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Ferrari 250 LM : « Mal aimée » de la Scuderia

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Participant souvent à des brocantes ou vide-greniers de toute la France, il m’arrive de faire des trouvailles en modélisme et de plus à des prix quelques fois très intéressant. Durant ce grand week-end du 8 Mai, j’ai pu agrandir ma collection de voitures. Mon choix s’est arrêté sur une 250 LM de 1966 ayant participé au GP de Monza de marque Burago. Cette voiture est considérée comme la « mal aimée » de Ferrari. Essayons de comprendre pourquoi ?

 

 

 

Suite au triomphe de Ferrari en 1963 au Mans, la Scuderia se voit gratifier des deux couronnes mondiales en Sport avec la 250 P et en GT avec la 250 GTO. Cependant, Ferrari ne souhaite pas s’endormir sur ces lauriers surtout que Ford a présenté le nouveau programme avec sa GT 40. Enzo Ferrari est inquiet de cette berlinette animée par un puissant V8 à moteur central et pressent que cela peut être une véritable concurrente à sa GT à moteur avant. Face à cela, Enzo va réagir très vite et construire ainsi une GT à moteur central, la 250 LM va naître.

 

Le projet est lancé au printemps 1963 et mené tambour battant et la 250 LM (250 pour la cylindrée unitaire et LM pour Le Mans) est présentée en septembre dans la cour d’usine de Maranello. Étroitement dérivée de la 250 P, celle-ci en reprend les traits et explique ainsi la rapidité d’exécution du programme. Reposant sur le même châssis tubulaire, c’est le pavillon de toit qui constitue la plus grande innovation. Le toit se prolonge vers la poupe et dissimule une lunette arrière verticale. Le dessin porte la signature de Pininfarina, tandis que la carrosserie en aluminium est façonnée chez Scaglietti. Côté mécanique, la première LM reçoit le V12 « Colombo » 3 litres de 300 ch, mais les 31 autres voitures produites seront dotées du 275 (3286 cm3), mais conserveront tout de même leur appellation 250.

 

Conçue pour succéder à la légendaire 250 GTO, la Ferrari 250 LM se vit pourtant refuser son homologation en Grand Tourisme par les instances internationales de l’époque. Condamnée dès lors à un simple rôle de figurante face aux « vraies » voitures de sport, elle fut totalement délaissée, presque méprisée par Enzo Ferrari. Pas rancunière, la LM lui offrit tout de même sa 9e victoire au Mans.

 

L’histoire de la miniature trouvée dans un vide-greniers, celle-ci appartient également à Ludovico Scarfotti. Auteur de 10 départs en Grand Prix en Formule 1, il a remporté son unique victoire au GP d’Italie à Monza en 1966 au volant d’une Ferrari 250 LM. Cette victoire surprise lui permet de devenir très populaire en Italie. Malheureusement, ce succès fut sans lendemain et on ne revit plus Scarfiotti sur un podium de Formule 1. Scarfiotti était également un bon pilote d’endurance, comme le prouvent ses succès aux 12 heures de Sebring et aux 24 heures du Mans.

 

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