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Le moteur FIRE de Fiat tire sa révérence

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Fiat

Après 35 ans de bons et loyaux services et pas moins de 23.233.856 exemplaires assemblés, le fameux moteur FIRE de Fiat a cessé d’être produit depuis le 7 mai. Un moteur qui aura joué un rôle majeur dans l’histoire du constructeur !

Révolution technologique

En 1985, Fiat entame sa révolution mécanique avec la gamme des moteurs FIRE, acronyme de Fully Integrated Robotized Engine. En effet, le constructeur turinois étend aux moteurs l’automatisation très poussée de sa production, qui avait déjà été appliquée aux carrosseries dès la fin des années 70 grâce au système Robogate développé par la firme Comau. Si les moteurs FIRE bénéficiaient d’une chaine de production ultra moderne (80% de l’assemblage est automatisé), la conception  des blocs était guidée par la philosophie d’une plus grande simplicité, avec moins de composants (4600 en moyenne contre 6700 pour les précédents moteurs), moins de pièces en mouvement et moins de poids. Ce projet était, au départ, pensé en commun avec PSA mais les difficultés financières du groupe français avaient conduit FIAT à mener en solo le développement de ces nouveaux moteurs. Pour FIAT, le Fire, fabriqué dans l’usine Fiat Powertrain technologies de Tremoli, fut un succès industriel et économique : les moteurs étaient plus rapides et moins coûteux à assembler, grâce au gain de productivité et à leur moindre complexité, tout en offrant un meilleur rendement, une plus grande facilité d’entretien, une meilleure fiabilité et d’excellentes consommations par rapport à la concurrence.

Longévité et évolutif

C’est l’Autobianchi Y10 qui eut la primeur, en 1985, de la lignée FIRE, avant qu’ils ne s’étendent à une plus vaste gamme de modèles du groupe, dont les Fiat Uno, Tipo, Panda, Punto, etc. Les premiers exemplaires étaient alimentés par carburateur puis la version à injection électronique fait son apparition en 1993 pour se conformer aux normes Euro 1. Conçu au départ pour une cylindrée de 999cc, il sera ensuite décliné dans des versions de 769cc, 1108cc, 1242cc à partir de 1993 et 1368cc à partir de 2003, en 8 ou 16 soupapes, dont certaines équipèrent des modèles Tata et la Ford Ka 2e génération.

Les Fire ont régulièrement évolué, avec les Super-Fire à culasse multisoupape et injection multipoint en 1997, la version T-Jet du 1.3 en 2007 ou encore l’inauguration du système de commande d’ouverture de soupape MultiAir en 2009. Les Fire ont ainsi eu une longévité exceptionnelle, que Fiat a bien eu du mal à remplacer (comme avec le TwinAir qui n’eut pas les résultats escomptés). Depuis 2016, la nouvelle génération des moteurs Firefly, pensés pour s’adapter aux nouvelles normes anti-pollution, a commencé à prendre la relève mais avec toujours les mêmes principes conducteurs d’intégration, de réduction des pièces et de rapport coût/rendement optimal.Images : Fiat, autotecnica, wikimedia

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36 Commentaires sur "Le moteur FIRE de Fiat tire sa révérence"

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Scott
Invité

Cest un bloc fonte??

zafira500
Invité

Oui il me semble.

polo
Invité

ça reste de l’acier avec un taux de carbone plus élevé

Scott
Invité

Ol ressemble au tu5 de chez psa

zafira500
Invité

Le moteur Fire était à l’origine un projet commun Fiat/PSA (chez le français il devait s’appeler Xo). Ceci pourrait expliquer cela (le Fire est quand même antérieur au TU).

wizz
Membre

https://blogautomobile.fr/psa-la-francaise-de-mecanique-fin-du-voyage-pour-la-lignee-tu-255248

Le Fire est antérieur de….1 an par rapport au TU
Grosso modo, les 2 projets sont partis plus ou moins au même moment, chacun de son côté, lorsque le projet en commun ne pouvait pas aboutir, dès le début ou à peine commencé

zafira500
Invité

Le développement du Fire doit être plus ancien puisque l’accord entre Fiat et PSA à été signé en 1979. Après, je n’ai pas trouvé plus d’info sur la gestation du TU (à part qu’il remplace le moteur X).

