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Inde : la viabilité de Renault Nissan mise à mal

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Un arbitre indien a rendu une ordonnance demandant à Nissan de verser à ses employés des rémunérations supplémentaires, malgré les avertissements du constructeur automobile selon lesquels le versement de salaires plus importants pourrait rendre son implantation en Inde « non viable à long terme ».

Versement rétroactif de près de 9,53 millions de dollars au titre de rémunérations

Par une ordonnance rendue le 16 aout dernier, un tribunal indien a ordonné à Renault-Nissan à titre de mesures provisoires de verser de manière rétroactive à ses 3 542 employés une moyenne de plus de 7 100 roupies (96 dollars ou 82 euros) par mois.

Les paiements, supérieurs à l’offre initiale du groupe de 30 dollars par mois mais inférieurs à la demande du syndicat de 270 dollars, coûteraient à Renault-Nissan environ 9,53 millions de dollars au total.

Nissan a par ailleurs ajouté que la justice continuera d’entendre plus de 50 autres demandes des salariés au cours des prochains jours. Dans le cas où elles seraient acceptées, il pourrait en coûter 93% de plus par employé.

Les salariés avaient fait valoir dans leur pétition de 123 pages que le total des salaires payés par Renault-Nissan était inférieur à la moitié de ceux versés par Hyundai Motor et Ford sur le territoire indien. Mettant également en avant la flambée des prix de la nourriture et du carburant.

Conflit d’arbitrage Nissan / syndicat

Nissan et son syndicat sont enfermés dans un conflit d’arbitrage depuis juillet, après que les deux parties n’ont pas réussi à parvenir à un accord mutuel sur plusieurs dossiers, notamment l’augmentation des salaires. Un précédent accord salarial a expiré en mars 2019.

Les pétitions déposées par les syndicats et la direction révèlent les désaccords généralisés entre les salariés et Renault-Nissan.

Nissan a déclaré mardi dans une déclaration qu’il s’était engagé à offrir un package compétitif à ses employés et était ouvert à un paiement rétroactif de rémunérations de ses salariés de son usine de Chennai située dans le sud de l’Inde.

L’Inde : un véritable défi pour Nissan

Le combat judiciaire en cours met en avant les défis commerciaux auxquels Nissan est confronté sur le cinquième marché automobile mondial où, malgré un investissement d’environ 1 milliard de dollars, il a été évincé par ses concurrents et a du mal à séduire les acheteurs.

Le constructeur a tenté de restructurer certains de ses marchés internationaux clés tels que l’Inde, où il n’a pas encore décidé d’une future stratégie pour son usine en sur capacité.

Renault-Nissan tente de limiter la facture en arguant d’énormes pertes en Inde

Cette décision voit le jour malgré les arguments de Renault-Nissan faisant état « d’énormes pertes » en Inde et de sa totale « incapacité financière » pour répondre aux demandes.

Toute pression pour payer des salaires plus élevés « pourrait potentiellement rendre la subsistance même de l’unité non viable à long terme », avait déclaré le constructeur automobile dans son dossier de 147 pages adressé à l’arbitrage en juillet dernier.

Renault-Nissan tente de se défendre

Renault-Nissan estime par ailleurs que la concurrence locale, le départ de certains dirigeants talentueux vers d’autres entreprises, une augmentation des coûts des matières premières et une mauvaise réponse à certains de ses modèles de voitures ont nui aux affaires.

L’entreprise a également fait valoir que les salaires de ses employés ne peuvent pas être comparés à ceux de Hyundai et Ford, les deux constructeurs ayant installé des usines dans le pays bien plus tôt que lui, et détenant des niveaux de production plus élevés et d’une meilleure utilisation de leurs usines.

« La demande du syndicat n’était qu’un désir d’avoir une augmentation sans tenir compte de la réalité de l’entreprise, de l’échelle salariale du marché et du caractère abordable de la demande, a parallèlement ajouté Renault-Nissan.

Notre avis, par leblogauto.com

En mai dernier, des constructeurs détenant des usines à Chennai, véritable Detroit indien, ont annoncé suspendre certaines de leurs activités et avoir réduit les cadences de travail, les employés, inquiets de l’ampleur de la vague de Covid frappant l’Inde menaçant de faire grève.

