui, n'importe comment.

Source :

Byd

Pour résumer

En octobre dernier, l'usine Byd de Lancaster (près de Los Angeles) était accusée d'employer des Chinois sans-papiers, payés en-dessous du minimum légal. 3 mois plus tard, un tribunal de Los Angeles décide la relaxe du constructeur.

La quotidienne

Retrouvez tous les soirs une sélection d'articles dans votre boite mail.