par Pierrick Rakotoniaina

Essai Toyota Yaris hybride de 116 ch

La Toyota Yaris de 4ème génération arrive sur le marché. La citadine « made in Valenciennes », nous l’avons prise en mains dans les environs de Bruxelles en Belgique.

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Elle change tout!

Elle garde le nom, mais change du sol au plafond. La nouvelle Yaris gagne en agressivité et donc en caractère. Dans le coloris rouge de notre modèle d’essai, elle parait même carrément sportive. Sa modernité, elle saute aux yeux via les feux leds, qui semblent avoir été piqués à la Ford Fiesta. Son bouclier avant sans complexe s’apprête à avaler la route.

Son profil tout en rondeurs se voit mis en valeur par la peinture biton donnant une impression de toit flottant. L’arrière plutôt dynamique souligne sa bouille sportive. Cette Toyota Yaris étonne avec un style clairement affirmé. Difficile de croire que la déclinaison sportive GRMN l’encanaille encore plus qu’elle ne l’est déjà. Elle apporte sa propre identité dans un segment très concurrentiel.

Moderne et bien équipée

À bord, la petite citadine change carrément de siècle. Sa présentation ne la range pas dans la catégorie des intérieurs tristounets. Les compteurs, le volant ou encore les aérateurs se distinguent par leur design atypique. L’ensemble se montre plutôt cohérent, sans oublier la présence des technologies qu’il faut en termes d’équipements. Les plastiques durs s’imposent, même si la planche de bord a droit à un revêtement moussé.

L’espace aux genoux sur la banquette arrière impressionne. Deux personnes s’y trouveront plutôt à l’aise, du moment qu’elles ne dépassent pas 1,80 m environ. Cela, on le doit notamment à l’allongement de l’empattement. Le coffre de 286 litres de capacité varie peu par rapport à la génération précédente, si ce n’est qu’il gagne un fond à deux niveaux. Un privilège rare, surtout pour une hybride.

À l’aise en ville et en dehors

On se sent plutôt bien à la place du conducteur dans cette nouvelle Yaris. On peut se placer assez bas, le volant vertical devant soi. Ce n’est pas si courant dans une voiture dédiée principalement à la ville. Son amortissement taillé pour encaisser les pavés, ralentisseurs et autres trottoirs se révèle convaincant dans l’exercice de la vie quotidienne dans la capitale belge. On n’en attendait pas moins. Elle tourne autour d’elle-même, elle s’apprécie parfaitement dans un contexte urbain.

Elle progresse de manière spectaculaire en dehors des agglomérations. Elle fait preuve sur route d’un comportement assez exemplaire. On la place facilement en courbe, grace à une direction qui n’a rien de flou. Après un début de parcours essentiellement effectué dans Bruxelles, nous nous sommes défoulés en la bousculant, avec un plaisir que nous ne soupçonnions pas. Elle peut se montrer bonne voyageuse quand cela s’avère nécessaire. Certes elle privilégie le confort, mais elle n’a rien de ridicule quand on la pousse dans ses retranchements.

Un agrément de conduite en nette hausse

Désormais elle embarque une motorisation hybride de 116 ch, composé notamment d’un 3 cylindres. Le progrès en termes de performance est net ! Elle gagne en vigueur et ne se montre pas fainéante quand il s’agit d’aller chercher toute la puissance. Son chrono du 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes en témoigne. Cette Yaris peut ainsi quitter la ville sans avoir peur de se retrouver à bout de souffle. Qu’en est-il de la boite ? Il s’agit toujours d’une CVT, dont le traitement a été bien amélioré. D’abord parce que la machine électrique offre un meilleur soutien, mais les caractéristiques de la transmission ont été revues pour limiter l’effet d’emballement du moteur.

Ce grief n’a pas complètement disparu, mais cela n’a plus rien d’agaçant. Pour le reste, elle peut désormais démarrer en mode EV parfois jusqu’à 40 km/h. La capacité de la nouvelle batterie lithium-ion lui permet de garder le thermique en veille le temps de 2 ou 3 km. Cela n’a que peu d’importance en réalité, la Yaris impressionnant surtout par sa consommation globale, qui dans notre réalité s’est établie à 4,5 litres aux 100 km. Un chiffre assez remarquable compte tenu de la moitié de notre itinéraire que nous avons parcouru à un rythme plutôt déraisonnable. Mais elle va trouver une rivale de poids sur sa route, la Renault Clio E-Tech.

Prête pour rivaliser avec une future star

À 20 950 €, elle en offre en outre pour son argent, avec notamment l’aide au maintien dans la voie, le régulateur adaptatif, CarPlay de série. Cela peut paraître un peu cher, mais les concurrentes Honda Jazz hybride et la Française évoquée plus haut s’avèrent plus onéreuses. Toutefois la force de frappe de la marque au losange pourrait bien poser quelques soucis à la Nippone « made in France ». Heureusement pour elle, ses prestations se montrent plutôt à la hauteur pour rivaliser, en plus d’une bonne réputation tenue de longue date en tant que pionnière.

Photos: Bernard Rouffignac et Bruno de Faria-Lopes pour Toyota France

+ON AIME

  •  Agrément moteur / boite
  • consommation maitrisée
  • équipements

-ON AIME MOINS

  •  tarifs en augmentation
  • volume de coffre inchangé
  • Hauteur sous plafond limitée à l’arrière

Toyota Yaris hybride
Prix (à partir de)20 950 €
Prix du modèle essayé 22 450 €
Bonus / Malus0 €
Moteur
Type et implantation3 cylindres en ligne - cycle Atkinson + élec
Cylindrée (cm3)1 490
Puissance (ch/kW)92 + 80 (116) / 68 + 59 (85)
Couple (Nm)120 + 141
Transmission
Roues motrices Av
Boîte de vitessesauto CVT
Châssis
Freinsà disques
Jantes et pneus 205/5 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 175
0 à 100 km/h (s) 9,7
Consommation
Cycle mixte (l/100 km) 3,7
CO2 (g/km) 87
Dimensions
Longueur (m) 3,94
Largeur (m) 1,74
Hauteur (m)1,47
Empattement (m) 2,56
Volume de coffre (l) 286
Poids (kg) 1 105

Pour résumer

La Toyota Yaris de 4ème génération arrive sur le marché. La citadine « made in Valenciennes », nous l’avons prise en mains dans les environs de Bruxelles en Belgique.

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