par Joest Jonathan Ouaknine

Essai Subaru Trezia

La Communauté Européenne impose à chaque constructeur de d'avoir une moyenne d'émission de CO2 sur l'ensemble de sa gamme. D'où l'apparition de modèles d'entrée de gamme, dont la principale raison d'être est de faire baisser cette fameuse émission moyenne de CO2. Comme la Trezia chez Subaru.

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La Communauté Européenne impose à chaque constructeur de d'avoir une moyenne d'émission de CO2 sur l'ensemble de sa gamme. D'où l'apparition de modèles d'entrée de gamme, dont la principale raison d'être est de faire baisser cette fameuse émission moyenne de CO2. Comme la Trezia chez Subaru.

Ceci n'est pas une Subaru

Le constructeur de la constellation du Taureau a bâti sa réputation sur la transmission intégrale permanente et les moteurs boxers. En témoigne cette Impreza WRX STI bleue.

A contrario, la Trezia est une traction et ses moteurs sont des 4 cylindres en ligne. Et pour cause: il s'agit d'une Toyota Ractis/Verso-S "Subaru-isée". Elle est d'ailleurs produite par Toyota, dans l'usine de la Kanto Auto Works d'Iwate (on y reviendra.)

Cela fait plusieurs années que pour ses modèles d'entrée de gamme, Subaru rebadge le modèle d'un autre. Lors de son retour en France, au début des années 90, il proposait la Justy, une Suzuki Swift rebadgée.

A ceci près qu'au moins, sur la Justy, il avait fait l'effort d'y installer un visco-coupleur pour en faire une 4 roues motrices (et respecter davantage l'identité de Subaru.)

D'ailleurs, la Ractis est proposé en 4 roues motrices au Japon. Mais lorsque Subaru a voulu utiliser cette version, Toyota lui a répondu "いいえ".

Treasure ou Treizia?

Par rapport à la Verso-S, les principales différences esthétiques sont la calandre et les feux arrière, typés Subaru.

Personnellement, je l'ai trouvé pas mal avec son look entre monospace et berline 5 portes, avec des accents de SUV. Surtout avec ces jantes 16 pouces et la peinture métallisée (de série.)

Les Japonais l'ont baptisée "Trezia" (トレジア) car cela sonne comme "treasure" ("trésor".)

En fait, vu son lancement, on pourrait l’appeler "treizia", car elle n'a pas été vernie.

La Trezia a débuté cette année, au salon de Genève. En mars, un premier cargo chargé de voitures arrive en Europe et l'importateur Français envisage un lancement commercial dans la foulée... Hélas, il y a le tsunami. Un second cargo se fait chahuter par la vague et l'usine Kanto Auto Works est partiellement détruite. Finalement, ce n'est qu'en août que la deuxième livraison de Trezia arrive, d'où un lancement reporté de 6 mois.

Les "plus"

A l'instar de l'extérieur, l'habitacle est dans la bonne moyenne. Les assemblages sont sérieux, mais cela manque de fantaisie.

Une sellerie cuir est proposée en option.

Le premier point positif, c'est l'espace. Elle peut loger quatre basketteurs ou quatre rugbymen sans problème!

Côté détails, j'ai apprécié le volant chromé et gainé cuir, qui fait le lien avec les autres Sub'.

Enfin, côté conduite, le petit levier de vitesse, placé haut et très maniable, permet d'enchainer les rapports.

Les "moins"

Ce qu'on demande avant tout à un monospace, c'est du rangement. Or, là-dessus, la Trezia se contente de gros vides-poches et d'une grosse boite à gants.

Sur la console centrale, il y a juste 3 porte-gobelets, une prise 12V et deux rangements peu profonds et sans couvercle.

Cette Trezia 1,4D ne pèse que 1 135kg. Une prouesse obtenue grâce à l'utilisation d'acier à haute élasticité.

Avec 5 étoiles à l'Euro-NCAP, elle démontre que ces kilogrammes gagnés ne l'ont pas été au détriment de la sécurité.

Dans la pratique, les très fines portes n'inspirent guère confiance.

Subaru vante la qualité et la solidité des produits Toyota.

Mais en terme de qualité perçue, la tige du capot qui ne tient que sur un fil et manque de vous rester dans la main, ça fait mauvais genre...

Sous le capot

Le véhicule essayé dispose d'un 1,4l diesel à rampe commune de 90ch et 113g de CO2. Une mécanique bruyante, y compris lorsque le moteur est chaud. Il est accouplé une boite manuelle à 6 rapports.

Une boite robotisée à 6 rapports est également disponible. Ainsi, c'est l'un des rares monospaces qui propose un diesel avec une boite automatique.

Enfin, un 1,3l Dual VVT-i essence 100ch et 127g de CO2 figure au catalogue.

Au volant

Le Trezia a avant tout une vocation urbaine. Avec 3,995 mètres et des portes-à-faux réduit, il se faufile assez bien.

On regrettera l'absence de radar de recul ou de GPS (là encore, Toyota a dit "いいえ"), très utiles en ville.

Néanmoins, grâce à son poids réduit, les reprises ne sont pas ridicules. Le Trezia peut affronter l'autoroute sans problème.

Sur les petites routes, les suspensions gomment assez bien les inégalités.

Conclusion

La Trezia est un monospace spacieux, bien fini et assez vivant.

La principale lacune est l'équipement, surtout à 20 990€ (17 990€ en essence.) Plus généralement, les fans de la marque seront un peu déconcerté par son architecture mécanique.

L'importateur reconnait qu'il ne dispose pas des volumes et de la force de frappe des grands constructeurs. Il vise 250 ventes par an (à comparer aux 88 Justy écoulées en 2010.)

Crédit photos: Joest (y compris photo 3, archives Joest.)

P.S.: la voiture qui apparait sur la photo 1 est une R6. Il n'y a aucun "message" dans le fait d'avoir garé la Trezia aux côtés d'une R6.

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Pour résumer

La Communauté Européenne impose à chaque constructeur de d'avoir une moyenne d'émission de CO2 sur l'ensemble de sa gamme. D'où l'apparition de modèles d'entrée de gamme, dont la principale raison d'être est de faire baisser cette fameuse émission moyenne de CO2. Comme la Trezia chez Subaru.

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