Renault-Nissan a vu l’affaire atterrir devant les tribunaux. Le groupe est attaqué par les employés de son usine de Chennai, qui l’accusent de ne pas respecter les mesures d’hygiène et de sécurité nécessaires pour lutter contre le Covid.

En retour, le constructeur a déclaré qu’il avait pris les précautions nécessaires pour protéger les employés, notamment en réduisant les cadences. Précisant toutefois qu’il tenait à poursuivre l’activité de son usine afin d’honorer ses commandes à l’exportation. En temps normal, le site emploie 1.500 personnes et peut produire 480.000 véhicules par an, notamment les modèles low cost Kwid et Triber.

Sources : Reuters

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20 Commentaires sur "Inde : la viabilité de Renault Nissan mise à mal"

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Jdg
Invité

Et sinon il y a des bonnes nouvelles concernant Renault Nissan ?

Kubota
Invité

Cette allinace n’a plus de sens il est temps que nissan se retire maintenant et rejoigne ses compatriotes avec toyota.
Renault sera ensuite absorber par le géant stellantis.

beniot9888
Invité

Merci, j’ai bien ri.

Carlito
Invité

Plutôt un chinois avide de se développer en Europe, en profitant du réseau Renault.

Amiga84
Invité

Prions pour qu’aucune marques Francaise ne s’allie a une marque Chinoise!

Jdg
Invité

Si c’est pour dire ça c’est pas la peine

polo
Invité

Renault est propriétaire de 43% de Nissan, comment tu veux que ces derniers se retirent on a jamais forcé un proprio a vendre ses actions!

pat d pau
Invité

Renault vient de toucher un pret de 7 milliards de l’etat pour pas etre liquidé.
Il suffisait de vendre une partie des 43%, quand on joue au capitaliste au lieu de demander le secours de l’etat.
Surtout quand tu paies deja mal tes employes en inde par exemple vs les concurrents.
« Total des salaires payés par Renault-Nissan était inférieur à la moitié de ceux versés par Hyundai Motor et Ford sur le territoire indien

Thibaut Emme
Admin
@pat d pau : Déjà le prêt garanti par l’Etat c’est 5 milliards et non 7. Ensuite, oui Renault a déclenché une partie du prêt, 4 milliards sur les 5 garantis. Mais, dès ce mois d’août, Renault devrait rembourser 1 milliard (avec intérêts on le rappelle). Pourquoi déclencher le prêt garanti par l’état plutôt que d’aller puiser dans la tréso mobilisable ? Car c’est plus rapide, immédiat, indolore vu les taux d’intérêt, et cela évite de toucher à certains biens qu’il faudrait liquider. En revanche, Renault a liquidé sa participation dans Daimler pour pouvoir rembourser le milliard sur les 4.… Lire la suite >>
Klogul
Invité

ou plutot renault devrait finir de racheter nissan pour en finir

Thomas
Invité

Plutôt par Geely je dirais 😉

Gui
Invité

Se mettre à dos tous ses salariés pour 9 millions de dollars… Encore une fois, applaudissons la vision de ces grands capitaines d’industries!

Klogul
Invité

en même temps on donnent le pouvoir aux actionnaires donc ils vont vouloir un patron qui fait de la mop au detriment de la qualite ou du personnel

Amazon
Invité

comment une entreprise peut justifier de payer la moitié du salaire local (que ses concurrents assurent) à ses employés? comment cela peut mettre en péril son implantation dans le pays? si c’est vraiment le cas, c’est qu’il n’ont rien à faire là-bas…

Kaizer Sauzée
Invité

Donc, si je comprends bien, ils sous-payent leurs employés pour cause d’implantation récente.
Et après ils se plaignent que les meilleurs soient partis à la concurrence…
C’est une blague ?
On est le 1er avril ?

georges
Invité

En Inde il très difficile de garder ses employés formés, dès qu’ils le peuvent ils changent de boutique, ça n’a rien de spécifique à Renault Nissan.

Carlito
Invité

Même soucis dans l’ingénierie, bcp de turn over en Inde, en même temps c’est normal, on ferait la même chose sans leur situation pourquoi accepter de gagner une misère quand on peut prétendre à mieux.

Jdg
Invité

Ils sous payent où ils payent moins que les concurrents bien plus implantés et plus rentables ?

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