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Covid-19 : le marché du tacot boosté par la pandémie

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Avec la pandémie à la covid-19, une part du marché de l’occasion se porte bien à travers l’Europe : celui du vieux cassot que l’on achète pas très cher.

Eviter les transports en commun

On a beau être un adepte des transports en commun, et on a beau avoir un très bon réseau, dense, fiable, etc. face à la pandémie, le réflexe visiblement commun à toute l’Europe est de retrouver les véhicules individuels.

En France, cela s’est traduit lorsqu’il faisait beau par un nombre de cyclistes, mais également d’usagers des véhicules de mobilité individuelle (les patinettes !) en forte hausse. Avec le second confinement, l’automne et l’hiver, une partie s’est reportée sur la bagnole tant décriée.

Selon des chiffres de IHS Markit et AutoScout24 relayés par Reuters, les ventes de vieilles voitures ont augmenté partout en Europe. Mais, ce ne sont pas les véhicules d’occasion récente qui sont visés. En effet, ce sont surtout des véhicules pas cher, âgés, accidentés pour certains. Bref, des vieux tacots, des cassots, des « tas de boue ».

Cela permet de retrouver pour peu de frais une mobilité individuelle à même de vous faire éviter de partager un espace clos avec des dizaines de personnes pour aller ou revenir du travail. C’est ce que Reuters appelle « pandemic motors« .

Les véhicules très âgés ont la cote

En Angleterre, selon Reuters, tout ce qui est en dessous de 3000 livres (3 300 €) part très vite et devient rare car la demande est forte. Après un second trimestre 2020 en berne un peu partout en Europe, le marché de l’occasion a rebondi de 10 (en Allemagne) à 25% (en Espagne) au 3e trimestre par rapport à 2019. IHS indique un +16% en France que Q3 2020 pour l’occasion. Pire,  les véhicules de plus de 15 ans ont vu leur part de marché augmenter.

Chez AutoScout24, les recherches de véhicules de plus de 20 ans, à travers l’Europe, ont bondi. En France c’est +80% par exemple ou +77% pour les Pays-Bas. Cet « amour » pour les véhicules anciens ne concerne pas encore les véhicules électriques. Déjà, ils ne sont pas aussi âgés et les acheteurs sont vraisemblablement préoccupés par l’état des batteries.

Notre avis, par leblogauto.com

La pandémie à la Covid-19 a provoqué plusieurs confinements dans le monde et en Europe. Cela a conduit à des baisses drastiques de trafic. En cela, dans les villes, c’était bénéfique pour la pollution. Hélas, cela pousse désormais de nombreuses personnes à rechercher un véhicule à peu de frais pour éviter de se retrouver dans un milieu confiné avec des dizaines de personnes comme un métro, un bus, un train.

Si c’est une bonne nouvelle pour ceux qui cherchent à vendre leur véhicule, cette hausse de la demande signifie également que l’on devrait avoir une hausse de la pollution due au trafic. La pandémie risquant de durer, ces attitudes méfiantes vis-à-vis des transports en commun risquent elles aussi de durer. Des années de conversion aux transports en commun réduites à néant en quelques mois.

Vivement des VE d’occasion pas chers.

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11 Commentaires sur "Covid-19 : le marché du tacot boosté par la pandémie"

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RobV
Invité

Sur le fait que le confinement fut bénéfique pour la pollution, oui mais à un degré moindre qu’attendu puisqu’il y a eu des pics de pollution (notamment durant le premier) malgré la quasi absence de trafic.
Quant aux VE abordables, est-ce fondamentalement dans l’intérêt des constructeurs de vendre à perte? N’est-ce pas plutôt aux pouvoirs publics de faire de (vrais!) efforts pour inciter à leur achat tant sur le plan financier que sur le plan structurel? 😉

Klogul
Invité

faux pour les pics de pollution il y en a eu en plein confinement… alors dommage pour nos ecolos bobo parisienne mais la voiture n est pas source de tous les maux de la terre.

c est humain de vouloir eviter les transportseen commun apres le covid deja que de base niveau hygiene ou securite on est loin du compte

Joledemago
Invité

Je me souviens des transports en commun il y a 1 an pile… Pas besoin du covid pour cerner les limites en terme d’autonomie du tout « transport en commun ». Contrairement à ce qui est dit dans l’article les gens qui achètent d’occasion n’ont ils pas un usage occasionnel de leur auto ? Dans ce cas l’impact sur la pollution n’est pas si important (avec un véhicule largement rentabilisé en terme d’impact environnemental de sa conception en plus)

AQW
Invité

Sommes-nous surs que la montée en volume du travail à distance post-covid ne va contrebalancer cette préférence au transport individuel ?
Et pour le coup, le travail à distance implique aussi plus de souplesse dans les horaires des moments de présence sur site, donc moins favorable au covoiturage voir au transport en commun (moins présence hors période de pic), non ?

Il va falloir attendre et observer pendant quelques mois (années ?) avant de tirer des conclusions…

AXSPORT
Invité

Les gens en télétravail mettent plus de chauffage, consomment plus d’eau, d’électricité, préparent le repas du midi., etc, etc

Effectivement, niveau pollution à voir

Achille Talon
Invité
Un bon réseau de transport en commun? Sorti des métropoles Paris, Lille, Lyon, Marseille et autres, pour ne parler que des villes françaises, il n’y a rien ! Mon dernier boulot était dans une zone industrielle très proche d’une ville moyenne, avec pas loin d’un millier de salariés, la société de bus n’y va pas et propose des taxis en échange! Il y a qq années, je travaillais à Angers, dans une zone industrielle collée à la ville, comptant aux moins 3000 salariés. Il y a 2 bus le matin, 2 le soir et basta! Quand à moi, c’était soit… Lire la suite >>
Troisetdeuxquatre
Invité
« Vivement les VE d’occasion… » ma foi, je ne sais. Un VE est très pourvoyeur de CO² sur sa durée de vie totale, et sa recharge est nucléaire, ou au charbon puisque le courant ne vient pas de nulle part ! Si on achetait moins de voitures neuves qui ont coûte beaucoup de CO² à produire, qu’on faisait durer les autos existantes plus longtemps en les réparant, le bilan CO² ne serait peut-être pas si mauvais… en gros, des produits vraiment durables, pas comme la com’ faites sur les VE ou voitures thermiques soi-disant moins polluantes mais qui demandent énormément de… Lire la suite >>
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