par Joest Jonathan Ouaknine

Fin de la grève chez Ssangyong

Hier, direction et syndicat de Ssangyong se sont mis d'accord sur un plan de relance. Voilà qui achève 2 mois de l'occupation de l'usine de Pyeongtaek (unique site du constructeur.) Depuis le 2 août des affrontements violents opposaient forces de l'ordre et grévistes.

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Hier, direction et syndicat de Ssangyong se sont mis d'accord sur un plan de relance. Voilà qui achève 2 mois de l'occupation de l'usine de Pyeongtaek (unique site du constructeur.) Depuis le 2 août des affrontements violents opposaient forces de l'ordre et grévistes.

Depuis des mois, le plus petit constructeur Coréen broie du noir. La saturation du marché des SUV, la flambée des cours du pétrole, la crise et les mesures du type bonus/malus écologique lui ont porté un coup fatal.

Il a terminé l'année 2008 avec seulement 81 000 ventes (-34%) et des pertes de 100 millions de won (57 millions d'euros.)

En avril, la direction avait annoncé un plan de suppression de 3 000 emplois. En réponse, les syndicats ont voté la grève. Le 22 mai, l'occupation du site a été décidée.

Le 2 août, après l'échec de nouvelles négociations, les forces de l'ordre ont tenté un assaut. 4 000 policiers, dont une vingtaine des forces spéciales, se battait contre 450 ouvriers, sans eau, ni nourriture, ni électricité. Les ouvriers se sont retranchés dans un local de peinture, plein de produits inflammables. Les affrontements ont fait un cinquantaine de blessés.

Désormais, la direction veut une reprise de l'activité. La production pourrait redémarrer dans 6 jours, au rythme de 5 000 unités par mois. La grève aurait coûté 316 milliards de won (179 millions d'euros) à Ssangyong.

Reste que l'avenir semble très flou. Le Chinois SAIC, actionnaire principal, agit déjà comme si Ssangyong ne lui appartenait plus. Il a déménagé les plans de la Chairman (future Roewe 850), du Rexton  (futur SUV Roewe) et de leur projet d'hybride. Il n'a donc plus besoin de Ssangyong. Quant aux banques, elles ne veulent plus prêter un won supplémentaire au constructeur.

Source:

Le Monde (images Webpark)

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