par Pierre-Laurent Ribault

Genève 2014 : Ferrari California T

La Ferrari California était la mal-aimée de la marque ces dernières années, la faute à un style un peu en retrait et une personnalité entre deux eaux dans l'ombre des très affirmées 458 Italia et F12 Berlinetta. Pour la cinquième année du modèle, Ferrari a pris le taureau par les cornes (si tant est que l'on puisse oser l'expression au sujet de Maranello) pour un restylage en profondeur qui s'accompagne d'une évolution significative : le retour d'un turbo compresseur sur une Ferrari de route, comme l'indique le T de la nouvelle appellation qui fait d'ailleurs écho à celui de la nouvelle monoplace de F1.

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La California T reçoit en effet une nouvelle mécanique sous la forme d'un V8 turbocompressé de 3855 cm3 à injection directe qui développe 560 ch à 7500 tr/mn et un couple maxi de 755 Nm, ce qui permet à la décapotable un temps de 0 à 100 km/h de 3,6 s. Signe des temps, Ferrari consacre un paragraphe entier de son communiqué à chanter les vertus écologiques de cette mécanique qui réduit la consommation de 15% par rapport à la California sortante, ramenant les émissions de CO2 en cycle mixte sous la barre des 250g/km alors que le moteur a gagné 70 ch. D'où un tour de passe passe algébrique qui fait dire que ce n'est pas 15%, mais bien 20% de réduction si l'on considère le ratio des émissions par cheval.

Qui dit turbo dit souvent enroué, ce qui n'est pas très vendeur pour un constructeur dont les autos sont aussi célèbres dans le monde du bel canto que celui des performances. Ferrari a donc soigné particulièrement la sonorité des échappements, et prétend que le résultat obtenu est une première pour un moteur turbo. Voilà les mélomanes rassurés.

Les liaisons au sol ont également été revues entièrement avec une nouvelle géométrie, des amortisseurs Magnaride 50% plus rapides dans leurs réactions et une nouvelle direction, ainsi que la nouvelle génération du système de contrôle de traction maison F1-Trac. Les freins en carbone-céramique sont également nouveaux, de l'alliage composite des disques aux plaquettes.

Le plus voyant de l'affaire est la nouvelle carrosserie, qui adopte un museau plus ouvert et moins avancé, des feux échancrés façon 458 et des flancs plus sculptés, inspirés aux stylistes de Ferrari et Pininfarina par ceux des 250 TR d'antan. La grande nouveauté de l'intérieur est constituée par un compteur supplémentaire au centre de la planche de bord au dessus de l'écran tactile appelé TPE (Turbo Performance Engineer) qui montre les données du turbocompresseur.

La California T est lancée en deux nouvelles teintes, Rosso California et Blu California et sera visible pour le public pour la première fois au salon de Genève.

Source et crédit images : Ferrari.

Pour résumer

La Ferrari California était la mal-aimée de la marque ces dernières années, la faute à un style un peu en retrait et une personnalité entre deux eaux dans l'ombre des très affirmées 458 Italia et F12 Berlinetta. Pour la cinquième année du modèle, Ferrari a pris le taureau par les cornes (si tant est que l'on puisse oser l'expression au sujet de Maranello) pour un restylage en profondeur qui s'accompagne d'une évolution significative : le retour d'un turbo compresseur sur une Ferrari de route, comme l'indique le T de la nouvelle appellation qui fait d'ailleurs écho à celui de la nouvelle monoplace de F1.

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