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Essai Noble M600: Le joyau de la Couronne dérobé (2/2)

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Pendant qu’on admire ce cocon, deux détails attirent l’œil et font trembler les phalanges autant que le cœur. Le premier étant cette copie simpliste d’un manettino qui se règle sur trois positions : Road, Track et Race. Il agit directement sur la consistance de l’accélérateur et sur l’antipatinage. L’autre particularité de cette molette, c’est qu’elle transforme la voiture en lui donnant le soin de produire respectivement 459ch, 559ch et 659ch. Si vous avez les tripes, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Mais alors que l’on croyait l’antipatinage comme étant le seul tue-la-joie présent dans la M600, un loquet rouge situé en dessous de la commande de boite, exclusivement manuelle, permet de le déconnecter totalement…
Au volant, cette Noble fait oublier son caractère angoissant et se montre d’une relative progressivité. La course généreuse de l’accélérateur et les turbos tempérés permettent de doser correctement la cavalerie. Les embouteillages monégasques au charme inimitable (une Lamborghini Murcielago SV devant, une Bugatti Veyron derrière, what else) offrent la possibilité de se rendre de compte du couple disponible à bas régime. Même en 2ème ou en 3ème la voiture reprend et s’élance avec vigueur jusqu’en haut du compte-tour, effaçant le caractère on/off des moteurs turbo, dans une sonorité caverneuse soutenue par la chorale des dump valves. La motricité, pour une pure propulsion, est exemplaire et catapulte le conducteur de 0km/h à 100km/h en 3,0 secondes. La direction renvoie une quantité d’informations non négligeables et le calibrage en ferait presque oublier la présence d’une pompe d’assistance. Sa capacité à changer de cap est honorable, surtout lorsque l’arrière se dérobe. Forcément, en mode Race et sans antipatinage, il ne faut pas espérer de miracles. Mais la danse s’effectue de manière prévenante et donnerait presque confiance tant la facilité est au rendez-vous. Je ne m’y essayerai pas dans une ville avec une voiture à 232 000€. En revanche, le véritable anglais qui m’accompagne n’hésite pas à reproduire l’exercice plusieurs fois, ce qui est loin de m’en déplaire. Une fois à l’arrêt on se pose alors quelques questions. La voiture se veut, selon Noble, conceptuellement et philosophiquement proche de la Ferrari F40. Comment une voiture aussi progressive en tout point se permet de perpétuer la méchanceté d’une italienne qui donne des coups de pied aux fesses à tout va avec ses turbos typiques des années 80 ? D’un tout autre coté c’est quasiment louable tant la conception et les sensations sont du même acabit.

IMG_4802

Ces quelques kilomètres, certes urbains, m’ont mis une claque et l’écriture de ce papier est amplement justifié. Je cherche encore de défauts à cette M600. Peut-être le prix, un peu élevé pour la catégorie? Mais même à ce tarif, elle se place comme une bonne affaire. On pourrait très bien s’acheter une Ferrari 458 Italia ou Lamborghini Gallardo, mais niveau authenticité, tant au niveau de la conduite que de la production (50 exemplaires entièrement fait à la main), on repassera. Qui plus est avec des performances dignes de la catégorie supérieure. La vitesse maximale est donnée pour 360km/h en passant par les 100km/h en 3,0 secondes. Sans ABS, ESP, climatisation,… le rapport prix/équipements en prend pour son grade bien entendu, mais c’est pour la bonne cause. Une perle comme on en fait plus, dans un contexte politique de plus en plus effrayant. Un bijou qui pourrait trouver sa place sur la couronne, entourée d’autres excentricités anglaises à quatre roues!

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A voir également : Galerie Noble M600
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10 Commentaires sur "Essai Noble M600: Le joyau de la Couronne dérobé (2/2)"

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Tibo35
Membre

Bravo! Veinard 🙂
Merci pour ce papier et ces toujours très jolies photos de la Noble.
J’adore le style « old school » de cet engin (seuls les feux avants me laissent un peu sur ma faim) mais elle est franchement belle.

Invité
Oui, en photos elle pourrait manquer un peu d’élégance avec ses porte-à-faux aux formes un peu « carré », mais non, elle est très réussie en vrai. Avec 10cm de moins en hauteur, autrement plus racée qu’une Audi R8, trop haute pour se la jouer supercar (d’un point de vue esthétique). Sans doute le plus beau son (et pas que ça ) de l’évènement à Monaco (ah les normes anti-bruit…), quel beau V8 accompagné de ses 2 turbos, un vrai plaisir à entendre sous le tunnel. Surtout à l’extérieur! bin, oui, tout le monde ne peut prétendre être à son volant 😉
Raph
Invité

Et qui viendra dire que Volvo fait pas des moteurs sportif?????????

http://volvopassion.skyrock.com

Beniot9888
Invité

Moi par exemple :

Volvo ne fait pas de moteurs sportifs.

Voilà, j’espère que ça t’a fait plaisir, tu l’a réclamé 2 fois ! D’autant que ce moteur n’a pas grand chose à voir avec celui qu’on peut retrouver sous le capot de certains Volvos.

DiZeL
Membre

Sur que ce moteur a été largement amélioré par Noble. Par contre, le 5 cyl 2.5l de la Focus RS…

Same Yumako
Membre

Je n’ai pas honte de dire que sur cet essai, je suis atrocement, indéniablement, irreversiblement, JALOUX !!
Ouh le vilain moi, je sors tellement je me dégoûte.

xcocote
Invité

Des défauts, j’en vois 2 à priori , commun à tout les noble :

– pas de version conduite à gauche.
– homologation à titre isolé, donc grosse galère administrative en perspective.

Maintenant, peut-être qu’ils ont fait des efforts ces derniers temps pour nous autres frenchies…

Membre

En même temps pour la paperasserie administrative quand on à les moyens d’acheter une voiture pareille tout se simplifie …

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