Accueil Opel Essai Opel Insignia Grand Sport GSi 260 ch

Essai Opel Insignia Grand Sport GSi 260 ch

3555
34
PARTAGER
Essai Opel Insignia GSI (2018)

De l’aveu même d’Opel, l’an passé on prenait le volant d’une Insignia Grand Sport qui avait peu de chance de traverser le Rhin. Cette version 4X4 essence de 260 chevaux a priori ne convenait pas du tout à notre marché. Et puis on nous a passé un coup de fil…

Le retour du badge GSi

C’est à l’aéroport de Marseille que nous découvrons notre monture du jour. Une Opel Insignia Grand Sport pas comme les autres. Elle remet au-devant de la scène trois lettres synonymes de Sport à Rüsselsheim : GSi. Et pour se différencier du reste de la gamme, la berline se pare de quelques bijoux, histoire de briller un peu plus sur les routes.

Essai Opel Insignia GSI (2018)

Logiquement les designers se sont concentrés particulièrement sur les boucliers. A l’avant, on note ainsi les deux entrées d’air entourées de deux grosses pièces façon alu brossé. Ajoutez à cela un parchoc arrière agrémenté de deux larges sorties d’échappement. Sans oublier un becquet de coffre. Surtout, on ne peut pas passer à côté des énormes jantes superbes, qui fuient les trottoirs comme la peste.

Des sièges hyper confortables et enveloppants

A bord, comme un peu trop souvent dans les versions dynamiques, il faut sortir la loupe pour voir ce qui change. Cela étant on exagère, car les somptueux sièges enveloppants nous informent assez clairement sur le vice de cette Insignia pas comme les autres. Simplement, il n’y a guère de différences avec les déclinaisons les plus huppées de la gamme. Heureusement cet habitacle s’avère plutôt de bonne qualité.

Essai Opel Insignia GSI (2018)

On reste cependant à distance raisonnable de ce qui se fait de mieux sur ce segment de marché. Il ne manque rien en termes d’équipements, que ce soit du côté des aides à la conduite, ou des petites attentions comme les sièges chauffants, ventilés et massants. On se sent dans un bon environnement pour aligner les kilomètres plutôt sereinement. Mais on a aussi envie de se lancer à l’assaut d’une piste.

Des pneumatiques de très haute performance

Ça tombe bien, se trouve sur notre route un des sites d’essais de Michelin, à Fontange près de Salon-de-Provence. Car cette Insignia Grand Sport GSi dispose de gommes Pilot Sport 4 de la gamme du manufacturier de Clermont-Ferrand. Et on peut d’ores et déjà vous dire qu’ils participent grandement à la performance de la berline allemande. Sur sol mouillée, ils assurent à notre belle rouge une bonne tenue de cap, avec une glisse tardive facilement gérable, notamment dans une des courbes à rayon moyen que l’on aborde à 80 km/h.

Essai Opel Insignia GSI (2018)

Sur le sec, toujours en mode compétition, ESP débranché et antipatinage permissif, là aussi les pneumatiques encaissent fermement l’exercice du slalom. Pour soutenir la motricité, la transmission intégrale tient son rôle. On aimerait quelque chose d’un peu plus radical encore. On sent bien qu’un tarage un peu plus ferme, aiderait à maximiser l’agrément en conduite rapide. Mais Opel tenait manifestement à garder un bon niveau de confort pour les rouleurs.

Un moteur à l’ancienne

Côté moteur, on a le sentiment d’avoir perdu une partie des 260 chevaux en route. En fait la puissance se distille sur une large plage, et il faut aller chercher la cavalerie assez haut dans les tours. Sur ce point, l’Insignia GSi nous rappelle un peu les berlines dynamiques d’antan. Mais dans un monde où les turbos soutiennent la nervosité à bas régime, on reste un peu sur notre faim.

Essai Opel Insignia GSI (2018)

La transmission 8 rapports assure le coup du moment qu’on ne lui demande rien. Elle passe les rapports de façon fluide, au bon moment. Surtout quand on fait de la route sans s’énerver. Quand on essaie de prendre la main sur la vitesse engagée via les palettes, à la descente comme à la monté, on regrette un manque de réactivité qui là encore, nourrit notre frustration. Car cette berline a clairement du potentiel !

Un malus qui vient gâcher la fête…

Cependant elle aura bien du mal face aux meilleures berlines du genre. Peut-être pour laisser la place à une hypothétique OPC. Avec un tarif frisant les 47 000 €, elle semble avoir une chance pour peser, compte tenu de sa dotation de série importante. Sauf que le malus vient tout gâcher… Il est maximal, 10 500 € pour l’essence et le diesel de 210 ch. Mais elle existe bel et bien au catalogue !

