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On a lu: BMW Série 2, l’enfant prodige de Munich (ETAI)

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BMW

Si l’appellation série 2 est réapparue chez BMW en 2014 pour désigner un coupé et même un monospace dans la variante Active Tourer, ce fut à l’origine une série de berlines compactes au caractère sportif, qui posèrent les bases de la réputation et de l’image de marque du constructeur munichois.

A la fin des années 50, BMW est dans une situation critique, lourdement endettée à cause de produits pas vraiment adaptés au marché (des V8 trop onéreux et une Isetta décalée et coûteuse à produire) et ne devant sa survie qu’au modèle 700. Une fois aux manettes, Herbert Quandt réoriente profondément la stratégie de BMW, en misant sur un renouvellement de l’offre produit en direction de modèles de moyenne gamme, performants et bien finis, convenant à une clientèle plus large. C’est la naissance de la famille des BMW « Neue Klasse », inaugurée par la berline 1500 en 1961, qui étrenne le fameux pli Hofmeister et une nouvelle motorisation moderne. La 1500 est bientôt suivie par les 1600 et 1800, la gamme connaissant un réel engouement tout en affichant des prix de plus en plus élevés.

Afin d’accroître les ventes et de fidéliser la clientèle, le directoire BMW valide le projet de berline plus petite et plus économique que les Neue Klasse. C’est la naissance des série 02, des berlines 2 portes élégantes et sobres avec un équipement plus dépouillé et un empattement plus court. La 1600-02 étrenne en 1966 cette nouvelle lignée, propulsée par le fameux moteur M10, mais très vite, BMW se rend compte du potentiel sportif de cette berline compacte, légère, agile et bien motorisée. Dès 1967, la 1602 Ti déboule et enclenche une dynamique de montée en puissance, qui aboutira en 1973 avec la tempétueuse 2002 Turbo de 170 chevaux et son controversé sticker inversé sur le bouclier avant, à ne pas mettre entre toutes les mains ! Ce sont les prémices, parallèlement à la monstrueuse 3.0 CSL de compétition, du futur département M du constructeur. La série 02 connait une belle carrière, avant de céder la place à la non moins mythique série 3.

C’est cette saga que Xavier Chauvin se propose de retracer. Après un chapitre introductif concis sur les origines de BMW et les difficultés de l’après-guerre, l’ouvrage présente l’avènement de la génération des Neue Klasse puis le lancement des berlines 2 portes de la série 2, bientôt rejointes par les coupés 2000C et CS aux optiques rectangulaires atypiques.  L’auteur en profite pour évoquer l’éphémère parenthèse du constructeur Glas, racheté par BMW dans les années 60 mais qui ne décollera jamais. Ensuite, le récit aborde en détail l’histoire de la 2002, qui devient la nouvelle référence de la berline compacte sportive. Un autre chapitre est logiquement consacré à la carrière sportive des série 2, qui truste les tires en tourisme et se décline aussi avec des monstres de puissance développés par les préparateur AC Schnitzer et Alpina. La carrière sportive de la 2002 se poursuit même jusqu’en 1977, avec la délirante Groupe 5 aux ailes surdimensionnées, malgré l’arrivé de la 320i Turbo. L’ouvrage est complété enfin par un guide d’achat, une revue en images de l’évolution des millésime et les différentes fiches techniques agrémentées de belles planches.

Soutenu par un iconographie riche, le texte est très agréable à lire et complet : design, performances, équipement, prix, carrière commerciale, rien n’est oublié.  L’auteur replace constamment les modèles dans leur contexte et face à leur concurrence directe. Une pplace  conséquente est accordée aux essais presse d’époque, avec notamment de larges extraits des analyses pointues de José Rosinski, l’emblématique journaliste-essayeur de Sport-Auto.

Publié par ETAI, ce titre dédié aux béhémistes inconditionnels est vendu au prix de 49 euros.

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1 Commentaire sur "On a lu: BMW Série 2, l’enfant prodige de Munich (ETAI)"

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Mwouais
Invité

On n’imagine plus une targa et finalement si : une targa open top en acier sur une série 2 coupé actuelle ou sur un SUV puisque le cabriolet est délicat à réussir esthétiquement.

Il faudrait en parler à David Obendorf ou a Laurent Schmidt tiens !

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