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La révolution des auto-écoles en ligne

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Traditionnellement, les auto-écoles sont des entreprises avec une boutique physique et des moniteurs salariés. Mais cela, c’était avant la révolution numérique et la fameuse auto-école 2.0.

Comment ça marche ?

En septembre 2014, la première de ces auto-écoles « nouvelle génération » (ou dématérialisée) a reçu l’aval des autorités pour se lancer. Pour avoir son code de la route, plus besoin de se déplacer physiquement à l’auto-école. Entraînements en ligne, des milliers de questions thématiques et 20 tests blancs pour vous mettre en condition avant le passage de l’examen. Cet examen se passe avec la Poste comme il est possible depuis 2016.

Pour la conduite automobile, vous prenez rendez-vous dans l’un des 260 points en France et vous prenez des leçons avec l’un des moniteurs titulaires du Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière 19(BEPECASER). Ici, contrairement à d’autres concurrents qui passent par des moniteurs indépendants, ce sont des salariés. Ce n’est donc pas de l’ubérisation. L’absence de locaux physiques permet de proposer des prix 40% moins chers qu’une formation classique. Cela peut même descendre encore plus.

Conduite accompagnée, formation accélérée en 30 jours, ou Permis B, en fonction de vos envies vous sélectionnez différents choix. Il y a même la possibilité de passer le permis de conduire moto par cette formule. C’est vous qui décidez du planning. Une vraie éducation routière à la carte et une souplesse qui séduit de plus en plus de monde.

Le permis de conduire reste un incontournable

Il faut dire que le permis de conduire est un budget conséquent en temps normal. Or, l’ex-papier rose (format carte de crédit désormais) est toujours un sésame pour une plus grande liberté. En effet, les réseaux de communication en France sont tels que la voiture reste indispensable dans bien des cas pour ne pas perdre un temps infini dans les transports et une fortune en taxis/VTC.

Cela évite bien souvent de devoir repasser immanquablement par Paris ou de changer 3 fois de train. Sans parler de la possibilité d’être mobile et libre de ses mouvements à l’étranger avec la validité du permis à l’international.

Dans la « France périphérique » la voiture est toujours obligatoire pour trouver un travail, accéder à certains services de l’état ou même à la culture. Récemment, une étude Ipsos-Vinci Autoroute a montré que 75% des Français vont au travail en voiture quotidiennement. C’est loin devant les 9% qui prennent le bus, 7% en métro et 6% à vélo ou trottinette. Des trajets quotidiens qui ont évidemment un coût mais surtout qui nécessitent évidemment d’avoir un permis en bonne et due forme.

A partir de 699 euros le permis, plus d’excuse

On estime à 700 000 le nombre de conducteurs qui roulent sans le précieux sésame. Beaucoup arguent du manque de temps ou du prix de la formation. D’autres, après un grand excès de vitesse et un permis annulé ne le repassent pas. Pourtant la conduite sans permis est un délit qui peut amener à de graves conséquences. L’impétrant risque 1 an de prison et 15 000 euros d’amende, peines doublées en cas de récidive.

Avec ces auto-écoles, « nouvelle génération », il faut redoubler de mauvaise foi pour ne pas trouver le temps de passer son permis de conduire. Vous pouvez même passer le code en candidat libre pour moins de 20 euros. Pour moins de 700 euros passer le permis en moins de 4 mois. Imbattable non ? Et ces auto-écoles 2.0 affichent des taux de réussite au permis de plus de 80%. On n’est pas sur une formation au rabais.

Les auto-écoles traditionnelles sont évidemment agacées par ces nouveaux entrants qui bouleversent les codes établis. Mais, si elles ne s’adaptent pas, elles pourraient vite faire partie du passé comme d’autres entreprises n’ayant pas su (ou voulu) voir la révolution numérique de leur profession.