+ ON AIME
  • Look élégant et sportif
  • Richesse des équipements
  • Monte pneumatique
ON AIME MOINS
  • Pas assez radicale
  • Boite manquant de réactivité en conduite rapide
  • Malus décourageant

 

OPEL INSIGNIA GSI
Prix (à partir de) 46 730 €
Prix du modèle essayé 46 730 €
Bonus / Malus 10 500 €
Moteur
Type et implantation 4 cylindres en ligne essence – Turbo – Injection directe
Cylindrée (cm3) 1998
Puissance (kW/ch) 191 / 260
Couple (Nm) 400
Transmission
Roues motrices Intégrale
Boîte de vitesses Automatique à 8 rapports
Châssis
Suspension avant Pseudo McPheron
Suspension arrière Multibras
Freins Avant: disques 435 mm
Jantes et pneus 20 pouces / Michelin Pilot Sport 4S
Performances
Vitesse maximale (km/h) 250
0 à 100 km/h (s) 7,2
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) 11,2
Cycle extra-urbain (l/100 km) 7,1
Cycle mixte (l/100 km) 8,6
CO2 (g/km) 197
Dimensions
Longueur (mm) 4910
Largeur (mm) 1871
Hauteur (mm) 1445
Empattement (mm) 2829
Volume de coffre (l) 490
Réservoir (l) 62
Masse à vide (kg) 1683

Poster un Commentaire

34 Commentaires sur "Essai Opel Insignia Grand Sport GSi 260 ch"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
labradaauto
Invité
grosse auto qu’on veut conserver confortable. Il vaut mieux et je préfère qu’on reste dans la limousine dès qu’on lit une telle masse 1700 kg à 1900 kg sur la route, la bascule. C’est bien. Le système haldex doit être reconduit. caractère moteur: Opel a toujours défini une distribution avec des diagrammes longs temps d’ouvertures des soupapes. (Il faut prendre les tours sinon, on « rame ») N’est pas décrit si on opte pour de la variation de levées qui s’avérerait moderne et pourrait intégrer un calage économique tout à offrant la puissance surtout quand besoin est. Pour un véhicule de ce… Lire la suite >>
labradaauto
Invité

…ai fait qq km dans la voiture de fonction d’un ami ! (ANCIEN MODèLE) bonne auto agréable à rouler ! mais de nombreux soucis mécaniques pour son propriétaire gros rouleur: diesel : turbo remplacé à 80mille km en Corse, puis casse moteur, puis bruits de boite….remplacement du véhicule par une Mazda 6 en 2017 neuve qui avait laissé un bien meilleur souvenir au gros rouleur sur un modèle mazda 6 dans le passé – Mais on ne donne pas une fiche d’identité sur un vécu unique. On a là une nouvelle voiture.

panama
Invité

Il y en aura bien quelques unes immatriculées en France (genre voiture de directeur de concession Opel) en essence mais bon, sinon : achetez une BMW.

SGL
Invité

L’avantage sur une BMW est d’avoir une auto d’une qualité proche sans avoir à payer la marque !

SGL
Invité

En plus, BMW ne propose plus de 6 cylindres à ce niveau !
Franchement l’intérêt ?

greg
Invité

La Propulsion et le plaisir associé?

AXSPORT
Invité

Elles sont hélas quasiment toutes en 4RM et BVA sur le transfigurateur BM français………

AXSPORT
Invité

configurateur

Lolo
Invité

Pas de 6 cylindres non, mais propulsion, moteur plein à tous les régimes et une boîte auto au top… sans parler du reste, ça fait déjà pas mal !!!

SGL
Invité

Propulsion pour l’Opel !?… ce n’est plus l’Omega !

SGL
Invité

Ôtez-moi d’un doute, cette Opel avant d’être intégrale est bien une traction à la base !? 😯

pcur
Invité

Avantage de la revente aussi…car autant sur certains modèles la tenue de la côte des premiums est exagérée mais sur une grosse berline essence comme celle ci la différence de décote avec une BMW essence va être énorme (et ne parlons même pas du malus…)

Kaizer Sauzée
Invité

Encore un soi-disant essai qui ne fait que reprendre la dossier de presse.
Vous n’avez jamais mis vos fesses dans cette auto.
Au fait, où sont les essais de l’Alpine et de la Mégane RS ???

ART
Invité

Le téléphone était en panne…

SGL
Invité

Super Auto !
Fortement recommandable (et je le disais déjà avant le rachat d’Opel par PSA)

Fred21
Invité

Elle peut bien être excellente mais 10500 de malus (env 20% du prix), ça dissuade …
Dans quoi, un acheteur va accepter de mettre 10500 de malus ?
Quelle sera sa côte dans 4 ans ?
L’acheteur acceptera pour du M, SQ, RS et cie mais Opel, je doute.
Il suffira de tenter de chercher à en voir une pour être convaincu.

