Souvenirs, souvenirs: Pimp my ride!

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Discrets, s’abstenir! Cette semaine, nous rendons hommage au gros son, aux gros ailerons, aux accessoires qui flashent et plus généralement, au tuning.

L’accessoirisation est un phénomène centenaire. On peut situer ses débuts aux Etats-Unis, avec l’apparition de la Ford T.
Jusque là, les voitures sont construites à la demande et chaque exemplaire est ainsi unique en soit. Avec la voiture à la chaine, les usines produisent des milliers, voir des millions de voitures identiques. Or, monsieur Smith n’a pas envie d’avoir la même voiture que son voisin! Des fabricants d’accessoires, de kits carrosseries et de pièces mécaniques apparait, sous le regard complaisant de Ford.
Dans les années 20, le crime organisé profite de la prohibition pour se développer économiquement. Les parrains affichent un mode de vie décadent et ostentatoire. La voiture fait partie de la panoplie. Il faut toujours plus de chromes, une peinture bien voyante et que tout le monde en connaisse le prix payé!
Avec la crise de 1929, les blacks fuient la misère des campagnes pour s’installer en ville (où ils espèrent trouver un emploi.) Aux Etats-Unis, le crime organisé est urbain et communautaire. On voit donc apparaitre des malfrats blacks et ils se tournent vers un secteur négligé, la prostitution. Les proxénètes (ou « pimp ») copient le style des criminelles blancs.
En 1967, Iceberg Slim, un ancien proxénète, publie une autobiographie, Pimp. Le livre de Slim et son apologie d’un mode de vie, inspire des générations de gangs blacks. On retrouve son gout des manteaux de fourrure et des Cadillac dans les films de blackxploitation ou le gangsta rap. Même l’émission de MTV, Pimp my ride, y fait indirectement référence.
Evidemment, la culture US du tuning et celle des hot-rods se mélangent volontiers, d’autant qu’elles ont les mêmes origines. Il est difficile de tracer une ligne.

De l’autre côté du Pacifique, dans l’immédiat après-guerre, le crime organisé japonais profite du vide étatique. Les yakusa, très organisés et très hiérarchisés, pullulent. Puisque les honnêtes Japonais sont discrets, un yakusa se doit d’être voyant! Les malfrats du bas de la pyramide adorent le tuning délirant. Il se décline en sous-familles comme le bosozoku (échappements baroques), dekotora (utilitaires tunés), itasha (avec personnages de manga sur la carrosserie) et bien sur, le drift.
Dés les années 70, les tuners US préparent des voitures japonaises et certains s’inspirent des modes de l’archipel. Néanmoins, le tournant a lieu en 2001, avec le film Fast & Furious. Le grand public US découvre le drift, avec ses voitures fluos et il devient très populaire chez les jeunes. Le Speciality Equipment Market Association (SEMA), un vieux syndicat d’accessoiristes, sent le vent tourner. Son salon annuel de Las Vegas devient un évènement incontournable. Les constructeurs japonais sont les premiers à s’y déplacer officiellement, pour mieux se rapprocher des jeunes. Puis les « trois grands » les imitent.
Comme souvent, les modes japonaises déteignent sur le reste de l’Asie. En Chine, le marché du tuning reste artisanal, mais les salons spécialisés se multiplient.

Le troisième grand pôle du tuning, c’est l’Europe. Dans les années 50-60, Allemands, Britanniques, Français et Italiens sont au coude-à-coude. Le sport automobile est en plein boum. Des petits malins montent des pièces de compétition sur leur voiture. L’essor des GTI fait le bonheur des équipementiers. En France, Frank Margerin popularise le tuning avec ses BD.
Malgré cela, les constructeurs regardent avec dédain le phénomène. Pour eux, il est synonyme de mauvais garçons, de casquettes de travers et de runs sauvages. En Allemagne, en revanche, les constructeurs prennent sous leurs ailes des officines spécialisées. Mercedes finit même par s’offrir AMG, son préparateur attitré. Volkswagen organise son propre salon du tuning, à Wörthersee.
Aujourd’hui, même les GT ont à leur tour droit à des préparations esthétiques! Chez les généralistes, les sportives s’inspirent volontiers du monde du tuning. Les constructeurs premium proposent des départements de « personnalisation ». Mais les préparateurs professionnels et haut de gamme restent l’apanage de l’Allemagne.

