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Essai Skoda Scala TSI 116 ch

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Essai Skoda Scala (2019)

Skoda, le constructeur d’origine tchèque, dégaine la Scala et entend bien percer sur le segment extrêmement concurrentiel des compactes. Histoire de ne pas juste passer pour une Golf bis, la marque y apporte ses ingrédients remarquables bien connus. On vous dit lesquels et si la recette fonctionne.

Fidèle au concept Vision RS

Vous rappelez-vous du concept Skoda Vision RS présenté en 2018 ? Il préfigurait quasiment trait pour trait ce à quoi allait ressembler cette toute nouvelle Scala. Les feux avant et arrière et les lignes générales sont bien reprises du prototype présenté il y a plusieurs moi. Il en garde ainsi la sportivité du dessin et la modernité.

Les Skoda perdent peut-être un peu de leur originalité, mais elles n’ont plus à rougir face à la concurrence sur le pur plan du style. Son visage s’intègre plutôt pas mal dans la gamme actuelle, avec un lien de parenté assez évident. Elle a un peu l’air d’un petit break, mais ses proportions sont bel et bien celles d’une compacte d’aujourd’hui avec 4,36 mètres.

Un espace à bord de berline supérieure

A bord, la Scala entre de plein pied dans son siècle. La présentation plutôt dépouillée s’articule autour d’un large écran central évidemment tactile. En outre, comme chez les autres marques du groupe, derrière le volant on retrouve également une dalle couleurs baptisée ici Digital Cockpit. Il ne reste ainsi plus grand chose de plus à une Golf en termes d’équipements.

L’assemblage apparaît plutôt rigoureux. Cependant nos doigts caressent majoritairement des revêtements durs. On apprécie la sellerie de notre modèle d’essai, dont les sièges avant s’apparentent à des baquets en tissu. Sur une version classique même pas sportive, ça fait son petit effet. La banquette à de quoi faire trembler les berlines familiale, vue la place disponible. Quant au coffre, avec 467 litres de contenance, tout le monde aura de la place pour son bagage.

Un moteur taillé pour le quotidien

Sous notre capot, la Skoda Scala embarque un TSi à la modeste puissance de 116 ch. En essence, deux autres blocs de 95 et 150 ch sont également disponibles. Pour la vie de tous les jours il fera largement l’affaire. En outre, si vous cochez la case DSG, vous vous rendrez le quotidien encore plus agréable, avec une boite automatique douce et discrète dans ses passages de rapports.

Ainsi, notamment en ville, la conduite n’aura rien de rédhibitoire même dans les bouchons. On reste évidemment loin du caractère rageur d’un moteur de GTi quand on hausse le rythme sur les petites routes, mais cela suffira pour effacer un bus ou un camping-car sur une montée de col… un cas de figure qui n’a rien de rare dans l’arrière-pays de Split en Croatie.

Un châssis surprenant

Ce qui surprend le plus finalement ? Le châssis. On n’aura rien à lui reprocher là aussi dans la plupart des situations, au chapitre du de la facilité d’utilisation. Surtout, cette plateforme MQB-A0 (sur laquelle reposent les citadines du groupes VW) aménagée pour la Scala fait preuve d’un équilibre remarquable, avec toute fois ici un confort un peu en retrait, mais en échange on gagne autre chose.

En effet, histoire de tuer un peu l’ennui au volant d’une voiture dont on a peu à se plaindre, nous avons haussé le rythme. Le dynamisme inattendu de la tchèque nous a même amusés, ce qui ravira les futurs acquéreurs habitant dans les zones montagneuses. Plutôt rigoureuse sur ses appuis, la Scala nous a étonné par sa tenue de route exemplaire. On se demande ainsi le sort que réserve Skoda a une hypothétique déclinaison RS.

Dès 19 450 €

Au chapitre des tarifs, la Scala s’affiche à 19 450 €. Globalement, d’un bout à l’autre de la gamme, la compacte se montre plus abordable et mieux équipée par rapport à ses meilleures concurrentes. Néanmoins, pour le moment elle se situe presque trop proche en prix de l’Octavia du segment supérieur, même si celle-ci aux plus grandes cotes se fera remplacer dans quelques mois.

