par Elisabeth Studer

Marelli, fournisseur de Nissan et Stellantis : procédure d’assainissement au Japon

Marelli, équipementier automobile italo-japonais, fournisseur notamment des constructeurs Nissan et Stellantis a entamé vendredi une procédure judiciaire au Japon en vue d’aboutir à son redressement.
Il n’a pu en effet obtenir un accord unanime de ses créanciers sur une méthode alternative.

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Marelli étranglé par les dettes

Née en 2019 de la fusion de l'italien Magneti Marelli avec le japonais Calsonic Kansei, la société doit désormais faire face à une dette dépassant les 1.000 milliards de yens (sept milliards d'euros), si l’on en croit le Japan Times.

Pas d’accord avec les créanciers

La société n’a pu obtenir un accord transactionnel avec ses créanciers, faute de l’unanimité requise. Celui-ci prévoyait notamment l'annulation d'une partie de sa dette.

Désormais, l’entreprise se voit contrainte de recourir à une procédure judiciaire.

Le plan de restructuration de Marelli plus facile à valider

Toutefois, selon une source proche du dossier, cette procédure devrait permettre de valider plus facilement le plan de restructuration de Marelli proposé avec son propriétaire, le fonds américain KKR. En effet, une majorité des trois cinquièmes de ses créanciers suffira désormais pour aboutir à un accord.

Le plan de restructuration va en effet prendre la forme au Japon d’une procédure d'assainissement simplifiée. Thomas Caron, responsable de Marelli France tient à préciser que la procédure japonaise n’a pas d’équivalent en Europe. Il s’agit d’une sorte de conciliation qui n’a rien à voir avec un redressement judiciaire.

Vers une approbation début août ?

Marelli a dit avoir d’ores et déjà obtenu l'aval de 95% de ses créanciers pour son plan de restructuration. Il espère désormais que celui-ci sera approuvé début août.

L'entreprise ajoute qu'elle n'est pas en cessation de paiement et qu'elle dispose des liquidités financières pour honorer ses engagements.

Soutien de KKR

KKR a quant à lui réaffirmé son soutien : «nous sommes totalement prêts à étendre des financements additionnels à Marelli (...) pour s'assurer que la société poursuive ses activités normalement durant la procédure», indique ainsi un communiqué du fonds américain.

Nissan confiant sur la poursuite d’une activité stable

Le constructeur japonais Nissan, principal client de Marelli, a également estimé qu'il était «possible de continuer une activité stable» avec ce fournisseur. Se disant confiant quant à l'exécution future du plan de redressement de l’équipementier.

«Marelli est un important partenaire et nous maintenons des niveaux appropriés de collaboration», a ajouté Nissan dans un communiqué.

Marelli, qui compte environ 54.000 salariés dans le monde, a durement souffert de la cure d'austérité mise en place par Nissan à partir de 2019, puis du choc économique mondial engendré par la pandémie et des perturbations des chaînes d'approvisionnement.

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Rappelons que Marelli dispose en France de sites de production à Argentan (Orne), Châtellerault (Vienne), Saint-Julien-du-Sault (Yonne) et Trappes (Yvelines). Le groupe a également formé une coentreprise avec Punch, spécialisée dans les groupes motopropulseurs électriques et basée à Strasbourg (Bas-Rhin).

Sources : AFP, Japan Times

 

Pour résumer

Marelli, équipementier automobile italo-japonais, fournisseur notamment des constructeurs Nissan et Stellantis a entamé vendredi une procédure judiciaire au Japon en vue d’aboutir à son redressement.
Il n’a pu en effet obtenir un accord unanime de ses créanciers sur une méthode alternative.

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