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Crédits photos: RWB (photo en une et photo 22), Ford (photos 1, 2, 14 et 17), Galpin Auto Sport (photo 3), GM (photos 4, 7 et 18), Volkswagen (photos 5, 8 et 23), Arden (photo 6), Rinspeed (photo 9), Mercedes (photo 10), Chrysler (photo 11), Honda (photo 12), ZIC (photo 13), Busan (photo 15 et 16), Scions (photo 19 et 25), Byd Vietnam (photo 20), Cusco (photo 21) et Alpina (photo 24)

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  1. Raph dit :

    Et tout ca fait phantasmer des générations de racailles qui détruisent des voitures et les exposent ensuite sur les parking de super marché le dimanche… Magnifique…..

  2. LOL dit :

    Il y a une différence entre la personnalisation propre et le tuning de jacky.
    A priori pour vous RWB c’est du tuning de beauf, franchement penchez vous plus sur son travail qui d’une est artisanal et de deux est efficace, il suffit de voir ce que le patron réalise en compétition avec ça 964.

    • DiZeL dit :

      Ah ? Ca j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi on devrait considérer ce que font les jackys comme du massacre et les préparateurs comme de l’art. C’est sur qu’il y a des réalisations plus abouties ou plus propres que les autres, mais c’est avant tout une question de moyen. Pourquoi devrait on considérer ceux qui ne peuvent assouvir leur passions qu’en passant par la case Norauto comme moins respectable que les autres ?

      (je précise pour moi c’est tout le monde dans la même grande poubelle…)

  3. LOL dit :

    Et les blaireaux qui tue des caisses préparer (je parles pas des modif de beauf) sont rarement les premiers propriétaire de ces jouet

  4. GTI JP dit :

    Je tiens à corriger quelques erreurs:
    -Le meeting du Wörthersee n’a jamais été organisé par VW, VW ne fait office que d’exposant. Le vrai nom du meeting est « Auto news Wörthersee »
    -Il n’y a pas de drfit dans F & F 1, le drift a surtout été popularisé par le manga Initial-D et par les fabricants de pneus 5notamment Falken en Europe)

  5. LOL dit :

    @Dizel: norauto peux avoir des pièces correct comme de la merde mais plus que l’enseigne c’est le type de clientèle qui est en cause… Quoi que des milliardaire sans aucun goût il y en a aussi, mais quand je vois des 205 rose bonbon avec un kit carrosserie mastiquer de partout ou les vidéos de meeting en Italie ou en Espagne avec des caisses HORRIBLE malgré un travail très soigné et un grand savoir faire désole mais pour moi c’est des beauf et je trouve ça horrible.

    • DiZeL dit :

      Donc pour toi c’est une question de goût. Forcément là c’est un débat sans fin pour savoir qui est le maitre du bon goût. M’enfin même si je trouve une Ssanyoung Rodius ou une Ferrari 458 particulièrement moche je ne vais pas traiter de beauf ou de blaireau ses proprios.

  6. Jean Jacques dit :

    Oh nostalgie quand tu nous tiens
    Aujourd’ hui toutes les voitures se ressemblent certes très jolie mais vous ne retrouvez plus le bruit mythique que chaque véhicule comme la coccinelle la 2 CH une époque que j’ ai eu le bonheur de connaître
    Tout va tellement vite que nous n’ avons même plus le temps d’ apprécier

    Cordialement.Jean Jacques

  7. LOL dit :

    @Dizel: oui c’est une question de goût, le mec qui fait une fuego rose elle lui plaît mais je penses qu’on sera d’accord pour dire que mise a par lui et quelques personnes, 99% des gens vont trouver ça moche, la on parle de tuning de beauf smicar, le tuning de beauf millionnaire c’est par exemple ce prendre une supercar ou une caisse au de gamme et lui faire pareil que le beauf de base c’est a dire lui mettre une couleur complètement a chier ou alors la faire couleur ou miroir.
    Le tuning est une question de goût et de bon goût.
    Par exemple la Gemballa Mirage sur base de carrera GT n’est pas du meilleur goût mais elle n’est pas horrible et si X ou Y en vois passer une il ne la montrera pas du doigts car elle est horrible mais parce qu’elle est rare alors que un beauf avec un des enjoliveurs chrome avec des néons sous la caisse celui la y 99,99% qu’il ce fasse remarquer mais pas pour son « bon » goût

    • Thibaut Emme dit :

      Il ne faut pas perdre de vue une chose essentielle…..l’un ou l’autre se fait plaisir. Après que certains n’aiment pas c’est tant mieux…c’est de la diversité que nait la richesse.

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