SGL
Invité
Ah ! Mais le malus est le même pour tout le monde ! … La punition est pour tout le monde. A part que l’Opel est au juste prix au neuf tandis que les BAM on paye la marque… et la différence est importante. De plus, la décote des BAM, sur 18-36 mois, contrairement à la légende urbaine, est astronomique. L’Opel perdra autant en pourcentage, mais beaucoup moins en réel ! Il faut acheter une auto pour ses qualités propres pas seulement pour l’image et l’histoire de marque. BAM ou Opel dans 10 ans cela vaudra, de toute façon, 0… Lire la suite >>
Fred21
Invité

Mais SGL, tu ne feras jamais acheter une Renault à 50 000 et pas plus une Opel. Même combat …
Et tu n’empêcheras jamais l’acheteur de vouloir 4 anneaux, une étoile ou 2 haricots plutôt qu’un éclair même si ton produit à l’éclair est de qualité.
L’achat, et surtout à ce niveau, ne relève pas que de la logique, la passion et l’image existent et prennent une part plus importante que dans le choix Clio/Polo.

SGL
Invité

Ok @Fred21, Opel n’a pas l’aura des BAM, surtout en ce moment, c’est certain.
Pourtant, jadis, du moins, il y avait beaucoup d’amateurs des grosses Opel… Peut-être l’association avec une vieille Corsa n’arrange pas l’image de marque.
L’image de marque est souvent dégradée par les modèles d’entrée de gamme ou de modèle vieillissant.
Faudra à l’avenir qu’Opel trouve sa voie spécifique, car tous les modèles Peugeot et Citroën vont être proches des Opel d’ici 2024, techniquement parlant.

Fred21
Invité

Opel comme Ford vendaient les Commodore ou Granada dans les années 70 mais c’était à l’époque ou les gammes BMW ou Mercedes n’étaient pas ce qu’elles sont devenues, Audi était insignifiant et VW avait 2 modèles.
Fiat était même capable de commercialiser une Dino.
Depuis généraliste, c’est généraliste et les tentatives de remonter au niveau où tu étais, en 70 voire 80, ne sont que des échecs.
Il n’y a plus que la solution de recréer une marque (ex Lexus) avec le temps ou d’en absorber une (ex Volvo, Jaguar).

Thibaut Emme
Admin

Skoda n’est-il pas parti de la magnifique et technologique Felicia pour arriver à faire des clones de VW meilleurs que les originaux ?

SGL
Invité

Felicia — > Superb… belle évolution !

Fred21
Invité

« Faudra à l’avenir qu’Opel trouve sa voie spécifique, car tous les modèles Peugeot et Citroën vont être proches des Opel d’ici 2024, techniquement parlant. »
Avec la réunion des 3 généralistes, aujourd’hui, il semble bien que Citroën devrait se transformer en Audi, ce qui était peut être moins évident dans les années 70 ou 80.

wizz
Membre
au contraire fred ça aurait été probablement plus facile dans ces années 80. Le commerce mondial n’était pas aussi débridé comme aujourd’hui. Le marché de l’automobile était encore verrouillé plus ou moins. Le « cheptel » (la clientèle) était quasiment garanti. Citroen aurait pu monter en gamme, s’éloigner de Peugeot qui pourrait inversement ratisser davantage vers le bas. Au lieu de cela, les 2 offres étaient en concurrence totale: des véhicules similaires, vendus dans les même pays, dans les même villes à la même clientèle. Et parfois, dans une même avenue, le concessionnaire Peugeot est quasiment en face de celui de Citroen,… Lire la suite >>
koko
Invité

Et si on l’achète d’occasion avec 10 kms au compteur, il n’y a plus de malus pour un VO, non ?
Genre c’est la concessionnaire qui paie le malus.

wizz
Membre

soit une remise de 10500€!!!

c’est « back into the abysse » en 4eme vitesse…

miké
Invité

Renseigne toi, il y a un malus vo depuis cette année

SGL
Invité

Oui un malus dégressif, il me semble.

Fred21
Invité

« D’un côté, un malus spécialement étudié pour les véhicules d’occasion. Celui-ci frappera toutes les transactions de véhicules de 10 CV fiscaux et plus : 100 € de malus pour les 10 à 11 CV, 300 € pour les 12 à 14 CV, 1000 € pour les 15 CV et plus. La taxe est réduite d’un dixième par année d’ancienneté du véhicule. »
http://pro.largus.fr/actualites/les-malus-2018-definitivement-adoptes-le-detail-point-par-point-8920393.html

4aplat
Invité

J’ai mal compris ou la version GSI est dispo avec un diesel de 210 ch ?

SGL
Invité

Oui, c’est qu’une finition sportive associé aux gros moteurs de la marque… enfin ce n’est pas OPC !

wpDiscuz