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Essai Skoda Kodiaq Scout 4X4

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Essai Skoda Kodiaq Scout 4x4 (2018)

Peu de gens osent aventurer leurs SUV sur des chemins hostiles empruntés par des 4X4 de franchissement. Nous, nous avons amené un Skoda Kodiaq sur un terrain au premier regard bien trop rude pour lui…

Après la neige, la forêt !

Nous avions déjà pris le volant du Skoda Kodiaq il y a plusieurs mois. Il s’agissait à l’époque d’une version 4X2 équipé de pneus neige pour affronter l’hiver au cœur des alpes suisses. Et il se montrait déjà assez convaincant. Avec les beaux jours, nous avons mis à l’épreuve cette fois-ci une déclinaison 4X4 TSi de 150 chevaux au cœur du vignoble bourguignon et sur le terrain d’un club 4X4.

On redécouvre ainsi le SUV tchèque sous un nouveau jour. On est plutôt bien installé dans ce grand véhicule, qui s’appréhende assez facilement avec une bonne position de conduite. Les premiers kilomètres de route nous permettent d’en apprécier paisiblement le bon confort, bercé par la musique de notre smartphone. Puis nous nous sommes rapprochés des coteaux, pour emprunter des chemins serpentant au milieu des vignes.

Une garde au sol correcte pour les chemins

Ces étroits et escarpés axes utilisés principalement par des engins agricoles, on ne peut pas vraiment les qualifier de « billard ». Sauf qu’au volant d’un Kodiaq, on avale les bosses et autres creux sans difficulté, là où avec une berline on passerait son temps à ralentir par peur de faire frotter les soubassements. Ici, la garde au sol fait surtout la différence. Avec ce temps sec, on ne note pas de problème de motricité, et ça nous paraît bien normal.

En s’enfonçant dans la forêt, tout d’abord on avoue que sans notre guide, nous n’y serions pas allés. Là encore, la hauteur de notre Kodiaq suffit à se jouer des trous et autres flaques qui jonchent notre chemin. Un Octavia Scout qui faisait partie de notre petit convoi s’en sortait tout aussi bien. Même la transmission 4X4 intelligente dans ces conditions n’apportait pas un gain important.

La forêt ne lui fait pas peur

Évidemment on aurait peut-être un discours différent sur ces mêmes chemins un jour de pluie. A cet instant on culpabilisait juste d’avoir allégrement sali notre SUV tchèque, que nous avions récupéré tout propre au départ. Après cette petite balade forestière qui nous a permis de découvrir les paysages des vignes de Grand Crus, nous nous dirigions vers notre pause déjeuner, avant d’entamer le plus gros morceau de la journée.

Rendez-vous était pris sur le terrain du Team 4X4 Bourgogne à Arcey près de Dijon. L’association dispose ici de pentes rocheuses très escarpées, mais aussi de trous d’obus pour mettre à l’épreuve les plus remarquables franchisseurs. Croyez-nous sur parole, même au volant d’un Classe G ou d’un Defender, vous n’oseriez pas vous aventurer ici sans inquiétude. Alors avec un Kodiaq…

Essai Skoda Kodiaq Scout 4x4 (2018)

Nul besoin de modes spéciaux

Franchement, on manquait de confiance avant de s’atteler à gravir tout ça. Pour nous guider, un instructeur à pieds nous devançait pour nous assister dans le placement idéal des roues. Mais pour le reste, la voiture et votre serviteur allaient devoir faire le travail. Avec des pneus pour la route et la transmission intégrale 4X4 automatique, la mission s’annonçait plutôt périlleuse, voire impossible. Point donc de modes « grimpe aux arbres » ou « Camel Trophy » pour nous assister.

Non, ce ne fut pas une mince affaire, à cause du grip des gommes. Il faut ainsi oser mettre de l’accélération progressivement, dans un endroit on a peur de voir la voiture bondir dans un arbre, ou basculer en contre-bas. On augmente doucement le régime moteur, pour forcer le patinage sur la roue qui grippe le moins, et ainsi modifier la distribution du couple qui se transfert là où ça accroche le mieux. Finalement, grimper ne fut pas le plus difficile pour notre Kodiaq. On reste toutefois bouche bée, on ne s’imaginait pas réussir.

Il lève la patte comme les vrais 4X4

Ensuite, il nous fallait affronter des trous d’obus pour le mettre dans des positions délicates, avec un croisement de ponts à la clé. Sur ce terrain sec fait d’herbe et de terre, là aussi il s’en sort, avec juste une gestion du frein ou de l’accélérateur. Pour rappel, nous ne disposions pas de modes sophistiqués. La garde au sol (194 mm) s’avère malheureusement assez pénalisante ici, ce qui expose les jolis boucliers.

