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Le blog auto en visite chez Michelin : l’histoire (2/2)

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Suite de l’histoire du pneu Michelin, recueillie par le blog auto au musée de la marque auvergnate sur le site de Cataroux. Après les débuts et les premières inventions, Michelin se développe rapidement partout où il y a des roues à chausser de caoutchouc.

De l’air dans les airs
Outre l’automobile, Michelin porte un regard particulier à l’aviation. Les deux frères créent en 1908 la Coupe Michelin de l’Aviation qui récompense le pilote qui double, dans l’année, la plus grande distance parcourue l’année précédente. En 1911, c’est Eugène Renaux qui remporte le Prix Spécial Michelin après avoir tourné autour de l’Arc de triomphe à Paris, rallié Clermont-Ferrand et s’être posé au sommet du Puy de Dôme en 6 heures.

Lorsque l’Europe s’embrase en 1914, Michelin se lance activement dans l’effort de guerre en construisant 1584 avions Bréguet, un bombardier, à une cadence de 7 appareils par jour. En 1916, la première piste d’envol et d’atterrissage en béton au monde est inaugurée à Aulnat. Elle est devenue depuis l’aéroport de Clermont-Ferrand. A la fin de la guerre, le Bréguet sera surnommé l’avion de la victoire et reconverti au service de l’Aéropostale.

Au retour de la paix l’aviation ne sera pas oubliée. Michelin sera le premier à mettre au point le pneu radial pour l’aviation avec le Michelin Air X. Plus tard la firme clermontoise sera choisie par la NASA pour équiper les futurs véhicules lunaires…
Breguet 14

Comme sur des rails
L’entreprise entreprend en 1929 d’adapter son expérience au chemin de fer. Avec le pneu, de multiples avantages sont au rendez-vous : la vitesse est augmentée, la distance de freinage est réduite, le matériel ferroviaire s’use moins vite et les passagers voyagent dans un confort jamais vu.

A partir de 1932, Michelin met en circulation la Micheline, un engin à nez de camion et une partie arrière d’avion. Près de 200 Michelines verront le jour pour aller rouler sur les chemins de fer français, anglais, italiens, norvégiens, tchécoslovaques ou même malgaches.

Michelin réadaptera plus tard, en 1951, son invention au métro parisien et au tramway clermontois.
Micheline Diesel experimentale_Angleterrre en 1936-1937

La révolution radiale
Plus léger, plus résistant à l’échauffement, plus stable et plus maniable. Voilà ce qu’apporte au pneu la technologie radiale, mise au point par Marius Mignol. Dès son brevet déposé sous le nom de Michelin X en 1946, cette structure va permettre à Michelin de franchir un nouveau palier dans son développement international. En 1966, le groupe Ford Motor Company décide d’équiper sa Lincoln Continental Mk III de cette technologie. La réputation de Michelin aux Etats-Unis s’envole.

Les années suivantes, Michelin va adapter le radial à tous les domaines où il avait posé son morceau de caoutchouc : les poids lourds en 1952, les engins agricoles en 1979, les avions en 1981, les motos en 1984 et également les tramways, métros, sans oublier la compétition, jusqu’à la Formule 1 à partir de 1977 avec Renault, le premier titre étant obtenu en 1979 avec Ferrari.
Cage a mouche 1946_2

Et maintenant ?
Au fil de ces 122 ans d’existence, la société Michelin n’a pas arrêté de grandir. Aujourd’hui, le groupe Michelin englobe 15 autres marques de pneumatiques ou de revendeurs comme Euromaster par exemple. Il possède 70 sites de production répartis dans 18 pays, où les quelques 111 090 employés à travers le monde participent de près ou de loin à la production de 176 millions de pneus et 10 millions de cartes et de guides.

Avec un chiffre d’affaires de 17,9 milliards d’euros en 2010, Michelin est leader du marché mondial et produit des pneus de tourisme, de poids lourds, d’avions, d’engins de génie civil, de deux roues et d’engins agricoles.

L’entreprise continue bien évidemment de développer de nouvelles idées comme par exemple l’Active Wheel qui intègre, en plus du pneu, la suspension, le frein et le moteur électrique. Exit donc l’embrayage, l’arbre de transmission et le différentiel et le moteur disparait de son compartiment…
DCF 1.0

Tous ces épisodes, et d’autres, sont racontés avec force détails et de nombreuses pièces de collections au musée de l’Aventure Michelin, où nous les avons recueillis, sur le site historique de Cataroux à Clermont-Ferrand. Une visite à ne pas manquer pour l’amateur d’automobile de passage dans cette région.

L’histoire Michelin illustrée (crédit photo Michelin) :
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5 Commentaires sur "Le blog auto en visite chez Michelin : l’histoire (2/2)"

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MEGAGUN
Invité

un beau conte de noel

LOL
Invité

Il serait possible de connaître les marques que englobe Michelin ?

Arnaud REMY
Invité

Les marques BFGOODRICH®, KLEBER, UNIROYAL, TIGAR, KORMORAN, RIKEN, TAURUS ou WARRIOR

T
Invité

Uniroyal fait partie du groupe Continental…

bab
Invité

le 1er a adopter le radial fut lancia pour son aurelia coupé, en sérioe certes plus limitée que ford.

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