wizz
Membre
le développement du Fire est plus ancien (que sa date de sortie) cela va de soi. Mais grosso modo, pour que 2 moteurs similaires sortaient à 1 an d’intervalle, leur genèse étaient proche aussi maintenant, rien ne dit que le Fire ait été développé avant le TU. Ce dernier est une (lointaine) évolution du X. PSA et Fiat auraient été rapidement en désaccord. PSA aurait voulu développer un moteur basant sur le X dont il possédait déjà usine, machines, process, alors que Fiat aurait préféré repartir d’une feuille blanche. De ce fait, le moteur TU aurait très bien débuté son… Lire la suite >>
zafira500
Invité

@wizz
Même si je suis dans l’ensemble d’accord avec toi – le moteur TU est bien une évolution du X – il ne faut tout de même pas oublier que finalement, c’est Fiat qui a développé seul le Fire (il a été conçu par ses ingénieurs et fabriqué à Termoli), PSA s’étant retiré avant.
Le sujet étant la ressemblance entre le Fire et le TU5, le premier était un moteur 100% nouveau. D’ailleurs, à l’origine, il ressemblait à ça :
https://www.sevpauto.fr/media/catalog/product/cache/2/image/700×700/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/3/UNO%2045%20SUPER%20FIRE/00003-00273431-00001276/273431%201276A.jpg
(Il fut même présenté avec un cache moteur rouge, plus classe 🙂 ).

Sasha
Invité

Moteur indestructible !

Rickyspanish
Invité

J’ai toujours ma première caisse, une Punto de 1994 avec un Fire 1.2 60… pas très puissant mais idéal pour la ville et le péri-urbain avec ce qu’il faut sur les 3 premiers rapports. Un bon entretien régulier et le moteur tient bien, par contre, j’ai du faire changer le joint de culasse, une faiblesse sur certaines versions…

Thibaut Emme
Admin
Perso c’était le 75 ch de 96 (ELX) 🙂 mais après 237 500 km et 17 ans de bon et presque loyaux services je l’ai laissé partir dans le grand garage dans le ciel 😀 😛 Principalement car mes trajets sont hors agglo et que les véhicules d’avant 2000 sont des boites en fer blanc niveau crash test, et pas d’airbag dans ces générations 🙂 1 joint de culasse, une électronique rigolote après 150 000 km (genre témoin d’injection qui s’allumait quand il voulait, même moteur chaud, détruisant joyeusement prématurément le silencieux et qui n’avait pas d’explication selon la concession… Lire la suite >>
Rickyspanish
Invité

Pour le témoin d’injection : le plus souvent, c’est sonde lambda ou capteur de température ou boîtier papillon encrassé à nettoyer et à régler. Sentimentalement, j’y suis très attaché donc je fais le nécessaire pour qu’elle reste en bon état, même si financièrement ce n’est parfois pas justifié…

Thibaut Emme
Admin

lambda changée, tout le reste vérifié…
Ah si j’oubliais une casse d’un ressort de soupape…qui heureusement n’a pas entrainé plus de m…es.

Pour le côté financier…on m’a souvent demandé pourquoi je mettais (à l’époque) 1000 € pour la remettre en bon état…
1000 € tous les 2 ans, même tous les ans, c’est moins que la perte en valeur d’une voiture récente…donc financièrement ce n’est pas plus déconnant que de changer de voiture.
La question se pose s’il y a largement plus de frais et que ces frais ne permettraient pas d’envisager X années serein.

Rickyspanish
Invité

Tout à fait. Elle me rend bien des services. J’évite ainsi de prendre ma Bravo sport diesel pour des petits trajets et cette dernière évite les risques de dégradation dans les parkings de supermarché.
Je me fixe une enveloppe d’entretien annuelle pour mes véhicules et pour la Punto, le coût de l’entretien est largement inférieur ou coût financier qu’aurait une véhicule plus récent pour la remplacer.

SGL
Invité

Fiat a fait dans son histoire des formidables choses, autos, GMP, etc.
Malheureusement, depuis 10 ans au moins, la cadence des bonnes choses a fortement diminué !
J’espère que cela ne sera plus le cas d’ici 2025, ils ont le potentiel !

AXSPORT
Invité

Sympa !!
🙂

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