par Nicolas Anderbegani

Infiniti QX60 Monograph : la voie de la reconquête ?

Ayant quitté le Vieux continent faute d'avoir réellement trouvé son public, Infiniti entend sortir de la spirale négative. La relance doit passer par le très porteur segment des SUV premium, dont le présent Monograph annonce la futur orientation stylistique.

Zapping Le Blogauto Essai de la Megane e tech

Nouvelle orientation

Le SUV QX60 d'Infiniti remonte à 2013, soit une éternité dans le paysage automobile actuel, ce qui ne l'empêche pas de réaliser un peu plus de 40.000 ventes annuelles chez l'Oncle Sam. Mais dans un marché si concurrentiel, le besoin de nouveauté se fait sentir ! Ni concept ni véhicule de production, le QX60 Monograph dévoilé au Japon par Infiniti donne un aperçu tangible des futurs SUV à trois rangées du constructeur, présentant certaines proportions et éléments de design qui figureront sur les modèles de série. Les designer ont voulu rendre hommage au patrimoine artistique culturel japonais, en cherchant à appliquer le principe du "Ma", harmonieux, minimaliste et épuré. Le Monograph exprime ainsi la nouvelle direction prise par Infiniti, après le remaniement du staff opéré l'an dernier.

Question d'angle de vue

Ce concept...pardon, Monographe, annonce un changement assez substantiel de style, tant le précédent QX60 lorgnait presque du côté du monospace. L'aspect global du Monograph est à la fois plus imposant et dynamique, présenté dans une livrée spécifique peinte au platine qui réfléchit intensément la lumière. La calandre, massive comme il se doit dans la tendance actuelle, est accompagnée de feux étirés et acérés à LED ainsi que de prises d'air verticales. L'avant n'a en soi rien de très original. Vu de trois quart et de profil, le dynamisme est accentué par une ligne de caisse plutôt haute, des passages de roues marqués, des flancs creusés et un aileron de toit subtilement intégré noir brillant.

La modernité de l'ensemble est accentuée par la ligne de toit fuyante et une partie arrière, qui, par effet d'optique, donne l'impression d'être être plus basse que l’avant. Ce n'est pas un profil de coupé mais on s'en rapproche. Les montants latéraux et arrière, de teinte noire brillante, se confondent avec les vitres et allègent le profil. A l'arrière, les feux s'intègrent dans une large bande teintée horizontale qui n'est pas sans rappeler, en plus épuré, le Nissan Ariya électrique prévu pour 2022. Un grand toit panoramique présente un motif «pli kimono». Cette caractéristique géométrique, une série de lignes perpendiculaires complexes, s'inspire, selon le constructeur, "des plis d'un kimono en soie et des structures de l'architecture moderne du Japon".

Rien n'a encore filtré sur la partie mécanique, mais il y a fort à parier que l'électricité sera de la partie. Si Infiniti va jusqu'au bout de sa démarche et produit des SUV dotés d'un tel design, voilà une alternative séduisante qui se profile. La grosse calandre, qui cède à la mode actuelle des gros véhicules statutaires, contraste sans doute avec les velléités harmonieuses des designers, mais l'exercice est plutôt réussi. Le salut de la marque se joue maintenant !

Images : Infiniti

Pour résumer

Ayant quitté le Vieux continent faute d'avoir réellement trouvé son public, Infiniti entend sortir de la spirale négative. La relance doit passer par le très porteur segment des SUV premium, dont le présent Monograph annonce la futur orientation stylistique.

La quotidienne

Retrouvez tous les soirs une sélection d'articles dans votre boite mail.