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Essai Nissan Juke DiG-T 117 chevaux

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Essai Nissan Juke (2019)

Après 9 longues années de carrière, le Nissan Juke de première génération laisse sa place à son remplaçant. Face à une concurrence qui s’est étoffée, il aura fort à faire. Nous l’avons essayé en Catalogne.

Style préservé

A son lancement, le premier Juke a surpris par son design que nous qualifierons de… clivant. Ses ailes gonflées à la testostérone, sa garde au sol, ou encore ses feux avant faisaient de lui un véritable extraterrestre dans la circulation automobile. Beaucoup d’observateurs se montraient alors sceptiques sur son succès. Il s’est plutôt bien vendu, mais arrive maintenant en bout de course commerciale (9 ans !), dans un contexte où Nissan doit retrouver des couleurs.

Le nouveau garde l’esprit de l’ancien en termes de style, mais gagne tout de même en sobriété. Les phares à deux niveaux marquant l’identité du modèle sont reconduits dans une interprétation plus moderne. Le profil ne manque pas de s’adoucir non plus, alors que l’arrière marque le lien avec d’autres véhicules de la gamme actuelle. En outre ses cotes grandissent, de 7 centimètres en longueur notamment.

Bien équipé

A bord, on se sent tout de suite bien plus à l’aise à toutes les places. Le Juke 2 corrige les deux griefs majeurs qu’étaient l’habitabilité à l’arrière et la capacité du coffre. Côté présentation et finition, on passe littéralement d’un siècle à l’autre. Nissan a gardé le petit clin d’œil à l’esprit moto. Pour le reste, il prend des accents de petite sportive, à l’image de ses aérateurs ronds. Le design des sièges et notre coloris y participent également.

Outre sa finition largement en progrès, il se met à jour au chapitre des équipements et aides à la conduite, dont le Pro Pilot pour une conduite en partie automatisée. Notre « haut de gamme » avait droit également à la caméra 360, cependant à la définition dépassée. On regrette aussi la présence des compteurs analogiques, même s’ils entourent un modeste écran numérique. On peut commander bien entendu son smartphone depuis la dalle tactile grâce à Android Auto et Carplay.

Boite DCT bienvenue

Malheureusement à son lancement Nissan n’offre que le 3 cylindres 1.0 de 117 chevaux, ce qui le met en difficulté face à la concurrence. On attend vite les autres motorisations. Pour la vie quotidienne, il suffit largement pour la plupart des situations. Il faut un peu anticiper les dépassements, mais rien de rédhibitoire cependant. Peut-être étions-nous trop habitués à la confortable puissance du Renault Captur de 155 chevaux conduit la veille.

On ne conseillait pas forcément la transmission automatique de l’ancien Juke (une CVT). Désormais on ne peut que vous pousser à privilégier la boite automatique DCT à 7 rapports. Terminé le patinage sonore ! Cela booste son agrément d’abord en ville, mais aussi sur la route pour profiter facilement de la puissance disponible en enfonçant juste la pédale de droite. La possibilité de prendre la main sur le rapport engagé existe bien entendu.

Les jantes 19 pouces à éviter

Sur la route il se montre, et on n’en attendait pas moins, bien plus agréable à mener. Surtout quand on quitte les encablures de Barcelone, pour rejoindre le massif du Montserrat. Cependant, même s’il partage sa plateforme avec le Renault Captur, on le sent un peu moins incisif dans ses placements. Toutefois il faudra éviter les jantes de 19 pouces en option, qui percutent beaucoup sur les routes déformées et raccords de bitume trop prononcés.

En effet, le confort se trouve alors altéré si le voyage comporte trop d’axes en mauvais état. Néanmoins il sait se faire oublier sur autoroute notamment, malgré quelques bruits d’air parasites au-delà de 130 pour les clients allemands… Il sait bien mieux voyager que l’ancien, ce qu’apprécieront les propriétaires du modèle de première génération. D’ailleurs certaines « geekeries » comme la programmation du GPS par le téléphone pousse plus facilement à l’exploration de nouveaux horizons.

Dès 19 990 €

Nissan n’a pas le droit à l’erreur avec ce nouveau Juke, et la copie rendue va dans le bon sens. Il fait oublier ses principaux reproches, pour mieux s’intégrer dans le marché. Car en face, les poids lourds ne l’ont pas attendu et l’ont surtout devancé. Le combat s’annonce particulièrement rude. La relance du constructeur japonais en Europe passe par lui. Avec des tarifs resserrés allant de 19 990 à 27 650 €, il ne se voit pas trop beau. Un bon point pour gêner ses nombreux redoutables adversaires.