Essai Skoda Kodiaq Scout 4x4 (2018)

Toutefois, il n’hésite pas à lever allégrement la patte pour passer là où on a envie de mettre plutôt la marche arrière… ou de chercher une pelle pour aplanir le chemin. Cela au prix toutefois de quelques frottements dus aux angles d’attaque (20,1°) et de fuite (22,8°) qui ne favorisent pas les manœuvres. Malgré les quelques coups de griffes sur ses dessous, il a passé l’examen !

Bon sur route, étonnant en tout-terrain !

Logiquement, les meilleurs du genre nous auraient rendus l’atelier bien plus aisé. Néanmoins on découvre ici que le Skoda, un SUV de tous les jours, peut se révéler bien plus polyvalent qu’on ne le pense. Le compromis nous paraît même meilleur, car il couvre plus de situations, avec le reste du temps un confort sur route impérial. Ce qui n’est pas toujours le cas d’un 4X4 plus spécialisé.

+ ON AIME
  • Confort
  • Equipements
  • Capacités en TT pour un SUV
ON AIME MOINS
  • Boucliers pas fait pour le TT
  • Malus
  • Performances un peu justes
SKODA KODIAQ SCOUT TSI 150 ch 4×4
Prix (à partir de) 25 300 €
Prix du modèle essayé 37 000 €
Bonus / Malus + 4 673 €
Moteur
Type et implantation  4 cylindres en ligne Turbo injection directe – Ess.
Cylindrée (cm3)  1 395
Puissance (kW/ch) 110  / 150
Couple (Nm) 250
Transmission
Roues motrices Intégrale
Boîte de vitesses  Double embrayage à 6 rapports
Châssis
Suspension avant  Pseudo McPherson
Suspension arrière  Multibras
Freins  –
Jantes et pneus 235/50 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h)  192
0 à 100 km/h (s)  10,1
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC  8,5
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC  6,3
Cycle mixte (l/100 km) NEDC  6,9
CO2 (g/km) NEDC  163
Dimensions
Longueur (mm)  4 706
Largeur (mm)  1 882
Hauteur (mm)  1 655
Empattement (mm) 2 791
Volume de coffre (l)  630
Réservoir (l)  58
Masse à vide (kg) 1 593

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32 Commentaires sur "Essai Skoda Kodiaq Scout 4X4"

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pierre
Invité

La synergie du groupe VW joue â plein,
et permet d, elargir l, offre
.Du bon boulot bien reussit.

SGL
Invité

Comme des poupées russes, toutes marques du groupe VW confondu.

emma
Invité

le ton est proche d’un publi-rédactionnel, c’est voulu ?

mum1989
Invité

mouai, c’est pas du tout terrain.
déjà pour faire du tout terrain, il faut des pneu All Terrain (en BFGoodrich par exemple ) et de la boue, la c’est du sec, il passe car il est un peu surélevé, une 4L dans une cote sèche passe aussi …

miké
Invité

Faut pas s’étonner, c’est un « essai » de Pierrick

beniot9888
Invité

C’est à dire ?

koko
Invité

Ben encore un essai en carton…
Pas d’infos sur les spécificité de la finition Scout e ce Kodiaq.
Gamme de rapport court ?
Blocage de différentiel ?
Gestion électronique spécifique ?
Aide à la descente ?
Aucune précision.
En résumé, Pierrick a fait du TT avec le véhicule que le groupe VW a gentiment mis à sa disposition et il a passé une bonne journée.

Toyota99-14-16-17
Invité

Sur la seule photo de l’intérieur postée dans l’article, on voit en plus que ce n’est pas Pierrick qui conduit.

koko
Invité

Photo 21…
Dans 6 mois, on remet l’article en haut de la pile avec la video de la GOPRO.

trinita84
Invité

J’adore ce kodiaq scout très réussi intérieur superbe

Prince Vaillant
Invité

Qui irait escalader au-delà des chemin avec un suv…?
Ça revient à faire du trackday en 508

Thibaut Emme
Admin

Il y a chemin et chemin 😉
https://www.leblogauto.com/2015/09/essai-renault-kadjar-dci-130-4wd.html

Certains SUV (ici Kadjar ou Qashqai ont une garde-au-sol de 20/21 cm et des angles d’attaque et de fuite intéressants) permettent d’aller dans des chemins boueux, défoncés, avec ornières, etc.
D’autres n’iront pas plus loin qu’une BX en mode « tout en haut » 😉

Et des personnes qui prennent des SUV pour aller au-delà du petit chemin, il y en a pas mal en basse, moyenne et haute montagne par exemple.

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