par Nicolas Morlet

Essai Lada Priora break : l'autre "Low Cost" (1/3)

Lada, une marque gravée dans la conscience populaire que beaucoup pensaient disparue depuis belle lurette. Et pourtant, la marque russe est toujours bien vivante et le prouve puisqu’après l’arrivée de la Kalina en 2009, c’est la Priora qui est venue gonfler les rangs en 2010, en berline et en break. De quoi donner des ailes à la marque ?

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Il est toujours étonnant de voir à quel point l’évocation de certaines marques automobiles suscite l’intérêt auprès des personnes fort peu sensibles à la sainte automobile. Dans mon entourage, nombreux sont ceux qui me demandent «alors, tu as quelle voiture à l’essai pour l’instant ?», avec des réactions allant du désintérêt total pour des marques dont ils ignoraient apparemment peut-être l’existence jusque là («Youndaï» c’est chinois ?) à l’apparition d’une lueur admirative dans le regard quand il s’agit d’Audi, de BMW ou de Mercedes. Mais avec certaines marques, les réactions sont tout de suite plus expressives, plus enthousiastes : Porsche, Maserati, Ferrari et…Lada, preuve de la notoriété du constructeur !

Car oui, l’annonce de l’essai d’une Lada était bien à ranger dans cette dernière catégorie, avec des réactions très tranchées, allant de la moquerie mesquine non-dissimulée à la bonne tranche de rire en passant par l’inquiétude du «t’as pas peur de tomber en panne» ?

Une notoriété dont se serait donc bien passée la marque car elle ne la doit ni à son palmarès sportif ni à ses coups d’éclats mais plutôt...à ses antécédents et à ses modèles que nous qualifierons d’emblématiques : 2105 – 2107, Samara, Carlota, sans oublier l’increvable Niva, toujours inscrit au catalogue. Des voitures dont les (ex-)possesseurs tentent toujours de nous vanter les mérites, sans nécessairement convaincre et qui font d’ailleurs souvent l’objet de blagues et de railleries (Qu’est-ce qu’on trouve dans la boîte à gants d’une Lada ? Qu’est ce qu’une Lada en haut d’une montagne ? A quoi reconnaît-on une Lada Sport ? etc.)

Des préjugés qui ont complètement détruit l’image du constructeur auprès du public, à l’exception de quelques irréductibles et qui, conjugués à la vétusté des modèles (et la piètre fiabilité des 110-111-112), ont mené à la faillite certains importateurs d’Europe de l’Ouest, dont l’importateur français fin 2008, et avaient même conduit le constructeur lui-même à deux doigts de mettre la clé sous la porte.

Heureusement, le «salut» attendu arriva en 2009 avec la reprise des activités et la commercialisation de la citadine Kalina dans nos contrées (et sa variante break) qui marquait l’entrée de Lada dans le 21ème siècle.

Si la Priora avait fait sa première apparition en Europe de l’Ouest au Mondial de l’Auto 2008, ce n’est finalement qu’au printemps 2010 qu’elle est concrètement arrivée en concessions, après avoir du repasser pas le case «finition» pour revoir certaines de ses pièces jugées pas à la hauteur. Mais si ses traits modernes peuvent donner le change, les observateurs remarqueront que la cellule centrale est toujours celle d’une 110, dont la Priora n’est finalement qu’une (très) profonde refonte.

Avec l’arrivée de Renault au capital du constructeur et la reprise du marché russe (sur lequel la vénérable 2105 a repris la tête des ventes !) Lada a entamé sa pérestroïka, et a d’ailleurs déjà bénéficié du savoir faire du constructeur français au dernier Salon de Moscou où était exposée la R90…une Logan break rebadgée.

Alors puisque j’ai la chance de pouvoir me forger ma propre opinion sur une marque aussi emblématique, j’ai donc décidé de sauter le pas et de réserver une Priora break en écartant tous les préjugés, et d’aborder cet essai comme pour n’importe quelle voiture.

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Pour résumer

Lada, une marque gravée dans la conscience populaire que beaucoup pensaient disparue depuis belle lurette. Et pourtant, la marque russe est toujours bien vivante et le prouve puisqu’après l’arrivée de la Kalina en 2009, c’est la Priora qui est venue gonfler les rangs en 2010, en berline et en break. De quoi donner des ailes à la marque ?

Nicolas Morlet
Rédacteur
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