+ ON AIME
  •  Look moderne
  • Espace à bord
  • Coffre
ON AIME MOINS
  •  Tarifs proches de l’Octavia (bientôt renouvelée)
  • La plupart des plastiques durs
  • Un confort un peu sacrifié au profit du dynamisme

 

Skoda Scala
Prix (à partir de) 19 460 €
Prix du modèle essayé 25 970 €
Moteur
Type et implantation 4 cylindres en ligne turbo Ess
Cylindrée (cm3)
Puissance (kW/ch) 85 / 116
Couple (Nm)
Transmission
Roues motrices  Avant
Boîte de vitesses  Automatique
Châssis
Suspension avant  McPherson
Suspension arrière  Multibras
Freins  À disques
Jantes et pneus  205/50 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h)  201
0 à 100 km/h (s)  9,8
Consommation (jantes 18 pouces)
Cycle urbain (l/100 km)  6,4
Cycle extra-urbain (l/100 km)  4,2
Cycle mixte (l/100 km)  5,0
CO2 (g/km)  109
Dimensions
Longueur (m)  4,36
Largeur (mm)  1,79
Hauteur (mm)  1,47
Empattement (mm)  2,65
Volume de coffre (l)  467
Réservoir (l)  50
Masse à vide (kg)  1 240

Illustrations : Le Blog Auto

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60 Commentaires sur "Essai Skoda Scala TSI 116 ch"

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AXSPORT
Invité

C’est quoi ces jantes ????
:-0

greg
Invité

Des jantes éoliennes voyons 😀

Bernardo
Invité

sauf qu’elles éolent dans dans un sens et désolent dans l’autre ! . . .

Mika
Invité

Bonjour,

Cette version TSI 116 DSG sera-t-elle commercialisée en France ? Sur le configurateur Skoda (vérifié à l’instant), la TSI 116 n’est pas dispo en DSG : seules la TSI 150 et la TDI 116 le sont 🙁

Autre remarque : le prix du modèle essayé indiqué dans le tableau correspond à une TSI 116 BVM 6 en finition Style.

Bizaro
Invité

Effectivement, le configurateur français propose le tsi 150ch en DSG7 mais pas le 116, d’ailleurs le configurateur belge propose le tsi 110kw(soit 150ch) DSG7 mais pas de TSI 116ch DSG7.

Même le configurateur Tchecque reprend les motorisations précédentes.

Alors soit le cloud VAG n’est vraiment pas au point, soit il y a une couille dans l’essai. C’est le TSI 150 DSG7 à l’essai et je comprends que l’auto se montre plutôt dynamique. Soit c’est le TDI 116 DSG7 et je comprends la sobriété de l’auto et sûrement le surplus de couple attendus.

Bernardo
Invité

le cloud VW est un gros nuage noir … qui sent très mauvais !

Scala
Invité

Bonjour,
Pour lavoir essayé le week-end dernier, en finition ambition les plastiques de la planche de bord était mou et non sur comparé a un TRoc par exemple….

Oui dispo en 116 DSG7 en France, j’ai une offre de ma concession.

Antoine
Invité

Manque un frein à main électrique…. On est plus en 2010

Invité

Et on fait comment les freins à main sur la neige?

panama
Invité

Abordable et mieux équipée au prix officiel. Skoda ne brade pas ses autos, certains concurrents oui.
Ca fait cher la Tchèque à la revente difficile passé les 100 Mkm.
Si Skoda ne perce pas chez nous c’est pour une bonne raison.

Bizaro
Invité

En France on en voit pas mal.

greg
Invité

Je ne suis pas sûr qu’une marque qui enregistre un taux de croissance à deux chiffres depuis plusieurs années puisse être vue comme un échec 😉
+13,45% en 2017, +17,26% en 2018, et +10,52% sur les 5 premiers mois.
Oh bien sûr il y a encore du chemin, mais de là à dire de manière affirmative que la marque est en situation d’échec, c’est un drôle de raccourci. D’autant que le segment où Skoda est historiquement le plus fort, avec son produit star, l’Octavia, n’est pas le plus adapté dans un marché comme la France où le segment B règne en maître.

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