+ ON AIME
  •  Esprit design conservé
  • Habitabilité en progrès
  • Équipements technologiques
ON AIME MOINS
  •  Offre moteurs au lancement pauvre
  • Compteurs analogiques
  • Caméra de recul basse définition

 

Nissan Juke
Prix (à partir de) 19 990 €
Prix du modèle essayé 27 650 €
Bonus / Malus 0  €
Moteur
Type et implantation 3 cylindres en ligne Turbo – Injection directe essence
Cylindrée (cm3) 999
Puissance (kW/ch) 86 / 117
Couple (Nm) 200
Transmission
Roues motrices Avant
Boîte de vitesses Double-embrayage à 7 rapports
Châssis
Suspension avant Pseudo McPherson
Suspension arrière Traverse déformable
Freins à disques
Jantes et pneus 225/45 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h) 180
0 à 100 km/h (s) 11,1
Consommation
Cycle mixte (l/100 km) 4,9
CO2 (g/km) 113
Dimensions
Longueur (mm) 4 210
Largeur (mm) 1 800
Hauteur (mm) 1 595
Empattement (mm) 2 636
Volume de coffre (l) 422
Masse à vide (kg) 1 207

Illustrations : Leblogauto.com

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20 Commentaires sur "Essai Nissan Juke DiG-T 117 chevaux"

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AXSPORT
Invité

Ce moteur de misééééére……….

Tata
Invité

???
– Performances –
Vitesse maximale (km/h)…….. 11,1

El_Gringo
Invité

Pour passer devant les radars à 80, c’est plus que suffisant !

Commandant Tour
Invité

franchement, je m etais dit la meme chose en changeant de voiture l’an dernier ; une 218i avec le 3cyl de 136ch, ca sera largement suffisant pour rouler a 80…. et bien, en fait j’ai vite déchanté… moteur creux, limite dangereux pour doubler, pas de plaisir… j’ai rechangé depuis. Alors oui sur le papier ca suffit, apres dans la vraie vie, y a pas mal de bémols a mettre

beniot9888
Invité

115 CV dans une citadine rehaussée ne me paraît pas si mal.

xavier
Invité

Pas d’hybride pour l’instant c’est pas bien 😉
Un moteur ridicule

L’avantage , c’est qu’ils ne pourront faire que mieux pour la suite, toute une stratégie 😉

Fred21
Invité

« Beaucoup d’observateurs se montraient alors septiques sur son succès »
sCeptiques sinon on parle d’une fosse.

wizz
Membre

« seulement un 3 cylindres 1L
à peine 117ch
etc… »

et pourtant, ils étaient nombreux ici à encenser le 1.0 Ecoboost de Ford…

AXSPORT
Invité

Pas faux…..

Invité

Comme ceux qui trouvaient la commande de clim du nouveau Duster « qualitatif » alors qu’ils trouvent ça « cheap » sur les Clio 5 et Captur 2 !?!

panama
Invité

Moteur indigent en ville (manque flagrant de couple à très bas régime, cognements, conso musclée dès qu’on le sollicite).
Va falloir attendre les 4 cylindres.
C’est une Renault rebadgée de toute façon, loin très loin de ce qu’était une Nissan avant, c’est à dire une voiture increvable.
Elle est toujours fabriquée en Angleterre ?

Invité

Les Nissan, des voitures increvables avant le rachat par Renault … ou comment perdre une occasion de se taire ! Les Nissan de cette époque aurait été si fiables, Nissan n’aurait pas frolé la faillite et Renault n’aurait pas racheté ladite marque !

panama
Invité

Et maintenant notre ami Shooby-doo va nous prouver que les ventes d’une automobile sont directement et uniquement corrélées à sa fiabilité.
Alors ??

Invité

Mais avant, notre ami panama-paper va nous prouver que son phantasme des Nissan plus fiables que les Renault est un peu plus qu’un phantasme ! Ah, il n’y a plus personne ?

Insane-R34
Invité

Clairement, si, les Nissan etaient plus fiables que les Renault… Il y a bien eu des défauts sur plusieurs moteurs ou des lacunes sur des finitions mais franchement Nissan n’a pas à rougir comparé à la concurrence de l’époque. Par contre quand on compare l’avant et l’apres Alliance, il n’y a pas photo… Nissan a survécu grâce à Renault (et notre cher Carlos) mais ça s’est fait au détriment de la qualité et de la fiabilité. Je ne voudrais plus avoir une Nissan à l’heure actuelle alors que c’était l’une de mes marques préférées il y a 20ans

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