N millions de X ! Les constructeurs aiment bien communiquer les jalons de leur production, c’est un truc vieux comme Hérode pour faire parler d’un modèle même sans actualité immédiate. Mais c’est aussi un bon indicateur pour ceux qui suivent l’industrie, pour estimer la réussite ou non d’un modèle. Si on fête mettons le 50.000ème exemplaire au bout de six ans, à moins de s’appeler Aston Martin ou Lamborghini, ça n’est pas glorieux… Mais dans le cas qui nous intéresse ici, on ne peut que trouver le chiffre impressionnant.
Auteur/autrice : Pierre-Laurent Ribault
La Smart fortwo peine à s’imposer aux Etats-Unis. Malgré une arrivée au bon moment, lorsque les prix des carburants ont ouvert les yeux des consommateurs sur les avantages des petites autos, les acheteurs ne se sont pas précipités. Trop petite, trop peu pratique, trop peu en phase avec les habitudes locales. Le salut de Smart outre-Atlantique devra passer par un autre modèle, et vite. La forfour hypothétique étant aux abonnés absents, Penske Automotive, le distributeur de Smart aux Etats-Unis, a décidé de contourner le problème en annonçant hier un étonnant accord avec… Nissan. Le premier fruit du rapprochement entre Daimler et la branche japonaise de l’alliance ne sera donc pas une Infiniti sur plateforme Mercedes comme l’a laissé entendre Carlos Ghosn, mais bien une petite Nissan (la Micra, au vu du dessin diffusé par Smart) retravaillée et rebadgée par la marque du groupe allemand, exclusivement à destination du marché US, dès la fin 2011.
Fredrik Burchhardt est un jeune homme doué. Il a mis le pied à l’étrier de façon précoce lorsque, encore étudiant en design à l’école polytechnique de Pforzheim, il a signé un des dessins les plus marquants de la décennie avec l’Exelero, gigantesque coupé à l’allure maléfique et belle sur la base de la Maybach 57. Impressionné, Daimler ne l’a pas perdu de vue depuis et l’a associé au carrossier Xenatec pour la réalisation, avec l’imprimatur de Maybach, d’un coupé sur la base de la 57S.
Le dernier dimanche de septembre se tenait sur autour du petit circuit du Fuji Speedway (en contrebas du circuit FIA) une manifestation sympathique. Le magazine Best Car, poids lourd de la presse auto japonaise et grand pourvoyeur de scoops que nous nous faisons un plaisir de reprendre à l’occasion, organisait sa petite fête annuelle. Ouverte à tous, elle permettait de rencontrer à la bonne franquette l’équipe de rédaction ainsi que diverses personnalités proches du magazine. C’est le cas de Nobuhiro « Monster » Tajima venu avec sa redoutable machine à gagner Pikes Peak, offerte aux yeux des visiteurs sans plus de formalité dans le paddock et lors d’une démonstration en piste. Un engin fascinant, bien différent de toutes les machines de course qu’on a l’habitude de croiser.
Comme en F1, la fin de saison de la saison 2010 de Formula Nippon (2 courses à disputer) offre dorénavant un suspense insoutenable grâce au résultat inattendu de la course de Sugo le 26 septembre. Bernie himself ne renierait ce scénario : la première victoire d’un outsider, Kazuya Oshima, qui voit là une récompense justifiée à son début de saison en constante progression, et un faux pas des hommes en haut du tableau qui permet de resserrer les écarts avec au soir de la course 5 pilotes encore en lice dont les trois premiers en 3 points. La bonne affaire de la journée est surtout à mettre au crédit de Loïc Duval, qui avec une nouvelle pole position et une seconde place retrouve toutes ses chances pour décrocher un second titre consécutif.
Pourquoi la Porsche 911 Carrera GTS ? Première hypothèse : un pari de fin de soirée entre le responsable produit et son voisin de bar : « … Et si, mettons, je voulais une Carrera S UND une carrosserie de Carrera 4S UND un moteur de GT3. C’est pas possible, hein ? » « Ja, c’est possible ! » Seconde hypothèse : un café renversé sur le clavier pendant la saisie des plans d’approvisionnement de la chaîne 911. »Bzzzt. Bip Bip » « Ach. Personne n’a rien vu. Heureusement tout à l’air normal. »
Attention danger : l’Elise et sa collègue l’Exige sont le coeur du business de Lotus, et déjà des classiques. Il est symptomatique que le constructeur n’ait jamais osé les retoucher en profondeur depuis l’arrivée de la première Elise, préférant multiplier les éditions spéciales et les évolutions subtiles. On ne change pas une équipe qui gagne. De ce point de vue, la proposition de Lotus nouvelle cuvée pour la remplaçante est sans doute la plus risquée de l’opération Paris 2010.
Lotus a réussi à Paris ce qu’on avait pas vu depuis bien longtemps sur un salon auto, estomaquer les médias les plus blasés. Il faut dire que le constructeur d’Hethel a mis le paquet : six concepts, six, mêlant noms illustres, spécifications impressionnantes, deux, deux plus deux, berline, motorisations diverses et style radicalement nouveau. Du culot à revendre, de l’ambition comme jamais, un coffre bien rempli (d’argent ou de promesses) et plus généralement un énorme pavé dans la mare, mais il se dégage de tout ça une impression un peu étrange, sans doute venue du fait que tout cela est bien différent de ce que Lotus a été jusque-là. Réinvention géniale ou tragique et colossale erreur, il est sans doute un peu tôt pour juger. Entamons avec la plus attendue du lot, l’Esprit.
Déjà 30 ans que le constructeur allemand a démontré que la transmission intégrale ne servait pas qu’à sortir de rugueuses camionnettes des bourbiers mais qu’on pouvait aussi l’utiliser pour aller très vite et très bien sur le réseau routier. 30 ans de Quattro, qu’Audi fête de belle manière avec un très joli concept de coupé faisant écho à la première Quattro de la gamme. En fait de concept, L’Audi Quattro Concept (on fait difficilement plus sobre comme nom) semble bien proche d’une auto produisible…
Ca commence à faire un bout de temps qu’elle tourne sur les salons, sous forme de concept puis de production, mais cette fois ça y est : la Lexus CT200h est sur le point d’être commercialisée. Elle va permettre à Lexus d’augmenter son offre vers le bas tout en restant fidèle à la ligne du parti : équipée du même ensemble propulseur que la Prius et l’Auris HST, elle revendique fièrement 89g de CO2 par km.
